Catholiques et protestants : réconciliation autour de Marie ?

Publié le par Garrigues et Sentiers

 

UN LIVRE

Le Groupe Œcuménique des Dombes* en 1999, fait paraître un ouvrage : Marie dans le dessein de Dieu et la communion des saints, dont le texte est le fruit de rencontres s’échelonnant de 1991 à 1997. Pas moins de vingt prêtres et autant de pasteurs participèrent à l’élaboration du texte. Deux documents l’avaient précédé : Pour la communion des Églises (1988) et Pour la conversion des Églises (1991).

Le simple rappel des titres précédents dévoile la tonalité avec lequel sera abordé le thème de la Vierge Marie , sujet longtemps tabou dans le dialogue œcuménique. C’est de communion et de conversion qu’il s’agit dans cet ouvrage. Les deux parties de son parcours, Une lecture œcuménique de l’histoire et de l’Écriture et Les questions controversées et la conversion des Églises, loin de se juxtaposer s’interpellent l’une l’autre.
Pour les auteurs, c’est à partir d’une lecture commune de l’histoire et de l’Écriture que pourra être envisagé, voire surmonté, le contentieux qui demeure entre les Églises et que sera proposé dans un ultime chapitre des démarches spécifiques de conversion aux chrétiens des différentes Églises.
Le titre de l’ouvrage positionne Marie au carrefour de deux axes, l’un vertical et l’autre horizontal. Marie dans le dessein de Dieu situe la place de Marie dans le mystère du Salut en raison du lien de parenté unique avec son Fils. Marie dans la communion des saints la resitue à sa place au milieu de tous les saints de tous les temps que sont les fidèles : la mère de Dieu est la sœur des croyants. Un seul et même salut est à l’œuvre dans le mystère de l’Incarnation et dans l’universalité de la Rédemption. Marie , par sa situation unique, en est le témoin et le manifeste.

Le groupe a toujours pu travailler dans la sérénité, nous précisent dès l’introduction les coprésidents, le pasteur Blancy et le père Maurice Jourjon, car il a su faire la différence, tout au long de son travail, entre ce qui requiert la foi  et ce qui relève de la dévotion : « Il n'est pas moins important de distinguer la liberté de la dévotion, dans les limites de la règle de foi, de l'unique nécessaire, dont la Confession d'Augsbourg (1530-1580) rappelle le “ Satis est ”, ce qui suffit pour qu'il y ait Église et unité ecclésiale : la prédication droite de l'Évangile et l'administration fidèle des sacrements. La “ hiérarchie des vérités ” de Vatican II rejoint pour une large part la même préoccupation. » (p. 14)
De plus, précisent-ils, c’est une fraternité tissée au fil des ans et doublée d’une vie spirituelle (à l’Abbaye des Dombes) qui a permis un travail rigoureux, avec des débats soutenus et des confrontations des convictions.

Le point de départ de ce travail se situe dans les confessions de foi commune du Symbole des apôtres et du Credo de Nicée-Constantinople. Pour les auteurs, le regain désordonné de la piété mariale tout autant que l’ignorance exacerbent au lieu d’apaiser les tensions qui demeurent à l’endroit de Marie. Il s’agit donc pour chacun de se mettre ensemble à l’écoute de sa propre Tradition en y repérant les écueils et les excès possibles, d’oser nommer sereinement les controverses obstacles à la communion pour inviter à un chemin de conversion tant du côté catholique que protestant, tout cela s’enracinant dans l’expression commune de la foi. La connaissance d’une part et l’ouverture à l’autre d’autre part, chacun dans sa propre tradition mais sensible à la nécessaire conversion pour la réconciliation, sont selon moi les attitudes fondamentales qui sous-tendent cet ouvrage.

