Après la visite du pape, une « Opinion dissonante » et un «Coup de gueule » reçus de nos lecteurs
L’opinion dissonante …
Bien que catholique pratiquante depuis longtemps j’ai mal vécu le voyage du pape et ai bien conscience de ne pas être à l’unisson des éloges… même si son message est vraiment chrétien en ce qu’il exprime de paix et d’espérance.
Cependant dans l’Évangile Jésus fuyait les honneurs… sauf pour son entrée à Jérusalem (peu de temps avant sa Passion) mais il avait fui les foules toute sa vie. La pompe et les richesses déployées autour de cette venue m’ont choquée, les ciboires en or, tiare, et bannières…
De plus, son discours traditionaliste contre l’aide à mourir ne tient pas compte des réalités vécues par les personnes concernées. Il s’agit là de principes qui ne tiennent pas forcément devant les RÉALITÉS qui résistent (lire le témoignage de Catherine Van Oost, Pourquoi moi, médecin catholique, je pratique l’euthanasie, Presses de la Renaisance, 2014). Un peu d’humilité devant un tel sujet n’aurait pas été inutile. De même prôner le désarmement est idéal dans l’absolu mais ne tient pas compte des réalités du monde : car « qui veut la paix prépare la guerre » Dans ces deux domaines… le mieux est, à mon avis, l’ennemi du bien…
J’aimais beaucoup le pape François, son humanité, son humilité et sa chaleur, et le regrette. Le pape doit garder l’humilité du serviteur qui n’est pas Dieu lui-même, je n’ai pas eu cette impression devant Leon XIV.
Armelle Soufflet
…et le « coup de gueule »
J'avoue être dégoûté par tout ce qui se rapporte à la visite du pape !
Je m'interroge : Où sont donc les dizaines de milliers de gens, jeunes ou moins jeunes qui se sont déplacés pour le voir ?
Pourquoi des gens versent de l’argent pour payer ce séjour du pape alors qu’ils n’aident pas les personnes ou les organismes qui essaient d’aider au mieux tous ceux qui souffrent de la faim ou de la guerre dans le monde ?
Combien y en a-t-il qui mettent les pieds dans une église ?
Ce qui, en partie, a motivé mon coup de gueule, c’est de penser à tous les jeunes qui ont pu se rendre, parfois très loin, aux JMJ, souvent grâce aux dons de paroissiens et que l’on ne revoyait pas à leur retour. C’est un peu pour cela que j’ai réagi ! Le pape est un homme, ce n’est pas un Dieu, ce n’est pas le veau d'or !
Jacques Berlocher, 90 ans.
Scoutisme à Moissac.
Création et animation d’un groupe « Vie Nouvelle » à Limoges. Toujours à Limoges création et animation pendant 7 ans d’une communauté Emmaüs, avec, travaillant en brigade, de nombreux après-midis ramassage avec un ou deux compagnons. Organisation d’une rencontre des divers responsables de communautés. Membre du Centre Limousin de culture chrétienne accompagnement de Mgr Gufflet certains dimanche à la prison.
Dans l’Orne stage de Chrétien en responsabilité, comptable de la paroisse et homélies dans l’Eglise et dans la maison de retraite pour aider un prêtre très âgé.
Dans l’Eure ensuite, organisation et animation d’ADAP. Préparation au baptême et membre de l’équipe de préparation des catéchumènes sous la houlette de Mgr Gaillot. À la retraite, 3 semaines après mon arrivée Mgr de Saint Blancat m’a demandé d’être président du Secours catholique. À la fin de cet engagement, Mgr Housset m’a demandé de prendre la responsabilité des migrants pour le secteur qui comptait alors 11 diocèses.
À la demande d’un prêtre, 3 conférences dans un monastère des environs de Montauban, Notre Dame de Livron.
Pendant environ 25 ans on m’a demandé d’écrire des textes pour le feuillet dominical de notre paroisse, responsable de l’équipe d’animation pendant 14 ans puis membre du Service Diocésain des équipes liturgiques. Pendant 12 ans, secrétaire, puis trésorier, puis président d’un lieu d’Église en milieu rural tenu par des religieuses et des frères des campagnes.
Aide à la cuisine pendant 7 ans à une colonie de vacances de la paroisse et pour des camps KT. Pendant une vingtaine d’années membre du Conseil d’Administration de notre association de quartier dans lequel j’ai été trésorier pendant quelques années.