"Ma" Marie à moi

Publié le par Garrigues et Sentiers

 

Marie, mère de Jésus, est pour moi la figure même de la foi : celle qui a eu en son Dieu une confiance totale, mais non pas aveugle notons-le, car elle cherche à comprendre ce qui lui arrive, qui était humainement impossible dans la logique même des lois de la création : « comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme ?... ». Mais une fois l'explication donnée, elle "plonge" dans l'inconnu de la recréation sans hésitation : « Fiat » (la parole même du Créateur au matin du monde). Et puis, elle a aussi une totale confiance en son fils, sans toujours, là encore, comprendre complètement ce qui leur arrive à lui et à elle, et dont elle garde les manifestations en son coeur, comme à Cana. Sa confiance nous ouvre la seule voie à suivre : celui qui est la voie, non dans une rêverie pieuse mais dans l'action : « Faites tout ce qu'il vous dira »... Dans son abandon, Marie n'est ni tiède, ni passive, ni " béni oui-oui ". Simplement, elle est patiente et compatissante, et elle nous apprend à attendre et à compatir.

Alors oui, j'ai de l'admiration à son égard et une tendresse, qui essaie de n'être ni mièvre ni doucereuse, qui essaie de s'accoutumer de sa perfection et tente de s'y conformer. Elle nous rend humbles aussi lorsque nous osons comparer notre vie et notre foi aux siennes. Elle nous rend respectueux de ce qu'est la vraie " sainteté " : être à l'écoute de Dieu et réceptif à sa volonté.

C'est pour cela que la "mariolâtrie" m'est insupportable. Je peux la comprendre chez certaines personnes malades, abandonnées, usées par la vie et ses malheurs. On a tellement répété jadis que Dieu était lointain, impitoyable, qu'il fallait bien trouver un intercesseur plus " humain ", surtout qu'il s'agissait d'une femme, genre traditionnellement ressenti comme plus sensible aux autres. Il n'est même pas nécessaire ici de soulever la question d'une récupération voulue par l'Église de la figure de la déesse-mère si répandue à l'époque autour du bassin méditerranéen, en lieu et place d'une jeune croyante juive. Mais ces faux honneurs dont on veut la couvrir - elle et, parfois, elle seule - sont presque une injure à la mère de Jésus toute entière tournée vers la " Gloire " de son Fils, comme si bimbeloterie et chiffons chamarrés pouvaient ajouter quoi que ce soit à la sienne : être la mère de Jésus, " bénie entre toutes les femmes ".

Il y a, en outre, parmi les dévotions mariales bien des aspects superstitieux voire magiques qui frisent l'idolâtrie et paraissent en contradiction avec le peu que les évangiles nous disent sur une femme humble et paisible. Les multiples désignations superlatives qu'on lui attribue : " Reine " de ceci, " mère " de cela, qui prétendent l'honorer, le font d'une manière trop humaine, trop calquée sur l'organisation de la cité terrestre, naguère encore très hiérarchisée.

On peut alors s'inquiéter du regain de la mariolâtrie tel qu'on le perçoit depuis quelques années : multiplication des processions, pèlerinages, apparitions, dévotions topiques, recours systématique à son intercession par des prières souvent dithyrambiques [et qui semblent toujours un peu "agressives" contre nos frères réformés]... Et ne parlons pas des titres à contenu théologique, qui irritent vraiment, comme Marie " médiatrice ". Jusqu'à présent le magistère a réussi à ne pas le labelliser, afin de sauvegarder la médiation unique de Jésus-Christ, mais au prix de quelques contorsions verbales qui pourraient laisser croire qu'il y aurait bien quelque chose dans ce style, qui ne serait pas inexact. Regrettons qu'on ait cru devoir dogmatiser des croyances, souvent très anciennes il est vrai, et respectables dans la mesure où elles exprimaient une forme de foi sincère. Mais on ne voit pas très bien ce que tels concepts ou telles pratiques ajoutent aux " mystères " de Marie, sinon traduits à travers des formules scolastiques, et plus précisément aristotéliciennes. Ainsi, l'Immaculée conception, que saint Bernard, pourtant dévot de Marie, jugeait " inutile ", est absolument nécessaire si l'on considère que le " vase " ayant contenu l'enfant-Dieu ne pouvait être le vase d'argile, fragile et périssable de la commune humanité... Mais, si Marie était prédestinée, quelle a été la valeur de son " Fiat " qui devait être librement prononcé ?

Prenons Marie comme elle est : la mère du Sauveur, un modèle de foi, une vraie mère, qui a pu être tout à la fois inquiète - comme à Jérusalem, quand elle a perdu son fils de 12 ans, comme au pied de la croix, où elle perd définitivement cet enfant pour sa vie terrestre - et forte (Stabat mater..., c'est-à-dire qu'elle se tient droite) ; forte parce que fidèle et qu'il fallait bien que s'accomplisse un destin contre lequel elle ne regimbe jamais. Or cela déjà est extraordinaire ! Voyons Marie dans sa simplicité à Bethléem et à Nazareth. Méditons comme elle en notre coeur. Soyons constamment prêt, comme elle, à répondre " me voici " à la sollicitation de l'Esprit, ce sera le plus grand honneur que nous puissions lui rendre.

Albert OLIVIER

Publié dans DOSSIER MARIE

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Yesus Kristus azu 28/10/2012 17:54


Bonjour à tous !


