Et Satan conduit… la réunion

Publié le par G&S

J'ai du mal à comprendre les circuits et les méandres d'un certain nombre de réunions.

Satan-conduit-le-bal.jpgLes gens sont assis autour d'une table et parlent en poursuivant chacun un monologue ou en sautant à pieds joints sur une idée qui passe. Califourchon ! On se croirait à la fin du marché, où les commerçants interpellent les derniers clients et leur proposent au meilleur prix une denrée qui vient de souffrir du soleil.

Dans cette sorte de foire, personne ne cherche à produire une résolution commune, fruit d’une concertation douloureuse et parfois d’un compromis opératoire. Au lieu d’une recherche pastorale cohérente pour que le peuple de Dieu puisse jouer son rôle prophétique, tout semble s'effilocher, les idées s'embrouillent et chacun attend la fin en maugréant plus ou moins.

Pourquoi ?

Sans doute, parce que l'Esprit n'est plus accueilli comme un don collectif et que le « diviseur » triomphe. La boule roule dans le jeu de quilles et le ricanement du malin se confond avec les remarques désabusées.

Alors pourquoi se réunir ?

Pour faire semblant, pour jouer à la communion comme d'autres jouent à la marelle. Mais nul ne s'y trompe, l'appareil est grippé et comme le dit l'anarchiste qui a gribouillé les murs de la rue des Pierres Plantées : « Le système est moribond, achevons-le ».

Parfois on assiste au coup des carnets et des agendas.

Comme personne ne se sent vraiment motivé, il y en a toujours deux ou trois qui ne sont pas « libres » à la date proposée pour une nouvelle rencontre. C’est vrai, ils ne sont pas libres parce qu’ils ne sont pas libérés de leur intérêt particulier.

Le vertige parfois me saisit et je n'ai plus envie de me battre, ni de redresser la barre : sombrer avec le navire devient une tentation morbide, disparaître avec cette société de clowns tristes qui grelotte de peur dans des habits trop grands pour eux.

C'est le moment des faux-fuyants et chacun se maintient à la surface comme les naufragés du radeau de la "Méduse".

Il apparaît parfois que la vie est ailleurs.

Il existe des groupes usés et presque hors d’usage qui ont fini de vivre.

Les déserter pour semer ailleurs devient un devoir.

Partir, oui ! Mais il faut beaucoup de courage pour entreprendre de nouveaux labours et de larges semailles…

Christian Montfalcon
1995

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windows live support 30/05/2014 14:29

This is indeed a very interesting post on dealing with commodities. I loved the title that you have given for the article. There are a lot of human emotional facts included in this post. Thanks for sharing this interesting stuff. Keep sharing.

fanfan 14/05/2013 20:30


Pas plus tard que hier soir, je ne sais pas si Satan a conduit notre réunion de préparation à un temps oecuménique: mais il y a eu prise de "pouvoir" de deux participants(une dame et un monsieur)
qui ne sentaient pas le soufre au demeurant mais qui ont "dirigé "(de main de maître, il est vrai) la rencontre en nous "permettant" de placer de temps à autre un argument/une suggestion mais pas
trop hein!!!...vous m'avez comprise!!J'ai eu  alors,comme l'impression que nous étions des gamines/gamins qui devaient acquiescer aux dires et explications d'un papa et d'une maman...une
famille parfaite donc!!!je plaisante..mais j'ai eu envie à un moment de ruer dans les brancards de cette famille recomposée...et peut-être est-ce à ce moment là que j'ai ouvert la porte à
Belzébuth et sa tribu...Je ne le regrette pas car nous avons bien ri..les forces du mal étant libérées et chassées dans une grande hilarité...Dommage que Christian Montfalcon(Monseigneur..à ce
que j'ai lu dans l'ordo Lyonnais??) n'ait pas été des nôtres, il aurait alors paru moins morose qu'en 1995 à Jean-Pierre Reynaud.
fanfan


 

Jean-Pierre Reynaud 14/05/2013 18:22


Il était bien morose, Christian Monfalcon, en 1995...

Robert Kaufmann 14/05/2013 16:56


Tiens !!  Ça nous rappelle des souvenirs; pas toujours aussi moroses; car, parfois, il suffit d'une cieconstance, d'un appel,  pour galvaniser et repartir de l'avant.


Souvenons-nous : 18 Juin 40....


Robert Kaufmann