A l'écoute de la Parole de Dieu
1er dimanche de l'Avent 30/11/2025
Is 2, 1-5 ; Ps 121 ; Rm 13, 11-14a ; Mt 24, 37-44
Premier dimanche de l’Avent, nous entrons dans une période de temps qui précède la naissance du Christ, nous quittons notre temps personnel, notre expérience de la durée pour nous inscrire dans un temps mystique. Nous quittons le temps de nos soucis, de notre quotidien, pour suivre les chemins tracés par la tradition judéo-chrétienne vers la venue d’un sauveur, mais avons-nous besoin d’un sauveur ? Avons-nous besoin d’une aide pour suppléer à nos insuffisances, à nos manquements, à nos fautes ?
Tous les textes de cette liturgie nous invite « Allons vers la maison du Seigneur », vers Jérusalem, la cité Céleste, la cité de la paix où les armes sont troquées contre des instruments de travail. Toutes les nations sont invitées à se mettre en marche, tous les peuples sans notion de race ou d’ethnie.
Pourquoi Noël s’adosse à la Jérusalem céleste ? Jésus-Christ est le messie, il incarne le salut, celui qui nous met en mouvement, sans lui nous vivons la fin des temps. Pour le christianisme, l’événement Jésus, sa vie, sa mort, sa résurrection répond à la présence du mal et au mouvement de destruction des liens sociaux qu’il produit.
Notre temps corrobore la possibilité d’une fin des temps, la menace nucléaire s’intègre dans nos avenirs avec le questionnement sur la survie d’une humanité après les explosions. Nous vivons en proximité avec la « logique » des dictateurs : « si je péris que le monde périsse avec moi » avec la prophétie que leur folie peut conduire à la guerre et à l’extermination des vivants. Mais bien avant la fin des temps prenons en compte les paroles du philosophe Jacques Derrida qui dévoile le sens de notre mort :
« à chaque fois la fin du monde, à chaque fois la fin de mon monde » notre mort nous signe l’anéantissement de notre monde personnel. Pouvons-nous nous abandonner à la confiance de la Résurrection ?
Saint-Paul nous dit de renaître dans un homme nouveau, de rejoindre le corps du Christ, corps métaphorique, corps de l’église, que nous atteindrons en vivant de la justice, de la charité, en pratiquant l’amour porte de la vie éternelle.
Pour le moment, nous sommes vivants et nos rituels témoignent du renouvellement de l’espérance dans le miracle de la naissance d’un nouveau-né, avant de mourir vivons, vivons dans la parole du Seigneur et préparons-nous à déposer, dans la joie, aux pieds de l’enfant Jésus des trésors de patience, de bonté, de persévérance, de pardon tout ce dont nous avons besoin pour que la vie des vivants se poursuivent.
Christiane Giraud-Barra
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