Je vois, et constate que l'immaculée conception semble être le principal problème dans ces commentaires ! et, même si le débat s'est "éteint", j'aimerais apporter quelques éclaircissements, en
affirmant que Marie, mère du CHRIST est vraiment immaculée conception... Comment penser que l'ÊTRE saint qui la prit comme mère, ne prit pas des dispositions, afin qu'elle fût sanctifiée ? Est-il
raisonnable, ne serait-ce qu'un peu, que le Fils de Dieu ait pris CHAIR dans une femme pécheresse, comme beaucoup la voient ? Avec la raison seule, il semble que non !... Notre grand Maître
Jésus-Christ ne disait -il pas qu'on reconnait un arbre à ses fruits ? et Elisabeth, remplie d'ESPRIT-SAINT, ne dit-elle pas, concernant Marie : "Et le FRUIT de TES entrailles est béni"
? Si le CHRIST est effectivement fruit des entrailles de Marie, alors que s'ensuit-il de celle-ci ? peut-elle être considérée comme arbre, sachant évidemment quon RECONNAIT LARBRE AU FRUIT... On
saccordera en disant que le Fruit des entrailles de Marie (Jésus-CHRIST) est immaculée conception... Certes ! mais que pensez de l'arbre alors ? Chers amis, cette petite réflexion doit déjà
permettre de faire un léger pas EN AVANT !...


 


Par ailleurs, il serait erronée de dire que S. Thomas a nié l'immaculée conception ! sa vision est plus substile que cela... et pour mieux la comprendre, il faut comprendre la philosophie
médiévale : l'idée selon laquelle S. Thomas d'Aquin a nié l'immaculée conception est souvent, une argumentation protestante, pour montrer au Catholiques que l'un de ses plus grands Docteurs, a
nié cette Vérité ! Mais, il serait très insidieux de laisser le Protestantisme prétendre expliquer la PHILOSOPHIE, car, sur ce terrain, comme sur le domaine théologique d'ailleurs, le
Catholicisme n' pas de rival... si bien que une Somme théologique comme celle de Thomas d'Aquin, n'existera JAMAIS dans le Protestantisme, etc.


 


En ce qui concerne Luther, bien que les Catholiques doivent aller au diable pour lui, il a tenu des propos bien doux envers la Vierge Marie, il a reconnu qu'elle est Mère de Dieu, il a reconnu sa
Virginité perpétuelle... et bien d'autres !

Fred 09/01/2010 01:18


"Ainsi, l'Immaculée conception, que saint Bernard, pourtant dévot de Marie, jugeait " inutile ", est absolument nécessaire
si l'on considère que le " vase " ayant contenu l'enfant-Dieu ne pouvait être le vase d'argile, fragile et périssable de la commune humanité... Mais, si Marie était prédestinée, quelle a
été la valeur de son " Fiat " qui devait être librement prononcé ?"

La valeur du Fiat de Marie est à la mesure de la désobéissance d'Ève. SI Eve a dit Non à Dieu  pourtant
immaculé  , Marie a dit Oui .Si donc on veut comprendre la valeur et la mesure du Oui de Marie , il faut contempler les conséquence du "Non" d'Eve .
 Le paragraphe 56 de Lumen Gentium dit : " ..., comme le dit saint Irénée, "en obéissant, elle
est devenue cause du salut pour elle-même et pour tout le genre humain" (6). Et, avec Irénée, bien des anciens Pères affirment volontiers, dans leur prédication, que "le noeud de la désobéissance
d'Eve a été dénoué par l'obéissance de Marie; ce que la vierge Eve lia par son incrédulité, la foi de la Vierge Marie le délia" (7); et par comparaison avec Eve ils appellent Marie "Mère des
vivants" (8), et affirment très souvent : "la mort nous est venue par le moyen d'Eve, la vie par celui de Marie" (9). " 
Est -ce que le fait de dire Oui à Dieu est un acte heroique ou c'est l'inverse qui relève de l'héroïsme
.Ce qui était en réalité  facile pour Eve c'était de dire Oui à Dieu et non l'inverse .Ce qui rend donc Marie , la mère et l'étoile de l'Eglise ,  ce n'est pas
seulement son Fiat à l'annonciation mais son Fiat tout au long de sa vie jusqu'à la croix :"Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma soeur, ma mère" Elle qui est née
grâce à son immaculé conception avec une sensibilité presque divine au mal et à la souffrance  a aimé  et espéré jusqu'à la croix de son fils .Si donc nous proclamons
les dogmes mariale , si Dieu nous la donne comme mère et modèle c'est parce qu'elle n'a pas cessé de faire la volonté de Dieu , ainsi l'Église par ses dogme montre d'une part
comment Dieu l'a tant aimé et d'autre part elle est l'image de notre espérance. En marie s'est déjà réalisé l'espérance de tout chrétien , et c'est parce que elle fut sauvé
 d'une manière particulièrement admirable qu'elle revient sur terre pour nous rappeler ce que Dieu a fait pour elle . Si
l'apocalypse nous rassure , la révélation de Marie à l'Église est une suite merveilleuse de l'apocalypse .


ti'hamo 02/02/2009 14:21

...D'autre part, il me semble qu'il y a de votre part une légère confusion :"Ainsi, l'Immaculée conception, que saint Bernard, pourtant dévot de Marie, jugeait " inutile ", est absolument nécessaire si l'on considère que le " vase " ayant contenu l'enfant-Dieu ne pouvait être le vase d'argile, fragile et périssable de la commune humanité... Mais, si Marie était prédestinée, quelle a été la valeur de son " Fiat " qui devait être librement prononcé ?"Le fait de ne pas porter l'inclination au mal (c'est cela, si je ne m'abuse, le sens de "immaculée conception"), n'enlève rien à la liberté de la réponse.... bien au contraire, puisqu'alors ils 'agit d'une liberté pleine et entière, et non blessée.La faute d'Adam et Eve fut pleinement libre, sans penchant particulier. De même le Fiat de Marie.