La démarche du livre est donc la suivante : les témoignages de l’histoire et une lecture commune de l’Écriture sur Marie est première, la deuxième étape consistant à exprimer tout ce qui unit dans une même expression de foi à travers les 3 articles du Credo où l’on confesse ensemble Marie créature du Père, mère du Fils et appartenant à la communion des saints qu’est l’Église. C’est dans ce cadre que seront relus les témoignages de l’Écriture. La troisième étape abordera les 4 principaux dossiers de divergence pour, dans un ultime chapitre, proposer des jalons de conversion confessionnelle afin que Marie ne soit plus pierre d’achoppement entre chrétiens.
Si les prêtres et pasteurs auteurs du livre invitent à la suite du concile Vatican II les catholiques à une conversion du culte marial – « l’authentique doctrine catholique aurait dû éviter les excès de la dévotion mariale » – les protestants quant à eux sont invités à s’interroger sur la place de Marie dans la louange et la prière chrétienne : « Qu’est ce qui empêche qu’un protestant chante joyeusement dans la foi la place que le Credo attribue à Marie (Luc 18,16 ; Actes des Apôtres 8,36)... puisse encore louer Dieu pour ce qu’il a donné à Marie d’être et de faire... veille à ce que cette acclamation évangélique soit toujours une proclamation du mystère de l’incarnation et du salut : que rien ne soit attribué à Marie “ la mère ” qui appartient en propre à son Fils, mais aussi que rien ne soit dénié à Marie dans la communion des saints …. ? »

Le plan présenté le signifie déjà : un travail rigoureux est entrepris, qui va bien au-delà d’une réduction de la piété mariale chez les catholiques et de la restauration de  la figure de Marie dans la piété protestante ; « l’enjeu œcuménique consiste en un nouveau regard sur les divergences qui demeurent notamment sur la dogmatisation de la place de Marie dans l’œuvre de salut » n° 316. Aussi faut-il oser les aborder, ce que les auteurs font avec courage et bienveillance fraternelle.

LES CONVERSIONS DOCTRINALES NÉCESSAIRES

Bernard Picinbono dans son article Marie vue par un protestant, a bien pointé ces divergences doctrinales autour des deux dogmes catholiques récents. J’ai fait le choix de citer de larges extraits des propositions des auteurs sur ces obstacles actuels à la communion.

La conversion catholique

En ce qui concerne les catholiques une conversion d’attitude, certes, mais aussi doctrinale, est souhaitée.

Le n° 296 affirme : « Sur le plan dogmatique, la proclamation des dogmes de l'Immaculée Conception et de l'Assomption concerne la seule Église romaine qui les a formulés. Dans la mesure où cette Église s'estime engagée par ses propres déclarations sur la “ hiérarchie des vérités ”, elle devrait  reconnaître que ces deux dogmes, puisqu'ils n'appartenaient pas à l'expression commune de la foi au moment des séparations, ne peuvent obliger les autres chrétiens ».
En effet, l'affirmation de la “ hiérarchie des vérités ” à Vatican II ne permet plus de tenir, sans y mettre bien des nuances, certaines affirmations antérieures. Sans doute la foi est-elle toujours la même en tant qu'elle répond à l'autorité de Dieu se révélant. Mais, outre la dimension historique et humaine de leur transmission, certaines affirmations sont tellement centrales qu'elles tiennent au symbole de foi lui-même ; les autres sont subordonnées aux premières. Les affirmations de la foi constituent un corps complexe dans lequel une hiérarchie existe et où des évolutions réelles sont repérables. »

N° 297 : « L'Église catholique ne peut en effet considérer aujourd'hui les Orthodoxes et les protestants à l'instar des catholiques qui auraient éventuellement refusé ces définitions et auxquels elle adressait de graves avertissements. Elle pourrait exercer à l'égard de ces frères chrétiens la même attitude de prudence et la même charité qu'elle a manifestée au cours des longs siècles de débats théologiques sur la question. Ce qui n'a pas été un problème de foi mais d'opinion théologique dans l'Église pendant dix-neuf siècles ne saurait être estimé au XXe comme un point séparateur. N'oublions pas qu'un maître spirituel comme saint Bernard et qu'un maître en théologie comme saint Thomas d'Aquin gardent toute leur autorité dans l'Église catholique et sont toujours considérés comme des témoins d'une foi complète après la définition de 1854, même s'ils se sont prononcés à leur époque contre l'Immaculée Conception. N'oublions pas non plus que le pape Alexandre VII en 1661, dans son bref Sollicitudo, interdisait aux partisans et aux adversaires de l'Immaculée Conception de s'attaquer et de s'anathématiser. L'attitude catholique ne devrait-elle pas rester celle-là à l'égard des Orthodoxes et des protestants ? La pleine communion supposée retrouvée entre les Églises demanderait alors qu'un nouveau dialogue s'engage sur ces sujets. »

