A l’écoute de la Parole de Dieu
Quatorzième dimanche du Temps Ordinaire 5/07/2026 Za 9, 9-10. Ps 144(145). Rm 8, .11-13. Mt 11, 25-30.
Les textes de ce dimanche sont un appel à la paix, celle que Jésus nous propose. Rappelons cette annonce peu avant sa mort :
« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le Monde la donne. » (Jn 14, 27).
Les textes du jour commencent par une lecture du prophète Zacharie, texte bien connu parce qu’il est évoqué lors de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, le jour des Rameaux. Dieu instaure une Nouvelle Terre, il va détruire tous les puissants pour remettre les terres à Israël qui sera gouvernée alors par un roi de Paix. Contrairement à tous ces monarques qui se présentaient sur des chevaux en pleine gloire, le nouveau roi monte un âne, comme autrefois les Juges. Même Salomon fut introduit par le prêtre Sadoq sur une mule et reçut alors l’onction (1 R 1, 38) pour prendre la place usurpée par Adonias qui, lui, possédait chars et chevaux (1 R 1, 5). La nouvelle royauté est une royauté de Paix et non pas de puissance, une royauté qui détruit les armes de guerre, et alors sa domination s’étendra d’une mer à l’autre. C’est tout le contraire de ce que nous apprend le Monde.
Nous sommes en plein dans les problèmes actuels, dans ce Monde qui ne veut pas de la paix proposée par Zacharie puis par Jésus qui ne nous « la donne pas comme le Monde la donne ».
Le psaume exprime alors la grande confiance dans le Seigneur, c’est sur lui que repose notre paix car « il est vrai dans tout ce qu’il dit » et « la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres ».
Mais cette Paix, pas celle que donne le Monde, elle est à construire. Ne nous faisons pas d’illusions, le monde est cruel, la souffrance et l’injustice sont partout. Dans son épître aux Romains Paul nous avertit :
« la création tout entière gémit dans les douleurs de l’enfantement […] nous gémissons en nous-mêmes dans l’attente de l’adoption » (Rm 8, 22-23), mais
« qui nous arrachera à l’amour du Christ ? La tribulation ? La détresse ? La persécution ? La faim ? La nudité ? Le péril ? Le glaive ? » (Rm 8, 35).
Ainsi Paul ne nous cache pas la réalité de ce que nous avons à vivre, mais dans cette épître il nous rappelle que si nous sommes sous l’emprise de l’Esprit nous pouvons être sauvés, au-delà de tous ces maux. Ce ne sont pas les armes qui nous sauveront, mais la vie dans l’Esprit. Si nous rentrons en nous-mêmes, au-delà de toute la superficialité qui nous encombre, nous savons bien que toutes ces armes, tous ces cris de guerre, ne feront jamais la paix. Nous savons bien que notre seule espérance est la venue de l’Esprit et son accueil par les hommes, seul l’Esprit peut nous donner la paix promise par Jésus et pour laquelle il est mort.
Cela, nous le comprendrons si nous renonçons à nos idées de puissance, car « ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits » (Mt 11, 25). Cet évangile du jour nous invite à trouver le repos en Jésus, à prendre son joug « facile à porter » pour trouver le repos de nos âmes. Ce n’est qu’en passant par le Christ, qu’en vivant de son Esprit, que nous pouvons découvrir le Père. Tout a été remis par le Père au Fils, et Lui nous offre la Paix véritable, si nous devenons ses disciples.
Marc Durand
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