ti'hamo 02/02/2009 14:20

Quoique je ne partage pas du tout tous les propos de Castille(au passage et à son adresse :"Marie une "créature"… Au même titre qu'un oiseau, qu'un arbre, que le soleil? "Heu, oui, et que chacun de nous, aussi. Même être une créature exceptionnelle n'empêche pas d'être une créature.),je trouve tout de même pas toujours très cohérent cet article :"" Reine " de ceci, " mère " de cela, qui prétendent l'honorer, le font d'une manière trop humaine"Je continue à essayer de comprendre s'il faut souhaiter une église par trop "spiritualiste" et abstraite, ou au contraire humaine et proche de nos soucis quotidiens.Je trouve dans ces pages alternativement le reproche de n'être pas assez concrète, humaine, et en même temps d'être trop humaine. Et ici même, au sujet de Marie, on lit, du même auteur, de la même main, dans le même article :- le rejet des appellations de "mère de", car trop humaine.- le rejet de l'immaculée conception, car écartant la réelle humanité de Marie, en empêchant de nous la rendre proche.En bon scientifique, je suis navré, mais 2 assertions contradictoires ensembles font, à mes yeux, un texte invalide. Donc à corriger, ou à préciser, et en attendant ne pouvant être pris en considération.Pour souligner cette incohérence, citons un peu :"" Reine " de ceci, " mère " de cela, qui prétendent l'honorer, le font d'une manière trop humaine"et "Prenons Marie comme elle est : la mère du Sauveur, un modèle de foi, une vraie mère".Bon, trop humaine ou pas assez, il faudrait savoir.

Albert 2 16/12/2008 17:15

Merci à Castille pour ses messages de conversion à Marie ; il n'en était pas besoin si elle avait bien lu mon modeste témoignage. Merci à la direction de G&S qui a défendu ce texte et clairement réfuté les critiques portées. Je crois qu'on peut arrêter là ce va-et-vient un peu inutile : prions les uns pour les autres dans la lumière de Noël, où Marie a une si grande part.      Albert OLIVIER

Castille Castillac 08/12/2008 17:48

Hahahahahahahahahaha! En tout cas Monsieur, vous avez la foi, comme on dit. Aujourd'hui c'est l'Immaculée Conception. Vous ne la fêtez pas?
 
Marie une "créature"… Au même titre qu'un oiseau, qu'un arbre, que le soleil? Traduit par qui? Darby? ou un autre?
 
Monsieur,
Je sais que rejetant Marie, Mère de Dieu, les protestantismes (tendrement nommés "autres confessions chrétiennes") se sont coupés de la Grace. Vous avez rejeté Marie, l'Interface qui vous permettait d'atteindre Dieu, vous tournez le dos à la Grâce. Vous êtes coupé de l'Esprit-Saint. 
De la Marie de l'Eglise catholique je ne peux vous  nourrir de force, et JAMAIS vous ne pourrez m'En délester par un raisonnement d'apparence rationnelle, mais illogique
 
Discuter de la pertinence du Dogme de l'Immaculée Conception Très Sainte Vierge avec vous le jour de l'Immaculée Conception m'est fastidieux Je le fais charitablement, pour Dieu, parce que je vous estime chanceux de m'avoir rencontrée pour vous apporter Marie, la Vraie, la Mère de Dieu, celle de l'Eglise catholique. Les voies du Seigneur sont impénétrables....
Monsieur,
En échangeant avec vous, je pose de ce fait, vos théories comme recevables, je les légitime comme tels, je ne suis pas certaine de bien faire. En tout cas je m'applique à répondre à un enfant du Bon Dieu.La Mère de Dieu est catholique, pas "chrétienne". Ce doux euphémisme désigne même les chrétiens sans le Christ, ceux qui ne parlent que de "christ" un "oint quelconque" sans l'article défini, en faisant quelqu'un unique, le Fils de Dieu et la Très Sainte Vierge Marie. En matière mariale, je ne tiens compte que de l'Eglise catholique, pour autant qu'elle ne s'est pas polluée dans des discussions d'un œcuménisme mal compris. Car j'y reviens pour LE CHRIST, l'œcuménisme sera achevé quand TOUT le monde sera catholique.
 
A une époque où nous devrions être en train de glorifier Dieu, dans son Eglise, on se retrouve obliger de s'attarder pour la défendre face aux mêmes attaques vieilles de 400 ans, ou de 150 ans, (pour l'Immaculée Conception) Quel argument Le Christ aurait-il pu avoir contre le démon si celui-ci pouvait lui lancer au visage: J'ai dominé ta mère"? C'est pour que le Christ soit BIEN Fils de Dieu, Dieu lui-même que la Vierge est Immaculée, mère de Son Dieu et que nous catholique L'en HONORONS. Avec un culte oui. ET ALORS?Je crois que le Vatican ne dit pas assez de ET ALORS?C'est de cela que meurt le catholicisme. Mais les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre l'Eglise en fait. C'est une parole du Christ.Je vais finir par donner raison à un ami fondamentaliste protestant qui lui prie Marie, et qui a eu cette formule: 
"Luther était un pervers misogyne" ….c'est pour cela qu'il n'a pas voulu de la Sainte Vierge.

 
Je ne suis pas de ce féminisme que l'on voit autour de nous, mais parfois je m'interroge: Quoi d'autre pourrait justifier cet acharnement? Ce côté roquet après la Sainte Vierge?
 
Je préfère considérer que:
 
Luther dans son livre "De la messe privée de l'Onction des prêtres" a inclus sa "Conférence avec le diable" où ce dernier lui enseignait comment se perdre encore mieux en s'éloignant du catholicisme.
 
On peut comprendre que Marie ayant été prévue de tout temps dans les plans de Dieu pour écraser la tête du serpent, la première chose qu'ait fait le démon c'est d'insuffler à Luther une haine indéfectible pour sa principale ennemie…Celle qui s'avance terrible comme une armée ranger en bataille.

 
 
Voila pourquoi dans les "églises chrétiennes", la vierge n'est pas LA VIERGE. Luther et le démon vous ont légué une idée avariée de Marie, celle qui leur permettait de vous égarer davantage et  le plus sûrement possible. Car sans Marie, sans l'Archange Saint-Michel on ne lutte pas contre la bête immonde, efficacement.
 