Un point d’accord possible est alors proposé (n° 298) « L'Église catholique ne ferait pas de l'acceptation de ces deux dogmes un préalable à la pleine communion entre les Églises. Elle demanderait seulement aux partenaires avec lesquels elle renouerait cette communion de respecter le contenu de ces dogmes, de ne pas les juger comme contraires à l'Évangile ni à la foi, mais de les considérer comme des conséquences libres et légitimes d'une réflexion de la conscience catholique sur la cohérence de la foi. »
Les auteurs posent le mot de réconciliation et proposent même des propositions concrètes : « Pour préparer une telle réconciliation, l'Église romaine, à l'écoute des réticences des autres Églises et confessions chrétiennes, ne devrait-elle pas s'efforcer de présenter une catéchèse de ces deux dogmes plus attentive au témoignage de l'Écriture ? Cette catéchèse devrait constituer une pédagogie de la foi pour la piété populaire » (n° 298).

C’est au même principe de « hiérarchie des vérités » que le Groupe des Dombes fait appel quant à la virginité perpétuelle de Marie (n° 301) : « [Il est possible d’évoquer semblablement ce principe] si l'on considère son rapport “ au fondement de la foi chrétienne ” et à une attestation claire et ferme dans l'Écriture, la foi de nos frères protestants en la divinité de Jésus Christ “ conçu de l'Esprit saint et né de la Vierge Marie  ” demeure le point essentiel. Néanmoins, il s'agit là d'une conviction de foi de l'Église ancienne, exprimée dans toutes ses liturgies qui donnent à Marie le titre de “ toujours vierge ”, reconnue dans l'unanimité par les Églises locales avant la rupture du XVIe siècle, reconnue également par les premiers Réformateurs. Ce fait de tradition empêche d'appliquer purement et simplement à cette difficulté les mêmes principes de solution que pour les deux dogmes catholiques “ modernes ” ».

N° 302 : « La question qui se pose alors est de savoir si le fait que de nombreux protestants n'acceptent pas la virginité perpétuelle de Marie est ou n'est pas un obstacle à une appartenance à la même Église, baptismale et eucharistique. Bien que nous penchions vers la seconde hypothèse, nous reconnaissons que le dialogue interconfessionnel devrait encore être approfondi à ce sujet. »

La conversion protestante

N° 325. « Le théologien luthérien Piepkorn s'exprimait ainsi en 1967 : “ À la faveur de la maturation de certaines intuitions ecclésiologiques catholiques romaines qui ont trouvé leur expression initiale et séminale dans Lumen Gentium et Unitatis Redintegratio, le jour pourrait venir où l'on admettrait et reconnaîtrait que toute l'Église n'a pas été consultée avant 1854 et 1950, que toute l'Église n'a pas concouru ni consenti à ces définitions, et que, quel que soit le degré de leur validité canonique pour ceux qui acceptent l'autorité de l'évêque de Rome, elles demeurent des questions ouvertes pour toute l'Église. ”
À cette époque, une telle perspective était encore estimée par son auteur comme une solution inacceptable pour des catholiques romains. Trente ans de dialogue œcuménique montrent que l'appréciation de cette difficulté a considérablement évolué, comme le manifeste la parole de conversion de la partie catholique (cf. n° 298 préalablement cité). Cette situation nouvelle constitue un appel à la partie protestante et nous permet de prendre la position suivante. »

326 : « Si les protestants du Groupe des Dombes ne peuvent recevoir l'Immaculée Conception et l'Assomption de Marie comme appartenant à la foi de l'Église, en particulier parce que ces dogmes ne sont pas attestés dans l'Écriture, ils sont néanmoins sensibles à leur valeur symbolique et acceptent que leurs frères catholiques les considèrent comme dogmes de foi. Si l'on tient compte de ce que nous avons dit sur la coopération et la justification par la grâce seule (cf. n°s 214-227), nous sommes en mesure d'affirmer que l'interprétation de ces dogmes ne comporte plus rien qui soit contraire à l'annonce évangélique. En ce sens, ces dogmes n’engendrent pas de divergence séparatrice. Les protestants du Groupe estiment pour leur part qu'un retour à la pleine communion qui maintiendrait de chaque côté une liberté respectueuse des positions du partenaire est tout à fait envisageable. »

