Jérusalem, capitale de qui ? Jérusalem, capitale de quoi ?

Publié le par Garrigues et Sentiers

Ou Jérusalem … capitale de rien – ce rien que produit toujours, immanquablement, une lecture littéraliste des Ecritures.

Une lecture qui n’interroge pas la lettre pour interpeller le sens apparent qui s’y forme et pour explorer les failles que recèlent les sens déjà énoncés ; et pour faire ressortir du texte une parcelle de signification qui s’y découvre ou qui y surgit – fût-elle insolite autant qu’incertaine.

Une lecture qui se prend donc au pied-de-la-lettre. Faute de se tenir en alerte devant ce qui lui paraîtrait par trop intelligible, et faute de soupçonner que le iota et le trait de lettre n’ont été déclarés imprescriptibles que pour se prêter sans fin à l’exercice de la construction-déconstruction du signifié et du signifiant.

Et qui se réfute ainsi elle-même en ce que la lettre mémorisée sur laquelle elle refermera le livre, et dont elle formera sa certitude – « Dieu dit que … », « Dieu commande que … », « Dieu promet que … » -, est la lettre dont il nous a été dit qu’elle tue par opposition à l’esprit qui vivifie. Cet esprit qui hors l’expérience mystique qu’il peut offrir en partage à ses élus, ne se rencontre que dans le questionnement et le doute qui sont les dons ordinaires qu’il dispense.

Que cette lecture au pied-de-la-lettre soit œuvre de mort, quelle preuve plus irréfutablement violente pourrait-il nous en être apportée que par le constat qui acte que tous les fanatismes procèdent d’un littéralisme - au point que ‘’fondamentalisme’’ et ‘’fanatisme’’ sont devenus pour nous des arriérations quasiment synonymes.

Et quelle illustration plus accablante nous en est-il donné que par la confrontation inépuisable des légitimités dont Terre d’Israël et Etat palestinien et, plus exemplairement sans doute encore en ces temps-ci, Jérusalem des Hébreux et Jérusalem de l’Islam, sont le champ de collision.

Ces revendications antagonistes sur Jérusalem n’interpellent-elles pas le monde judéo-chrétien en le renvoyant à une submersion de l’esprit par la lettre prise à son premier degré de lecture ? Une interpellation qui en appelle contre les contenus du croire qui se sont forgés dans l’infirmité constitutive du littéralisme : celle qui lui rend inaccessible que l’esquisse de l’esquisse d’une vérité ne pourra jamais s’entrevoir qu’au septième degré de lecture.

Pour qu’il existe une chance que cette interpellation prospère, ne faut-il pas d’abord abandonner (et invalider) la référence à une "Jérusalem terrestre" – celle-ci fût-elle conçue en contrepoint d’une "Jérusalem céleste" ? Au bénéfice d’une représentation exclusive de toute confusion du spirituel et du temporel. Et dire ainsi que Jérusalem est une - et une non pas en tant que ville inscrite dans une géographie et positionnée par les cartographes, mais en ce qui l’érige entièrement en composante du projet de la création et en figuration de l’accomplissement ultime des temps de notre monde.

Au regard de ce projet et dans la perspective de cet accomplissement, l’historicité de Jérusalem n’importe pas davantage que celle attribuable à Abraham ou à Moïse, à la servitude en Egypte et à un périple libérateur à travers la Mer Rouge et le Sinaï, à la construction du premier Temple et à la splendeur du règne de Salomon. Ce qui recèle du sens, c’est la somme des signes additionnés sur la longue durée dans une œuvre composite. Et non l’histoire dans laquelle cette œuvre met une promesse et un enseignement en situation, ni les histoires dont elle a recouvert son corpus spirituel et messianique. 

Ramener Jérusalem au statut d’une capitale, ou assimiler le ‘’peuple d'Israël’’ à l'Etat d'Israël, est-ce ainsi finalement autre chose qu’instituer une confusion irréparable entre une allégorie spirituelle et sa réduction en un lieu figuré sur la planisphère et dans un temps particulier de l’évènementiel attaché à ce lieu ? Et autre chose qu’infirmer une métaphore qui concentre en elle l’espérance consubstantielle à l’Alliance et l’intelligence du cheminement de cette Alliance ?