Vous admettrez que c'est bien calculé de sa part. Le démon est très intelligent, moins que l'Esprit Saint, mais plus que nous. Sauf si nous sommes aidés par la Sainte Vierge.
 
Pour finir je déplore que ce soit toujours dans le même sens, depuis le 16è siècle, les protestants contestent les dogmes catholiques depuis l'invention du protestantisme.  Et chez vous n'a-t-on rien que je puisse, moi, contester? Qu'avez-vous comme "thèse"? Que dites-vous, qui ne soit pas toujours et toujours, une antithèse, un contre-pied de l'Eglise catholique?  Je sais bien que l'onomastique est redoutable d'exactitude, mais n'est-ce pas triste d'être enfermés à vie dans la protestation, le protestantisme. De n'exister QUE par rapport à une Eglise catholique que l'on est condamnée à combattre en ânonnant sur un même ton faussement placide et posé, les mêmes "contre-vérités". Car il faut être "contre" quand on protestant. C'est de série, sui generis. Enlever le Catholicisme et vous tuerez le protestantisme. Ca me rappelle les plantes parasites vivant aux crochets d'une autre. Cette idée qu'on se fait de l'œcuménisme laisserait croire que nous pourrions vivre en symbiose, c'est faux. Un catholicisme allié aux "églises protestantes" cesse de lettre, de ce fait. Nous n'aurons jamais une idée commune de la Sainte Vierge.  Les "idées" viennent du catholicisme, les contre-idées des autres.
 

Reprenez-vous, ne restez pas coupé de Marie, du Trône de la Sagesse, de LA Grâce. Je ne peux que vous y exhortez, vraiment. L'essayez c'est l'adopter. Hahahahahahaha!
 
Je vous envoie des liens pour Luther, vous apprécierez les Propos de Table du "Docteur" à la fin de ces jours.
 
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/Bibliotheque/luther/index.htm
 
La Conférence Du Diable Avec Luther Contre Le Saint Sacrifice De La Messe
 
http://www.l-ancre.be/martin_luther.htm
 
Joyeux Noel Monsieur, et souvenez-vous, la Très Sainte Vierge est toujours vierge, toujours pure et toujours Mère de son Dieu, intercédant pour nous, mais je crois vous savez cela.
 
Un jour, vous m'écrirez pour me dire que vous avez retrouvé Marie, la Mère de son Dieu. Vous le ferez dans le secret d'un mail. Cela arrivera. Je viens d'y penser. Et je ne pense jamais en vain, ni en vents. Sourire. Ciao!  Je ne reviendra pas de si tôt. J'ai trop écrit. Et mon Arbre attend encore.Merci pour vos bénédictions, je vous en offre autant.Marialement,Castille

G&S 08/12/2008 22:15



Madame


Il est dommage que vous ne lisiez pas ce qu’on vous répond ! Relisez dans mon message précédent ce que dit le Concile Œcuménique Vatican II de l’Église
Catholique Romaine. C’est bien l’Église catholique (et non une église protestante) qui rappelle que la Vierge est une créature et qu’à ce titre elle ne peut être sur le même pied que le Christ, seul Médiateur.


Marie, mère de Jésus et donc mère de Dieu, n’était ni catholique ni chrétienne, mais juive, comme Jésus
d’ailleurs, qui respectait toutes les fêtes juives, y compris la Pâque ; il a dit lui-même qu’il venait pour accomplir les Écritures (la Bible hébraïque : le Tanak) et non
les abolir.


Pour une raison qui m’échappe totalement vous vous êtes mis dans la tête que je suis protestant ; mais avez-vous remarqué que j’ai cité le Concile de
« VOTRE » Église ?


Et puisque vous me parlez de Luther, voici quelques phrases tirées de son livre Le Magnificat :


« [Marie] a reçu des biens si nombreux et si grands que personne ne peut les saisir ; voilà, en effet, la source de tout honneur et de toute félicité, et
c’est pour cette raison qu’elle est une personne unique dans tout le genre humain, une personne élevée au-dessus de tous, dont nul n’est l’égal. En effet, elle a, avec le Père céleste, un enfant,
et un tel enfant ! Elle-même ne peut pas lui donner de nom tellement cette chose est grande et surabondante. Ce sont de grandes choses qu’on ne peut ni exprimer ni mesurer. C’est pourquoi on
a résumé tout son honneur en un seul mot, quand on l’appelle mère de Dieu ; en parlant d’elle ou en s’adressant à elle, personne ne peut rien dire de plus grand, même s’il possédait autant
de langues qu’il y a de feuilles et d’herbes, d’étoiles au ciel et de sable dans la mer. »


G&S



Castille 08/12/2008 12:23

Monsieur, aujourd'hui c'est le 8 décembre, nous catholiques fêtons l'Immaculée Conception. La Solennité de ce dogme.
 
De plus je suis en retard avec mon Arbre de Noel de 3m qu'il me faut monter, sans compter la crèche et je suis seule. J'essaie de faire vite.
 
J'ai lu votre article. Vous n'y êtes pas CONTRE Marie. Mais vous parlez quand même de différence à faire entre "foi et dévotion". En bon français, vous trouvez peu "raisonnable" les rapports des catholiques avec la Sainte Vierge.
 
La mienne de raison me fait mettre Dieu, AU CENTRE DE TOUT. Marie est la Mère de DIEU. Sans Elle, pas de Dieu -je veux dire Jésus-Christ. Sans son Fiat, pas de Rédemption.
 
L'Eglise catholique que je connais, c'est celle à travers laquelle Dieu s'adresse à nous. Cela m'étonnerait que cette Eglise place quelque part JESUS comme unique médiateur. C'est une pensée protestante ça encore.
 
