Espérance

Publié le par Garrigues et Sentiers

Versé à notre dossier participatif « Rendre compte, avec douceur et respect, de l’Espérance qui est en nous » ce billet bouleversant de simplicité et d’espérance, d’un fidèle lecteur, compagnon de route et collaborateur de notre blog, François Nugues. Merci, François !

G & S

Espérance. Je ne sais plus ce que c’est. Le savais-je avant ? je croyais le savoir. Espérer quoi ? Des trucs pour un autre monde ? Un paradis où je passerai mon temps à louer Dieu, t’es l’plus beau, le plus magnifique, le plus puissant un véritable dieu d’amour… sans cesse, éternellement ! Ou un enfermement en enfer, bien dégueulasse pour punir les coupables et faire jouir les tortionnaires… Avec au milieu une maison de redressement pour décrotter les merdes d’un monde humano-biologique… Je ne veux, je n’espère rien de tout ça.

Et pourtant… Aimer, aider : une seule lettre changée. Qui ne change pas le sens. Aimer et être aimé. Aider et être aidé. Pour aimer, il faut agir vers l’autre. Pour aider, il faut agir vers l’autre Pour être aimé, il faut accepter la participation d’un autre. Pour être aidé, il faut accepter la participation d’un autre. Alors je découvre le meilleur aide : Jésus, reste à nos côtés, vigilant, amoureux, capable.

J’ai découvert cet aide il y a juste trois jours. J’avais acheté des pots pour ma confiture de cynorhodon. Des petits pots pour pouvoir en offrir plusieurs. C’est difficile à faire la confiture de ce fruit ! Et ça fait toujours plaisir, comme les châtaignes ! Trois jours de réflexion personnelle. Juste Lui et Moi. Il m’aide tout le temps. Je dis qu’il n’y a pas de hasard mais des rendez-vous. Sans nommer l’organisateur des rendez-vous. Je crois savoir qui est là, Alors je modifie mon art de vivre, je le guette. Je le perçois, hé oui ! Et je vis en sa compagnie. Hé oui ! Pourvu que ça dure, avec cette liberté étonnante. Découverte dans un brin d’émerveillement.

Rencontre : j’y reviens. C’était mardi dernier. J’étais sur la route du retour. J’étais allé faire une course au Carrefour. J’ai aperçu le calvaire à l’entrée de Poissy. Tout rénové. Mais oui, c’est bien sûr Jésus est mon aidant ! Tu parles d’une découverte ! Une évidence que je découvre… Jésus est mon aidant Et je fais ce que je peux pour aider Joëlle chérie… Et c’est Lui qui m’aide. Qui prépare mon chemin, ma paix, ma joie. Merci. Je t’aime.

On est tout le temps en train de lui demander de faire ceci ou cela pour soi-même ou pour les autres ; c’est pratique pour se débarrasser du problème ! Quand lui ai-je demandé si je pouvais faire quelque chose pour lui ? Je sais que Jésus m’aime, comment puis-je l’aimer un peu plus qu’aujourd’hui ? Qu’est-ce que je pourrai faire ? Tout est blanc ! Que du blanc. Plus de couleur. Restent les mouvements. Plus de parfum. Restent les oiseaux. Même Bapo notre hérisson, n’a pas fini son repas hier soir. Les fines herbes sourient. Ça y est, tu m’as trouvé. Les pigeons sollicitent une boule de graisse. Mon aidant est là ! Bienveillant, attentif. Il me rassure, continue, tu peux le faire.

Alors j’aide à mon tour. Vêtement, confiture, qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui ? On est là ensemble toute la journée. Nous irons marcher après la sieste. Que veux-tu pour déjeuner ? Ben… Ben… Une salade de tomates, un peu de saumon. Un reste de légumes d’hier. Oh oui ! C’est très bien. La journée s’écoule et s’écoulera dans un sourire feutré. Arrête de râler, valable pour l’un et l’autre. Ils ne valent pas mieux. Ils valent autant, et même un peu plus. Bisous, câlins, petits mots amoureux. Les regards, les petites caresses en passant. Et nos pensées positives en décors de fond de nos vies… Aller, vas-y ! Mon espérance est actuelle, pouvoir continuer à être l’aidant principale de ma Joëlle chérie d’amour depuis plus de soixante ans malgré Alzheimer… À suivre…

François Nugues

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B
Merci de tout coeur
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