Jérusalem métaphore de l’apothéose annoncée à la consommation des siècles et, conjointement, de la longue marche élective des nations concourant à la construction et à l’achèvement de notre monde, ne se pénètre pas en s’arrêtant à des songes et à des légendes - fussent-elles sublimes. A l’instar de l’interprétation que réclament, si l’on vient à les questionner, la fronde de David, la chevelure de Samson ou le ventre de la baleine de Jonas, la Jérusalem-symbole requiert un niveau d’explication plus exigeant - une intellection plus haute - que celle qui prête à la transcendance d’avoir un jour posé le doigt sur une petite ville cananéenne qui n’avait a priori rien de particulier. Sauf à se servir des mots, pris tels qu’ils viennent, comme les fabricants d’idoles le font du bois, du bronze ou de l’or, et de tout autre matériau brut dont sont fabriquées les idoles.

Et sur ce mot, sur ce nom de Jérusalem, s’interdire la découverte, sous le couvert de "sens uniques", de significations infinies ne participe-t-il pas du péché contre l'esprit ? Contre l'esprit de questionnement qui, de millénaire en millénaire, vivifie la singularité du monothéisme juif, indissociable de la quête de sens en laquelle réside le ressort intuitif et la respiration même du judaïsme et, qui sait, jusqu'à sa raison d'être pour l'humanité. L'assignation au questionnement s'étendant, eût-elle de longue date cédée chez beaucoup aux disciplines de la foi, aux fils qui se sont crus ‘’séparés d'Israël’’ nonobstant leur communauté d’élection.

Jérusalem partage avec d’autres figurations le même concept spirituel : celui que transcriraient dans notre contemporain le Point Omega et, inclusivement, la trajectoire qui s’y conclut. Si l’on cesse de s’attacher à cette dimension conceptuelle et aux hachures du temps qu’elle efface, Jérusalem n’est plus qu’un enjeu géostratégique. De même le Troisième Temple ne renverra plus qu’à l’objet d’un concours d’architectes. Et le peuple juif s’effacera derrière l’entité génétique dans laquelle une ‘’science’’ racialiste a voulu l’identifier et circonscrire l’exécration qu’elle lui portait – au demeurant une déviance parallèle a entraîné des savants sionistes sur la même piste génétique parce que les identitarismes qui convoquent la biologie se retrouvent, a minima, dans des chimères identiquement construites.

Il va de soi que ni l‘universalité de Jérusalem, ni la réunion-intégration en Israël qui a déjà été engagée par les nations, et qui s’est successivement opérée par des siècles de conversions multipolaires et d’exodes de peuples divers, n’empêchent de concevoir la passion charnelle éprouvée pour la terre d’Israël. Et pas davantage de se représenter la vénération des ‘’lieux de mémoire’’ inscrits dans cette terre.

Mais cette passion et cette vénération n’ont pas le pouvoir d’occulter que seuls les signes contiennent et contiendront le sens du récit que nous sommes appelés à écrire dans l’œuvre créatrice. Qu’au « Tout est grâce » de Bernanos répond le « Tout est spirituel » qui s’imprime en sous-titre du premier et du second Testament. Et que tout ce qui nous rend impénétrable le langage de ces signes nous amène à assumer une contradiction qui touche au plus central du croire : ce n’est pas la foi qui élève – elle n’est qu’un rapprochement parmi d’autres de la transcendance -, mais l’Esprit et lui seul.

Reste une interpellation envers nous-mêmes : pour répondre à cette contradiction, ne faudra-il pas se ranger à l’idée que l’Esprit est dispensé autant au croyant qu’à l’incroyant - au tenant des dogmes autant qu’au théologien rebelle ou qu’à l’essayiste téméraire ou au philosophe athée - pour que soifs d’entendement et dons parcimonieux de lumière aident, les jours venus, à produire davantage de clairvoyants et de justes.