Pour vous, comme Luther, Marie est gentille, douce, fidèle à Dieu, comblée D'UNE SEULE GRACE, et elle est "fille de Sion". Pour moi c'était avant, c'est fini ça. Elle est la REINE DU CIEL et DE LA TERRE, depuis l'Assomption, elle est la Mère de l'Humanité depuis la Croix, quand le Christ dit à Jean, "Voila ta mère" et à Marie" Voici ton fils".
 
Je maintiens que sauf à apprécier le plaisir d'une discussion, une de plus à propos de Marie, je ne vois pas ce que la catholique que je suis moi, en tant que Castille, devrait retenir de la vision protestante de la Vierge. Je ne pratique pas l'œcuménisme, considérant que le Catholicisme apporte tout au monde. Tout le monde peut puiser dans le Catholicisme. Lui ne fait que se dénaturer en cherchant des passerelles entre les différents courants partis à la dérive depuis plus ou moins et lui.
 
"Qui n'a pas Marie pour mère n'a pas Dieu pour père" j'y reviens, Saint-Louis.
 
Au détriment de Dieu??? La belle affaire? Est-ce là une idée?
 
Pourquoi les protestants disent-ils toujours la même chose? Quelque soit leur niveau d'information? Aimer Marie "au détriment de Dieu"!!!???. Mais Marie vous conduit à Dieu, pourquoi Dieu en serait-il jaloux? Dieu serait donc aussi bête que nous? Avec nos sentiments idiots d'envie, de jalousie, d'orgueil.  Nous sommes à son image, mais LUI ne nous ressemble pas tant que ça. Ne nous y trompons pas. Quel dommage! Quelle misère aussi.
 
A JESUS PAR MARIE, c'est le plus sûr moyen d'atteindre Dieu. Marie est LA GRACE, la lumière sans laquelle on se perd, à chercher Dieu tout seul.
 
Je comprends pourquoi les amis protestants que j'ai ont laissé tomber au bout de 20 ans. Ils croient encore à 19, à 40, ils en sont revenus. L'ennui de leur enseignement trop raisonnable, trop "républicain" hahahahahaha pardon, les a lassés. Oui ils sont tous de brillants gestionnaires, des décideurs plein de bon sens, mais pour le reste, on repassera.
 
 
Pour finir je vais écrire quelque qui n'engage QUE MOI,  pas l'Eglise catholique.  Vous pourrez ainsi vous rendre compte à quelle façon de "mariale" vous avez afffaire. Voici comment je vois les choses, mais il ne faut le crier sur les toits, sourire:
 
DIEU LE PERE
DIEU LE FILS
DIEU LA MERE (le Saint-Esprit, la Vierge Marie)
 
Bonne journée.
Castille CastillacJe ne vais pas pouvoir répondre ces jours-ci. Je n'ai pas encore commencé ma déco de Noël et j'angoisse un peu. La magie de Noel s'éteignant après le 24, il me faut jouir de mon Arbre et de ma crèche bien un peu avant. Vaya con Dios!

G&S 08/12/2008 13:40



Madame,


Vous écrivez : « Cela m'étonnerait que cette Église place quelque part JÉSUS comme unique médiateur. C'est une pensée protestante ça
encore. » Je me permets donc de vous rappeler ce que dit l’Église Catholique Romaine dans la Constitution dogmatique Lumen Gentium (paragraphe 62) : « La
bienheureuse Vierge est invoquée dans l’Église sous les titres d’avocate, d’auxiliatrice, de secourable, de médiatrice, tout cela cependant entendu de telle sorte que nulle dérogation, nulle
addition n’en résulte quant à la dignité et à l’efficacité de l’unique Médiateur, le Christ. Aucune créature en effet ne peut jamais être mise
sur le même pied que le Verbe incarné et rédempteur. »


Il ne s’agit donc pas d’une « pensée protestante ». Désolé pour vous, mais ravi pour l’Église catholique, qui rappelle fort opportunément à cette occasion
que la Vierge est une créature.


Marie n’est pas la GRÂCE : l’Ange la salue « seulement » comme kekharitoménê (terme utilisé dans
l’Ancien Testament, en Siracide 18,17, pour désigner un homme charitable) ; Jésus lui-même est « seulement » plein de grâce (plerês kharitos ; Jean
1,14).


Marie n'est pas la lumière ; la Lumière, c’est Jésus : Moi, je suis la lumière du monde (Jean 8,12).
Ce n'est pas Marie, mais Jésus qui nous mène à Dieu (car je suppose que vous entendez par ce mot Dieu le Père) : Nul ne vient au Père que par moi (Jean 14,6) ;
afin que tout ce que vous demanderez au Père EN MON NOM, il vous le donne (Jean 15,16) ; ce que vous demanderez au Père EN MON NOM il vous le donnera (Jean 16,23).


Ce n'est pas Marie qui nous guide pour que nous ne nous perdions pas, c’est le Saint-Esprit :
Mais le Paraclet, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit
(Jean 14,26) ; quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera dans la vérité tout entière (Jean 16,13).


Marie ne peut donc EN AUCUNE MANIÈRE être assimilée au Saint-Esprit, même en souriant ; sinon, la Trinité finirait par être la sainte Famille… mais je doute que
vous soyez prête à assimiler saint Joseph à Dieu le Père (sourire) !


Enfin, je vous rappelle que TOUT ce que vous écrivez n’engage que vous ; mais je suis sûr que nos frères
des autres confessions chrétiennes qui fréquentent ce blog ne l’ont pas oublié en vous lisant.


Jouissez bien de votre Arbre.
Que le Seigneur vous bénisse et vous garde.


G&S



Castille Castillac 06/12/2008 12:33

Sourire et Bonjour,
 
Nous connaissons ces antithèses, et celles qu'elles prétendent contrarier. Je vous ferai grâce de références que vous connaissez parfaitement sans doute.
 
