A l’écoute de la Parole de Dieu
22ème dimanche du temps ordinaire 30/08/2026 Jr 20, 7-9 ; Ps 62 (63) ; Rm 12, 1-2 ; Mt 16, 21-27
Bien que jésus comprenne la vie comme vie spirituelle, tournée vers Dieu, il voit les hommes et ceux qui l’entourent avec réalisme, Pierre ne comprend pas et rejette le sens de sacrifice, il est attaché à sa vie, l’attachement à la vie terrestre est incompatible avec une vie spirituelle
L’acceptation de la perte de vie conditionne la fin de vie, ceux qui acceptent de partir meurent plus facilement que ceux qui veulent vivre quel qu’en soit le prix et le prix c’est dans notre univers scientifique et technique l’acharnement thérapeutique. L’idéologie du transhumanisme exprime le fanatisme de ceux ou celles qui refusent de mourir et qui pensent que notre vie est une vie matérielle biologique, si on arrive à préserver les organes dont le cerveau nous poursuivrons notre vie.
Que faire de la parole de Dieu ? Jérémie est habité par la parole de Dieu mais il n’arrive pas à être entendu, par des hommes aveugles à leurs conditions, à leurs actes ? Plus Jérémie exprime cet aveuglement et constate la violence et la dévastation qu’il entraîne plus les hommes deviennent sourds et une dynamique négative s’amplifie. Le priant du psaume, lui reconnaît sa faim spirituelle et il vit dans la joie. Dans l’évangile Jésus rudoie Pierre, Pierre qui refuse d’entendre des paroles qui exposent le drame à venir de Jésus, maladroitement ! Nous lui ressemblons quand nous refusons, d’entendre des paroles qui transmettent l’angoisse profonde d’un ami qui nous parle de sa mort prochaine, nous l’interrompons par des paroles vaines « cela n’arrivera pas », nous cédons à notre aveuglement, croyant consoler. Nous ne pouvons nous tenir dans la proximité de la souffrance d’autrui sans comprendre que cette souffrance est une ouverture sur la vérité de notre propre existence
Il ne faut pas attendre d’être entendu ni compris pour vivre la parole de Dieu, elle s’impose comme une nécessité, pour affronter le monde tel qu’il est et servir notre prochain. Nous nous sentons bien incapables d’être à la hauteur de cet engagement mais Paul nous rappelle la tendresse de Dieu, ayons confiance, confions-lui ce que nous sommes dans le désir d’accomplir sa volonté.
Christiane Giraud-Barra
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