Didier Levy 

Publié dans Signes des temps

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Marc Durand 01/02/2018 11:31

J'ai beaucoup aimé l'article de Monsieur Levy qui appelle à l'intelligence des textes, intelligence qui passe par le doute et la lecture à de multiples degrés. Puis le débat qui s'est engagé a introduit une polémique sur l'historicité, sur les signes, sur le statut de Jérusalem.
Je ne rentrerai pas dans une polémique sur l'historicité de divers événements, par incompétence mais de plus il me semble que l'important est la lecture que l'on en fait et ses conséquences actuelles, que ces faits soient avérés ou qu'ils appartiennent à la mémoire des peuples comme Moïse ou Abraham ont toujours appartenu à la mémoire d'Israël, quelle que soit leur réalité.Et je reprends ce passage de l'article:
"Il va de soi que ni l‘universalité de Jérusalem, ni la réunion-intégration en Israël qui a déjà été engagée par les nations, et qui s’est successivement opérée par des siècles de conversions multipolaires et d’exodes de peuples divers, n’empêchent de concevoir la passion charnelle éprouvée pour la terre d’Israël. Et pas davantage de se représenter la vénération des ‘’lieux de mémoire’’ inscrits dans cette terre."
Il est nécessaire de reconnaître " la passion charnelle éprouvée pour la terre d’Israël". Le Juif de l'autre bout du monde l'éprouve, c'est une donnée fondamentale qui dépasse même sa foi (combien de Juifs croyants en Israël et dans le monde?). Même si ce n'est pas la même passion, les chrétiens sont attachés à Rome, siège de Pierre, à Jérusalem parce qu'héritiers des Juifs et comme lieu de la fin de Jésus...ou à Lourdes pour ceux qui sont attachés au culte marial. Les musulmans sont attachés à La Mecque et à Jérusalem, et cet attachement est tout aussi légitime que celui d'Israël ou celui des chrétiens. Il y a toujours eu des Juifs à Jérusalem conquise par eux voici 3000 ans, mais les Arabes y sont arrivés au 7ème siècle, à la force de leurs armes tout comme Israël avant, quant aux chrétiens ils ont aussi occupé le tombeau du Christ (c'était la version officielle) par les moyens guerriers. Il serait temps que ces trois groupes trouvent une autre légitimité de leur attachement que celui de la force des armes!
Il faut s'attacher au sens sans se laisser bloquer par les signes, au spirituel sans être englué dans le matériel, le concret. Mais les signes, le concret, le matériel sont importants car nous vivons non seulement de l'Esprit, mais dans nos corps. Notre expérience spirituelle est ancrée dans notre vie physique, dans nos relations humaines, dans nos attachements à des lieux et à des faits concrets. Cela légitime le "désir de Jérusalem" vécu par deux milliards d'humains.
Jérusalem, symbole de Celle à venir, est donc au centre d'un attachement viscéral de trois groupes humains, tant qu'on ne respectera pas cela il n'y aura pas de paix. Il n'est pas besoin d'être "ultra-gauchiste" pour ne pas apprécier l'affirmation de Monsieur Trump ou celle de Monsieur Valls qui mettent de l'huile sur le feu (dans des buts bien différents mais pas plus respectables). Ils font semblant de croire que le statut de capitale de Jérusalem n'est que le constat d'une réalité politique intérieure à un Etat, alors qu'ils savent très bien que le poids des mots va bien au-delà, concrètement pour dénier aux musulmans la légitimité de leur " passion charnelle éprouvée pour" Jérusalem. Ce n'est pas parce que la "communication" très efficace de puissants lobbies assène que Jérusalem est la capitale que cela doit être vrai.
J'en reviens alors à l'essence de l'article de Monsieur Lévy qui insiste sur le sens et le spirituel, seule voie pour arriver à la Paix.

Marc Durand

Robert Kaufmann 27/01/2018 14:03

Vraiment, monsieur Levy, vous me surprenez !