Quand à la virginité perpétuelle de Marie, au n°327 : « en ce qui concerne le titre reconnu à Marie de « toujours vierge », les protestants restent respectueux à l'égard d'une affirmation qui appartenait à notre foi commune avant la séparation, qui n'a pas été mise en cause au moment de cette séparation et qui fait partie de la foi du plus grand nombre de leurs frères chrétiens. Quelles que soient les difficultés, ils ne renoncent pas à considérer Marie comme la vierge par excellence, titre qui lui convient toujours en raison de la conception virginale de Jésus. »

C’est donc bien d’un parcours qu’il s’agit, qui comme les sentiers des garrigues (!) sont à découvrir et non à décrire. Comme nous venons de le lire, les points de désaccord sont longuement étudiés mais il importe, selon les auteurs, de les débarrasser « des différents malentendus qui les grèvent encore aujourd’hui et d’en diminuer le poids en cherchant toujours à aller au plus près de la compatibilité des points de vue. Nous nous sommes longuement interrogés pour savoir si et dans quelle mesure ils étaient suffisamment sérieux pour toucher au “ fondement ” de notre foi » (n° 334). Et aux auteurs d’affirmer : « compte tenu des propositions de conversion, nous ne considérons plus comme séparatrices les divergences relevées. Nous ne trouvons plus au terme de notre réflexion – historique, biblique et doctrinale – d’incompatibilités irréductibles, en dépit des réelles divergences théologiques et pratiques ».

Avec sagesse, le Groupe des Dombes conclut : (n° 337) : « Tout est-il réglé pour autant ? Certainement pas. Mais le critère commun, c'est que Marie ne soit jamais séparée de son Fils et que la “ servante du Seigneur ” pour qui “ Le Tout-Puissant a fait de grandes choses ” glorifie en son Fils son Sauveur et le nôtre. Nous contemplons le Christ dans le mystère même de la croix. Selon saint Jean, tout fut “ accompli ” après que Jésus eut confié l'un à l'autre sa mère et son disciple. Trouvant ainsi Marie présente au dessein de Dieu et à l'origine même de la communion des saints, nous croyons être appelés les uns et les autres, avec la nuée des témoins de l'histoire du salut, à une permanente conversion à Jésus, le Christ, “ conçu du Saint-Esprit et né de la Vierge Marie  ” ».

Écrivant cet article au cours de « la » semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2007, j’ai aimé parcourir cet ouvrage, fruit de l’Esprit chez des hommes qui ont au cœur le désir de travailler sans relâche à cette unité pour laquelle Jésus a tant prié, et qui n’ont pas ménagé leur peine, pendant près de… 300 semaines.

Nathalie Gadéa

 
Le Groupe Œcuménique des Dombes, fondé en 1937 par l’abbé Couturier et le pasteur suisse Baümlin, réunit une quarantaine de théologiens ; il s'est longtemps réuni à l'abbaye cistercienne Notre-Dame des Dombes (photo), qui lui a donné son nom. Il s’est donné entre autre pour tâche, pendant plus de dix ans, de réfléchir de façon constructive sur les « pierres d’achoppement » mariales entre Catholiques et Protestants.
 

Publié dans DOSSIER MARIE

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nash 01/07/2010 01:06



Jésus a-t-il eu des frères et des sœurs ? Beaucoup de catholiques vous diront que non, parce que la plupart de ceux-là ne lisent pas la
Parole de DIEU, pourtant, lorsque vous êtes un lecteur (même novice) de la parole de DIEU, il est évident que Marie a eu d'autres enfants en dehors de Jésus:



Jésus a un "frère" qui s'appelle Jacques. (Marc 6:2-3; Marc 15:40; Marc 16:1)


Paul le confirme dans Galates 1:19. Si frère a le sens de disciple ou frère en Christ,
Paul aurait simplement dit "Jacques notre frère" !


