A l’écoute de la Parole de Dieu

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                      17ème dimanche 26/07/2026 Année A                                           1R 3,5.7-12 ;  Ps 118 ;  Rm 8, 28-30 ;  Mt13, 44-52

J’ai essayé de me pencher sur ces textes en exposant mon point de vue. Qu’est-ce que ce Royaume des cieux dont parle Matthieu ? Pour Marc c’est le règne de Dieu, pour Luc c’est le Royaume de Dieu. Pour Jean, c’est une personne « le Verbe s’est fait chair » Pourquoi Royaume des cieux plutôt que Royaume de Dieu ? Parce que ce Royaume n’est pas réservé qu’à ceux et celles qui croient en Dieu. D’ailleurs il n’est pas question de Dieu dans ce texte d’évangile de Matthieu ni d’en beaucoup de ses autres textes mais il est simplement question d’un royaume qui ne se trouve pas sur terre mais ailleurs (dans les cieux).                                                                                             Les comparaisons pourraient donc se faire, à l’époque par exemple, avec un pays riche où coulent le lait et le miel ou encore avec les greniers pleins de blé du pays des pharaons du passé. Mais dans ces comparaisons choisies il y a l’intervention indispensable de l’homme. C’est un trésor caché dans un champ mais complètement inutile si personne ne le trouve et ne devient propriétaire du champ car il reste caché ; c’est une perle fine de grande valeur mais qui n’a aucun sens si quelqu’un ne l’achète pas car elle reste figée au milieu des autres perles sans acquéreur.                                                  Ce Royaume des cieux, pour l’atteindre, nécessite donc de se déposséder de tous ses biens. Le laboureur comme le négociant vendent tout ce qu’ils possèdent pour acheter le champ ou la perle. Sommes-nous prêts à abandonner tout ce à quoi nous sommes attachés pour aller vers l’essentiel à emporter pour suivre Jésus ?

Puis Matthieu va nous dire que ce Royaume des cieux dépend de nous. Il est comme un filet jeté dans la mer et ramené plein de toutes sortes de poissons. On pense tout de suite à Pierre à qui Jésus a dit : « je te ferai pécheur d’hommes ». Dieu n’est toujours pas cité mais « on » fait un tri, on ramasse ce qui est bon, on rejette ce qui ne vaut rien. Donc ce Royaume des cieux se trouve en nous et concerne toute l’humanité mais il importe à chacun et à chacune d’en retenir le trésor ou la perle fine et de laisser tomber tout ce qui nous empêche d’y accéder. 

Comme le demande Salomon au Seigneur dans le premier livre des rois « donne à ton serviteur de discerner le bien et le mal ». Voilà pourquoi ce Royaume des cieux est entre nos mains :  les méchants seront sortis d’entre les justes et jetés dans la fournaise. Notre contribution est primordiale pour notre salut, c’est ce que Matthieu veut nous dire dans tout son évangile.                                                                               La fin du monde pour Matthieu ce sera, je crois, quand le quota des « bons poissons » sera atteint afin d’occuper toutes les demeures de Dieu dans le ciel car il y a une demeure pour chaque sorte de poisson.

C’est, cependant, la fin du monde pour chacun et chacune de nous dès notre passage dans l’au-delà. Si jugement il y a, c’est à ce moment-là qu’il se fera. L’idée est impensable de garder en réserve bons et méchants pour un jugement des milliers d’années plus tard à la fin d’un monde où le soleil ne brillera plus. Si la Vie Eternelle, à laquelle nous croyons existe, nous la possédons en nous dès cette terre et elle se prolonge après notre mort terrestre, dans ce Royaume des cieux. Ce n’est cependant pas un acquit, la Vie Eternelle se cherche longtemps comme le trésor caché dans le champ, comme la perle fine perdue au milieu des autres. Elle nécessite la recherche de toute une existence.

La lettre aux Romains nous invite à nous poser la question : Est-ce que certains sont destinés d’avance à être à l’image du Christ donc à être sauvés ? Pour moi c’est impossible, tous les humains sont appelés par Dieu mais au cours d’une existence soit on peut rejeter cet appel bien qu’il se renouvelle souvent, soit on peut l’accepter mais avec une vigilance de tous les instants pour surmonter les défaillances. Il nécessite une extrême confiance dans le pardon du Seigneur.

Le psalmiste nous y invite, il nous en donne la clé : « Mon partage, Seigneur, c’est d’observer tes paroles, mon bonheur c’est la loi de ta bouche » Respecter les commandements d’amour de Jésus-sauveur nous garantit l’accès à la Vie Eternelle dans ce Royaume des cieux.

 

Christiane Guès

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