S'il y a des passages dans les Ecritures qui peuvent être considérés comme symboliques ou de l'ordre de la parabole pédagogique, les trois révoltes juives dont celle de 66 à 73, aboutissant à la destruction du temple et une première expulsion des Juifs de Judée et celle de Bar Kokhba de 132 à 135 se terminant par la chute de Massada et une deuxième expulsion sont des faits historiques avérés. D'ailleurs rappelés par plusieurs historiens romains de l'époque.
Quant au" prosélytisme" juif, cela peut prêter à rire dans la mesure ou le Juif "orthodoxe" se considère toujours avec fierté membre du Peuple Elu et ne cherche en rien à convertir les "goys"….
Il ne faut pas confondre les Juifs que l'on pouvait trouver hors Israël, ici ou là, et même en pays berbère, avant JC, souvent négociants ou artisans, comme on trouvait des Grecs, des Syriens, des Maltais… et ceux, infiniment plus nombreux, issus des expulsions suite aux révoltes dont on a parlé. Notamment les fameux Khazars, Juifs réfugiés dans le Caucase ayant formé une communauté.
En parlant de prosélytisme juif tout autour de la Méditerranée et au-delà, si vous voulez parler des Juifs disciples de Jésus (tel Paul), il est bien vrai que c'est le début de l'Eglise missionnaire. Ça dépend à partir de quand on peut commencer à les appeler Chrétiens. Le débat n'est pas clos. Voir l'historien Dan Jaffé, orfèvre en la matière.

Sur le plan génétique , il est vrai que les biologistes ont parlé un temps du chromosome Y, commun aux Juifs et aux Arabes, et pour cela appelé "chromosome d'Abraham". Il est vrai aussi que des progrès prodigieux ont été réalisés ces dernières années dans l'analyse fine de l'ADN. On nous dit que pour des descendants d'esclaves noirs d'Amérique, on est capable aujourd'hui de leur dire de quelle région d'Afrique était issu leur ancêtre…

Levy 29/01/2018 17:09

"Faits historiques avérés" ... Les faits, les sources, les témoignages et les récits ne valent que soumis à examen, à analyse, à mise en perspective. Non pour valider une croyance, ou une revendication tirée de celle-ci, mais pour tenter de dégager une vraisemblance dans une représentation contemporaine du passé. Surtout quand ce passé est fait en très longue durée d'un embrouillaminis de vestiges et de textes, de lointaines restitutions qui nous sont devenues à peu près impénétrables et de reconstitutions interprétatives qui ont figé des légendes - de très belles légendes - en vérités dont il a été requis, au long des siècles écoulés depuis les temps en cause, de les tenir pour absolues. L'histoire ne se valide que du doute qui instruit sa recherche, de la mise en cause de l'état des connaissances, et en particulier du dernier en date de ceux-ci, qu'elle même avait produit. A cette aune, je dois vous avouer que parmi les lectures qui nous sont proposées de l'histoire de la "terre sainte" et de la constitution d'un "peuple juif", c'est la démarche de repositionnement et de réinterprétation de Shlomo SAND qui demeure pour moi la seule susceptible de présenter une adéquation avec la vraisemblance. Je n'en vois au reste pas d'autre - pour me placer sur un autre plan que strictement historique - qui soit susceptible de contribuer à faire prospérer un esprit de justice, de raison et de paix dans un Proche-Orient depuis si longtemps dévasté par les haines, les exclusives des fanatismes, et par la violence, aussi cruelle qu'absurde, que les guerres successives ont déployée, avec leur lot d'outrages à la simple humanité et leurs conséquences en poids d'iniquité. Tout ceci étant avancé en sachant que l'historien auquel je vous renvoie est contesté. Et en étant bien conscient que la conception de l'approche historique que j'ai mise en avant rend inévitable et légitime que les travaux et les thèses de cet historien soient, comme tous autres, l'objet de cette contestation. Laquelle, appliquée aux visions croisées dont nous débattons, ne mérite pas de se voir reprochée de suspendre les certitudes, mais doit être, à mon sens, reconnue comme démontrant la valeur incommensurable du doute, qui n'est rien moins que le pilier de la tolérance.