Dans Jean 7:3 et Actes 1:13-14, on
fait une parfaite distinction entre "frères" et "disciples", il n'est donc plus question d'attribuer une autre signification au mot frère, car frère ici c'est frère de sang…


Il ne s'agit pas de l'autre Jacques, puisque celui-ci se fait tuer beaucoup plus tôt avant que Paul ne voie Jacques, frère du
Seigneur(Actes 12:2).


Joseph n'a pas eu de rapports avec Marie avant la naissance de Jésus certainement, mais il en a eu après! (Matthieu 1:25).


Jésus est le "premier-né"! oui! Le premier né d'une famille de plusieurs enfants (Luc
2:7).



Prenez plutôt le temps de lire et d'examiner ces versets et tous ces épitres, il en ressortira tout de suite une vérité évidente: La vierge
Marie que les cathos prient n'est pas la mère de Jésus!!!!! Et même si elle le fût, ceci est une interdiction proclamée par DIEU en Deutéronome
18:10-11, celle qui consiste à invoquer les morts !


Je sais que je passerai pour un fou aux yeux des Cathos, mais je sais aussi que le vrai AMOUR se trouve dans la VERITE! Si je continue de vous
cacher une vérité, je ne mérite même pas de prononcer le nom de Jésus. Il est important que chacun de nous tire la PLEINE PUISSANCE de l'AMOUR de DIEU ! Et cela ne peut être exaucé que si
chacun demeure en lui et que ses parole demeure en nous (Jean 15 :7)


Que DIEU vous bénisse!



G&S 01/07/2010 10:10



Ce sujet très controversé est traité dans bien des forums sur Internet !
Nous publions votre commentaire comme pièce au "dossier" en espérant que d'autres lecteurs de notre blog vous répondront...
Cela dit, nous sommes certainement tous d'accord avec vous quand vous écrivez : "le vrai AMOUR se trouve dans la VERITE" ! Mais vous savez qu'un autre, bien connu, a dit à Jésus  :
"qu'est-ce que la Vérité ?" (Jean 18,38) et n'a pas eu de réponse.
Jésus est la Vérité ; ses fidèles non.
Restons modestes.
Que le Seigneur vous bénisse et vous garde.
G&S



Castille 27/11/2008 17:55

............le jour pourrait venir où l'on admettrait et reconnaîtrait que toute l'Église n'a pas été consultée avant 1854 et 1950, que toute l'Église n'a pas concouru ni consenti à ces définitions,..........(en 1967, et encore de nos jours)
Là où il est question de l'Immaculée Conception, de la Vierge Marie, pourquoi un catholique -en l'occurrence l'Eglise- aurait-elle du consulter le protestantisme pour établir Ses propres dogmes? Où devrait-on s'arrêter dans la consultation des autres cultes?
Avant 1854 et 1950, l'œcuménisme tel qu'on l'entend de nos jours, n'existait pas et ces dialogues impossibles n'étaient pas de mise. N'oublions pas que le sens original d'œcuménisme pour le Sauveur, c'est de voir tous rejoindre les Vérités du Catholicisme,  qui est l'Eglise de Dieu-Trine, qui est La Voie, la Vérité, la Vie.
Ces vaines passerelles que l'on cherche à établir, où l'Eglise Catholique se dissout de plus en plus chaque jour, ne seront jamais empruntées par ceux des fidèles sachant distinguer parmi les prêtres, les authentiques, les forts restés fidèles à l'Esprit catholique, et les faibles, les timorés qui se délayent jour après dans des concessions fatales à LA foi.
Pour prestigieuse que soit une autorité de mon Eglise, elle cessera de l'être dans mon cœur et mon esprit, même si je ne le crierais pas sur les ondes, le jour où elle me recommanderait d'écouter le protestantisme "tempérer" ma dévotion à Marie.
Car cette différence faite en "foi et dévotion" semble cacher une autre qu'on entend aussi parfois, entre "raison et folie" (hystérie en fait). Nul ne s'y trompe, pour peu qu'il ait glissé sa main puérile et confiante dans celle de Marie justement.
Je maintiens, avec Joseph de Maistre que, La vérité étant intolérante de sa nature, professer la tolérance religieuse, c’est professer le doute, c’est-à-dire, exclure la foi.
Avec mes civilités,
Castille Castillac