A l'écoute de la Parole de Dieu

Publié le par Garrigues et Sentiers

25ème dimanche du Temps Ordinaire 21/09/2025

Amos (8, 4-7) ; Ps 112 (113) ; 1 Tim (2, 1-8) ; Lc (16, 1-13)

 

Amos, un des douze «petits prophètes», vivait au VIIIe siècle avant Jésus-Christ. Il est l’un des premiers auteurs bibliques à dénoncer vigoureusement l’égoïsme des agioteurs, ancêtres de nos «capitalistes» : « vous … écrasez le malheureux…». Amos condamne leurs spéculations aboutissant à dépouiller le pauvre, celui -là même que le Seigneur «retire de la cendre pour qu’il siège parmi les princes» (Ps 112 (113)), 7-8). Il n’est pas le dernier, à le faire, pensons à l’interpellation de Jésus : «Malheur à vous, riches… » (Lc 6, 24-25), imprécation qu’il met en pratique lorsqu’il chasse les marchands du Temple. Ainsi, il a osé perturber le libre fonctionnement du «marché», troubler le monde des affaires. Ce ne sera sans doute pas pour rien dans le désir des chefs de la Synagogue de chercher à le faire mourir : « À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline … pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu deux, allait son chemin» (Lc 4,29-30). Référons-nous encore au Magnificat de la Vierge Marie (Lc 1, 46-55) : «Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides».

 

Le monde des affaires se retrouve dans cette histoire d’un homme riche dont le mauvais gérant «dilapide les biens». Le fidèle, croyant à la justice, est quelque peu scandalisé de l’éloge prodigué par le maître des manigances du gérant malhonnête. Bien sûr, ce n’est pas l’acte délictueux qui est célébré, mais l’habileté manœuvrière de son collaborateur, habileté dont, trop souvent, les «enfants de lumières» sont dépourvus (Lc 16,8) pour défendre de justes causes.

En même temps, le cas de ce gérant illustre la recommandation de Jésus : «faites-vous des amis avec les richesses malhonnêtes… » (Lc 16,9) ; sauf qu’ici, l’argent est celui du maître. L’étonnement redouble lorsque tombe finalement la condamnation de la gestion malhonnête : «si, pour ce qui est à autrui, vous navez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ?»

 

Dans un tout autre registre, Paul présente ce que doit être une «vie agréable à Dieu». Dans le premier chapitre de la Première épitre à Timothée, il a défini ce que doit être une vie conforme à l’Évangile et dénoncé des attitudes condamnables. Dans ce chapitre 2, il précise ce que doivent faire prioritairement le corps des fidèles : prières, intercessions et actions de grâce. Ces prières, apparemment collectives et pour tous les hommes, sont formulées en particulier pour les responsables politiques, et en fait pour ceux qui ont autorité, afin qu’ils travaillent pour la paix et le bien commun. Il rappelle qu’il n’y a qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes : Jésus-Christ, un homme, qui s’est donné pour nous sauver, ce qui relativiserait la justification de cultes immodérés, inventés et promus par les hommes.

Marcel Bernos

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