L'Eglise catholique de Lyon a toute mon admiration. Du reste c'est le cas pour toutes les Eglise droites, étanche au pseudo progrès qu'une fausse idée de l'œcuménisme veut imposer. Ainsi je salue, les Eglises catholiques belge, américaine, canadienne, et certaines d'Amérique Latine. En France, l'Eglise catholique de Lyon maintient une tradition de droiture invariable dont d'autres gagneraient à s'inspirer. Il faut un lieu, un décor à toute révélation du Très-Haut. C'était Lyon pour l'Immaculée Conception. Dites-moi quel traitement réservez-vous à Lourdes? à la rue du Bac? Est-ce une fumisterie, de la prestidigitation comme j'ai pu le lire?
 
Aucun saint catholique, AUCUN,  n'est contre l'Immaculée Conception donc contre le culte Marial. NUL n'est même pas un "modéré" de la chose. Autrement ils ne seraient pas des Saints, selon les critères catholiques. Or la notion de sainteté est catholique. Le protestantisme n'en a pas. Et pour cause. La tiédeur n'est pas catholique. Ni les tremblements de joie feinte. Ni la fossilisation fatale qui guette tout adepte de la raison pure, sans la grâce de l'Esprit-Saint.
 
Une mauvaise lecture est faite des Saintes écritures, et des écrits de Saints, par des adversaires de l'Eglise catholique. Saint-Augustin en a fait les frais.
 
Pour l'instant de façon intime, et individuelle, certains protestants ont compris et ressenti "l'Indispensabilité" de Marie. Ils le gardent dans le cœur. Précieux trésor. Mais nous sommes encore loin du retour au bercail du troupeau parti errer (comme en anglais "faire erreur, dévier, vagabonder") depuis 500 ans.
 
L'Immaculée Conception est un mystère divin, que des cœurs ou des esprits trop récents et arides ne peuvent saisir. Laissons du temps au protestantisme, qu'il arrive "de lui-même" au....catholicisme.
 
Car on ne peut vivre éternellement coupé de la Grâce. La Vierge Marie est la GRACE que Dieu a faite à l'humanité, après le sacrifice de Son Fils.
 
Définitivement, nous n'avons pas La même, chez vous elle est servante et toujours SANS son fils dans ses bras. Pour moi catholique Elle n'est JAMAIS imaginée  sans son Fils, son Dieu, son Créateur. La Vierge Marie n'existe QUE par rapport à son Fils-DIEU, en trois personnes. Si Elle n'a pas de fils, Elle n'existe pas, ce n'est pas Elle. Si son fils n'est pas Dieu, -car si elle n'est pas l'IMMACULEE CONCEPTION son fils n'est pas DIEU- Il n'existe pas, ce n'est pas Lui. Ce n'est pas LE CHRIST, nous tombons dans "christ" tout court.
 
Les linguistes nous apprennent qu'une chose rentre dans une langue avec le mot qui la signifie dans la langue qui l'a inventée. L'archétype en est "sandwich" qu'aucune langue ne se hasarderait à traduire sans crainte du ridicule. Si la Vierge Marie est une invention du catholicisme, il faut LA prendre tel que la Catholicisme LA donne.
 
Je crois pour finir, qu'il faut attendre 1500 ans de protestantisme, pour qu'il arrive à son tour à Marie, Mère de Dieu, Porte du Ciel.
 
Des moines m'ayant r-assurée qu'un profane pouvait bénir, alors je vous bénis. Bonne journée
 
PS/ Je me suis inspirée de la Litanie à Marie http://www.sitedemarie.com/litaniesvierge.htm
pour ce qui est du Siège la Sagesse, http://www.opuslibani.org.lb/biblio/bible/proverbes/Pr8.html
Proverbes 8-22 à 36
Il s'agissait de ma part d'un clin d'œil. Marie est le siège de LA SAGESSE, de son FILS donc. Elle était dans les desseins de Dieu (omniscient y compris de ce qu'IL va faire) de toute éternité. Quand au "gambadait" d'autres l'ont traduit par "s'ébattant", c'est pareil, en l'occurrence. Il faut une âme d'enfant pour saisir le merveilleux du catholicisme, il faut la grâce. Demandez-la à Marie, Mère de Son Dieu.

Albert Olivier 06/12/2008 19:50



Bonjour, frère ou sœur contradicteur,


 


Tout d’abord merci de vos remarques : elles peuvent de toute façon amener à réfléchir et à clarifier sa pensée, bien qu’elles relèvent plus d’une émotion —plus ou
moins virulente— que d’un raisonnement posé. La preuve, votre second message qui ne tient pas compte de ce qui vous a été dit, mais rebondit sur la piété lyonnaise…


 


En fait, je me demande si vous avez bien lu mon article “Ma Marie à moi ”. Je ne vois pas, dans ce que j’ai écrit, ce qui vous permet de penser que je
“rejette” la Vierge Marie du culte de l’Église catholique (à laquelle je me rattache). La revue   ayant déjà fait directement une première réponse, je
ne serai pas aussi long qu’il pourrait être utile pour dissiper tout malentendu. 


 


Pour résumer : Marie a, dans la croyance catholique et pour beaucoup de protestants, à commencer par Luther, un rôle essentiel (au sens propre) dans
“l’économie du salut”, comme disent les théologiens. Le titre de “THÉOTOKOS” (“mère de Dieu”), qu’on trouve chez Alexandre d’Alexandrie dès 325 et proclamé officiellement
par le concile d’Éphèse en 431, paraît suffisamment fort (que peut-on ajouter de plus fort ?), et déterminant pour la reconnaissance de la divinité de Jésus (qui était le vrai
problème posé), pour que tous les autres titres et dénominations que les hommes ont pu inventer par la suite pour “honorer” Marie semblent parfois “poétiquement” jolis (et l’on pourrait bien,
souvent, retrouver les références “littéraires” de ces dénominations : psaumes, cantiques des cantiques, prières médiévales,…), mais théologiquement un peu faibles.