robert Kaufmann 26/01/2018 09:35

L'article, en commençant par "Jérusalem, capitale de qui ? de quoi ?…fait référence à un événement d'actualité politique qui a fait l'effet d'une petite bombe au Proche Orient et embarrassé les chancelleries occidentales.
Mais il quitte aussi vite ce registre pour nous proposer un long exposé digne d'un doctorat philosophique, mais qui, je le crains, n'éclaircira en rien l'horizon du lecteur qui ne suit pas les événements du Proche Orient depuis 70 ans, voire depuis le démantèlement de l'empire ottoman, après 14-18.
Et il est vrai que Jérusalem porte en elle une charge historique, anthropologique, religieuse, passionnelle, pratiquement unique au monde.
Les Egyptiens en parlaient déjà il y a 4 000 ans.
Les très nombreuses fouilles archéologiques ne cessent de nous alimenter en informations nouvelles sur la présence des Hébreux sur ces terres cananéennes 13 siècles av. JC.
Malgré les dispersions du peuple juif en 70 et 135, les voyageurs-historiens vers 1700, font état de 5000 habitants à Jérusalem, dont une grande majorité de Juifs. (statistiques ottomanes basées sur la religion des résidents) 100 000 Juifs sur 205 000 habitants en 1947.
Les arabo-musulmans, arrivés au 8e siècle, et bien que le Coran ne parle pas explicitement de Jérusalem, éprouvent le besoin de construire ces deux magnifiques mosquées d'Omar et El Aqsa. Puis d'inventer l'envol du Prophète au ciel depuis ce rocher du Dôme…
L'Europe, qui se mobilise quelques siècles plus tard pour "libérer les Lieux Saints"…

Ne dit-on pas la ville trois fois sainte ?…

Et puis, est-ce vraiment la réalité historique des événements qui l'emporte ou l'idée que les gens s'en font, les passions qu'elle engendre et les actions qu'elle provoque ?
Le conflit latent, idéologique, religieux, devenu politique, que devaient prévoir les diplomates à l'ONU en 1947 en coupant la ville en 2, avait peut-être une solution dans leur esprit dans un territoire religieusement neutre pour les 3 religions monothéistes, sous contrôle international. Ça aurait pu marcher.
Les Juifs et les nations de culture chrétienne ont approuvé. Les théocraties musulmanes ont refusé et immédiatement déclaré la guerre; qui dure toujours (sauf pour l'Egypte et la Jordanie )
C'est dire aussi la complexité de la situation, qui amène les diplomaties occidentales à d'infinies prudences dans l'usage des mots.
Il a fallu la brutalité de langage, non diplomatique, du nouveau Président américain pour émettre cette vérité évidente, qui a provoqué un mini séisme diplomatique, dont les conséquences ne peuvent encore être clairement mesurées ; aggravées par la lutte d'influence qui se dessine entre pays arabes, l'Iran et la Turquie, pour le leadership à venir sur la région…
Mais, sur le fond, comme le disait Manuel Valls ces jours-ci, "tout le monde sait que Jérusalem est la capitale d'Israel !" sauf pour les théocraties musulmanes et les groupuscules de Gauche Extrême, par détestation du "capitalisme américain" et ses protégés…

L'article fait également état d’"entité génétique"… de "science racialiste"… de "piste génétique"…
C'est bien mal connaître le Judaïsme, qui n'utilise nullement ce genre de références pour distinguer un Juif d'un non-Juif.

Levy 26/01/2018 16:32

Je vous interroge sur l'historicité des deux dispersions imputées aux Romains, versus les antiques expansions successives du prosélytisme juif (en Egypte, bien plus largement autour de la Méditerranée grecque et romaine, en Arabie, au Yémen et jusqu'en Inde, et vers le Maghreb berbère, et dans l'empire khazar ...). Quant à la "piste génétique" - effectivement absurde au regard du référentiel que vous mentionnez à juste titre -, je vous confirme que dans les débuts du siècle dernier, des scientifiques y ont cherché la validation d'un identitarisme biologique "juif" capable, à leurs yeux, de soutenir un projet sioniste. Leur postérité a dû heureusement s'éteindre.