 


Reste la question qui vous choque —et je m’en excuse, car telle n’était pas mon intention— de l’Immaculée Conception. C’est un titre qui a une
histoire très bouleversée et très controversée depuis le VIIIe siècle jusqu’en 1854. Je confirme (consultez les ouvrages les plus sérieux sur Marie, ou sur saint Bernard) que ce
saint, qui était lui-même un dévot de Marie, trouvait ce culte discutable (en 1145) ; ainsi que saint Thomas d’Aquin d’ailleurs. Or, ni l’un ni l’autre ne figurent parmi les figures
“protestantes”. En outre, vous écrivez « Aucun saint catholique, AUCUN, n'est contre l'Immaculée Conception donc contre le culte Marial. NUL n'est même pas un "modéré" de la
chose. Autrement ils ne seraient pas des Saints, selon les critères catholiques ». Mais nous avons une religion de l’Incarnation, c’est à dire enracinée dans l’histoire. Le dogme ayant
été proclame en 1854, les “saints” antérieurs à cette date pouvaient donc —si vous le leur permettez— ne pas croire en l’Immaculée Conception et être des saints catholiques. En outre, le culte
marial ne n’est pas réduit pendant 19 siècles à l’Immaculée Conception.


 


Le raisonnement qui pourrait être  à la base du concept semble le suivant : dans sa maternité, Marie a “contenu” le Sauveur, Dieu fait homme, être
parfaitement pur. Le “réceptacle” de cette pureté ne pouvait être nécessairement que totalement pur lui-même. Ce qui
est un raisonnement conforme à la logique d’Aristote pour qui il faut qu’il y ait adéquation entre “contenant” et “contenu”. NB. : Aristote est resté la principale référence de la
“science” officielle de l’Église jusqu’au XVIIe siècle au moins, mais il n’appartient pas aux Écritures, ni même, à proprement parler, à la Tradition patristique.  


 


Si des chrétiens alimentent leur foi à ce culte, c’est bien. J’ai connu jadis, dans l’Ouest, un prêtre pourtant féru de théologie la plus contemporaine (à l’époque,
il lisait, en allemand, Hans Küng non encore traduit), et pour lui le dogme de l’Immaculée Conception était central, et tout le reste des dogmes s’écroulaient sans lui…


 


La piété est bonne dans la mesure où elle nous rapproche du Seigneur. Elle ne peut en dire toute la “Vérité” ; encore moins en tenir lieu. Ma remarque ne portait que
sur l’opportunité d’en faire un dogme 19 siècles après la mort de Jésus-Christ qui reste jusqu’à présent —officiellement dans l’Église catholique— le seul “médiateur” entre son Père
et nous. Je n’ai rien contre Lourdes, ni contre aucun sanctuaire marial ; je rappelle que cela reste du domaine des “révélations privées”, lesquelles —aussi estimables et reconnues soient-elles—
ne sont pas “de foi” en bonne théologie catholique.


 


Ma crainte, dans ce domaine, est la tendance à l’hyperlatrie vis-à-vis des saints, y compris de la Vierge Marie. Elle risque de créer comme autant de “dieux
secondaires” au détriment de la Majesté et de la Sainteté de notre Dieu trinitaire, révélé par Jésus. Si j’osais, je ferais remarquer que le Fils, qui a amour et respect pour sa mère
(jusqu’à la confier à Jean), la tient souvent à l’écart des “affaires de son Père”, lorsqu’il reste à Jérusalem, à 12 ans, ne veut se révéler à Cana, lorsqu’on vient lui dire que sa mère
le demande, etc. Le risque des excès de piété n’est pas imaginaire. Il me semble que saint Augustin, auquel vous vous référez, et que j’ai lu jadis, met en garde les Chrétiens contre les excès en
ce domaine [Cf. Encyclopédie Saint Augustin, Cerf, 2005, p. 1280-1282). 


 


Savez-vous qu’il y a même eu des courants, dans l’Église canadienne notamment, pour demander que soit reconnue par l’Église l’Immaculée conception de saint
Joseph ? et pourquoi pas de saint Anne et de saint Joachim, toujours à travers le même raisonnement ? Là encore, j’ai le plus grand respect pour saint Joseph, que notre époque oublie un
peu trop, mais restons monothéiste !


 


Vous vous doutez bien qu’il y aurait encore beaucoup à dire sur vos remarques, sur votre animosité contre les réformés (ne sont-ils plus nos “frères
séparés” ?), et peut-être contre l’Église catholique actuelle plus ou moins issue de Vatican II : il faudrait un ouvrage entier. Personnellement, j’en resterai fermement là.


 


Merci de votre bénédiction que je reçois fraternellement et, si vous le permettez, je vous souhaiterai, à mon tour, lumière et bonheur, surtout en cette période
d’Avent, où nous attendons un vrai grand miracle.


 


Albert OLIVIER


 













Castille 05/12/2008 21:40

Ainsi Saint Bernard trouvait inutile l'Immaculée Conception? Ciel!  Quelle étrange lecture fait-on de lui? J'ai entendu ailleurs que Saint Augustin recommandait de se passer de la Sainte Vierge comme d'une fioriture.Mais que faut-il attendre d'un courant religieux qui traduit "Je suis la servante du Seigneur".. par "Je suis la bonne du Seigneur". Pour Luther, Marie était, bonne, simple, humble, discrète, pieuse, mais surtout pas sainte. Arrrghh! Il s'étranglait rien que d'y penser. C'est pour cela que tout le reste est pollué.Pourtant Erasme, votre Erasme, écrivait en 1527, une Lettre de MARIE au Parti Evangélique:
 
….Vous voulez me chasser de vos temples ? Vous ne m’expulserez pas sans expulser aussi MON FILS, que je tiens sur mes genoux. Ou bien vous nous chasserez ensemble, ou bien vous devrez nous conserver tous les deux.
  
Erasme
Lettre de Marie au parti évangélique (1527)
Il est vrai que lorsqu'on rejette l'Immaculée Conception on rejette, de ce fait, la divinité du Christ.Ainsi Marie n'est pour vous que la Mère de Jésus, qui n'est que homme, fils de Dieu, mais pas DIEU LUI-MEME. Or Marie est MERE DE DIEU, car son Fils est DIEU autant que son PERE.Je plains vraiment le protestantisme. Vraiment. Je ressens très sincèrement une tristesse pour eux ce soir. Je vais prier la Sainte Vierge Marie pour vous, Marie l'Immaculée Conception, la Reine des Anges, Reine des Patriarches, Reine des Vierges, Reine de tous les Saints, Reine des Apôtres, Mère du Créateur, Mère du Sauveur, la Rose Mystiuqe, la Tour de David, la Tour d'Ivoire, Maison d'Or, Arche d'Allianc, L'Etoile du Matin, le Salut des infirmes (même de religion), le Refuge des Pécheurs, Consolatrice des Affligés, le Siège de la Sagesse qui gambadait près de Dieu quand Il créait le monde. Je vais prier la Vierge Clémente, la Vierge fidèle, pour vous. Car elle est la Mère du Bon conseil, elle est la Vierge digne de louanges, et elle sera la Cause de votre joie prochaine. Si vous l'aimez, car elle aime ceux qui l'aiment. Ne ratez pas ça. Soyez bon envers vous-même, donnez vous à Elle, comme un tout petit enfant, confiant dans sa Mère.Bonsoir mon ami.

G&S 06/12/2008 10:49



Castille, voici un petit texte qui vous montrera qu'Albert Olivier a, encore une fois, fait preuve de la plus grande rigueur dans ses écrits. Il s'agit des pages
209 et 210  d'un livre de 1770, dont on trouve le fac-simile en cliquant ICI :


 


HISTOIRE DE L’ÉGLISE DE LYON, -
Depuis son établissement par SAINT POTHIN,
dans le second siècle de l'Eglise, jusqu’à nos jours.
Par M. POULLIN DE LUMINA.


A LYON Chez JOSEPH-LOUIS BERTHOUD, Libraire,
rue Malpertuis, à la Minerve.
M. D CC. L X X.
AVEC APPROBATION ET PRIVILEGE DU ROI


CHAPITRE V


FALCO ou FALQUES, Doyen de l'Eglise de Lyon, fut élu pour succéder à Pierre en 1139, dès qu'on eut appris les nouvelles de sa mort en Syrie. Saint Bernard, dont il
avoit appuyé le sentiment contre celui de son Archevêque, dans l'affaire du Moine de Cluny, élu à l'Evêché de Langres, lui ayant dès-lors voué une amitié tendre, se chargea de solliciter fa
confirmation auprès du Pape Innocent II. Dans la lettre qu'il lui écrivit à ce sujet, il s'étend fur les louanges, apparemment méritées, du nouvel élu, avec un zèle qui fait voir avec quelle
ardeur il embrassoit ses intérêts. « Il a été appellé au Sacerdoce, dit-il , Epît. 171. par Dieu lui-même, comme le fut autrefois Aaron : le concert a été si unanime entre tant de suffrages
différents, que bien loin qu'on y ait remarqué la moindre contradiction, on a vu au contraire un chacun s'empresser de lui donner sa voix, comme s'il eût été inspiré ; c'est l'effet
non-seulement de la générosité de son âme & de la noblesse de son sang, mais encore de son intégrité, de l'honnêteté de ses mœurs & de la profondeur de sa science, qui ont si bien établi
sa réputation que la dent de ses ennemis ne sauroit par où l'attaquer. » Ce fut de son temps que les Chanoines de l'Eglise de Lyon commencèrent à célébrer la fête de l'Immaculée
Conception de la Vierge, dévotion introduite par saint Anselme de Cantorbéry, dans le temps de son séjour en cette Ville. Il avoit composé, en faveur de cette opinion, un Traité, qui roule tout
entier sur ce principe : « Qu'une Vierge destinée à être la Mère d'un Dieu, devait avoir une sainteté & une pureté la plus grande qu'on puisse imaginer après celle de Dieu même.
»


Cette nouveauté excita contre elle le zèle de saint Bernard, qui, comme on l’a pu déjà remarquer, étoit alors l'Oracle de la Chrétienté. Il écrivit aux Chanoines
de Lyon, & il leur témoigna sa surprise de ce qu'une Eglise, aussi ennemie des nouveautés que la leur, ait pu démentir son caractère, en introduisant une fête inconnue à l'antiquité, &
qui n'a nul fondement dans la tradition. « Sommes-nous, dit-il, plus savants & plus dévots que nos pères ? N'est-ce pas une présomption dangereuse que de prétendre être plus prudents
& plus éclairés qu'eux ? La nouveauté est la mère de la témérité, la soeur de la superstition, & la fille de la légèreté » & il conclut en disant que le privilège d'être conçu
sans péché n'appartient ni à Jérémie, ni à Jean-Baptiste, ni à Marie elle-même ; mais qu'il a été réservé à Jésus-Christ seul, qui a été formé dans le sein de sa Mère par l'opération de
l'Esprit saint. Malgré les efforts de saint Bernard, cette dévotion continua d'être pratiquée dans cette Ville, & a été adoptée depuis par toute l'Eglise.


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Il y a bien d'autres sources, que je vous laisse le soin de trouver en quelques clics sur Google.


Je vous rappelle aussi que l'Eglise a vécu 18 siècles sans ce dogme et qu'elle ne croyait pas pour autant que Jésus n'était pas Dieu.


Parmi les qualificatifs de Marie que vous avez cités je suis réservé sur le "siège de la Sagesse qui gambadait", que je ne connaissais pas.


Et j'aime par-dessus tout Marie "goutte d'eau de la mer" que nous a fait découvrir René Guyon et qui devrait être le seul utilisé, car c’est, simplement,
son nom.


Bien fraternellement dans le Christ.


G&S