Une mort célébrée

Publié le par G&S

Introduction au sens du rite funéraire 

Yves Lambert, grand sociologue récemment disparu, dans son dernier livre, La naissance des religions : de la préhistoire aux religions universalistes, « tient à rappeler que la racine étymologique première du mot religion n'est pas religare, relier, mais relegere, exécuter avec scrupule, recueillir fidèlement ». Aussi l'auteur propose-t-il une définition de la religion en ces termes : « Une organisation supposant l'existence d'une réalité supra-empirique avec laquelle il est possible de communiquer par des moyens symboliques (prières, rites, méditation, etc.) afin de procurer une maîtrise et un accomplissement dépassant les limites de la réalité objective. » Cette recherche religieuse qui est au cœur de l'histoire de l'humanité façonne l'homme... (la) force qui est en tout homme révèle qu'il est un être cherchant à accroître ses chances de maîtrise, d'accomplir sa vie et à briser le mur sur lequel il bute : la mort. Dans ce besoin de toujours se dépasser... » * 

Aussi les religions sont-elles marquées par les rites et en particulier par les rites funéraires, et quelle que soit la tradition dans laquelle on s'inscrit, ils nous ouvrent à une conception de l'homme, à un message sur l'identité de l'homme. Cela est vrai depuis les débuts de l'humanité ; c'est pourquoi on peut dater la naissance du religieux à l'apparition des rites funéraires. Il y a deux millions cinq d'années grosso modo que les hommes meurent, mais il y a seulement cent mille ans – ce qui n'est rien – qu'ils enterrent leurs morts. L'apparition des rites funéraires au sein des populations préhistoriques, chez l'homme de Neanderthal d'abord puis au paléolithique supérieur, a marqué la naissance du sacré. À partir du moment où ce qui s'appelle "homme" commence à faire des rites funéraires autour d'un autre "homme" on a la preuve qu'on a pris conscience que la vie est précieuse, qu'elle a une histoire. Même si on ne sait pas où cela mène de mourir, on comprend qu'il faut entourer de signes, de gestes, ceux que l'on a connus et aimés. On se rend compte tout simplement que l'on n'est pas seulement des animaux car ceux-ci n'enterrent pas leurs congénères. Les rites funéraires sont les rites les plus anciens de l'humanité ; on considère alors que la vie de quelqu'un est si précieuse qu'on en prend soin au-delà de la mort. Pour la plupart des populations les plus anciennes, il y a donc par cet événement une découverte du religieux. La mort amène à se poser la question de la vie et de son sens. Le divin a souvent été la réponse au pourquoi de l'existence et de son ultime réalité. L'homme est alors amené à interpréter ce qui se passe au-delà de la vie, après la mort. Cette interprétation de l'au-delà va prendre un certain visage selon les civilisations. Les rites funéraires vont être les moyens qu'on prend pour faire vivre cet au-delà qu'on ne comprend pas toujours. Dans les rites les plus anciens, le mort pourra être divinisé ; dans d'autres cas, on l'aidera à faire un passage vers ce qu'on ne connaît pas, mais vers quoi on sait qu'il faut aller. Il est des civilisations entières qui se sont bâties sur les rites funéraires. L'Égypte ancienne par exemple est entièrement bâtie sur le rite de la naissance et de la mort. Elle a porté au plus haut point ce souci dans son architecture ; les tombeaux le manifestent de manière éloquente et les pyramides sont l'œuvre architecturale la plus accomplie. C'est aussi la civilisation la plus à la pointe du progrès dans la survivance de ce qui reste du cadavre après la mort (cf. la technique très longue et précise de l'embaumement). On pourrait évoquer aussi les cortèges funéraires sans fin et si impressionnants, lointains cousins de nos processions chrétiennes. À noter d'ailleurs que la religion égyptienne porte très souvent les pierres d'attente du christianisme. On a donc là, par exemple, tout un système social qui s'est construit sur la mort dont Pharaon est l'archétype, lui qui ne meurt pas mais accomplit simplement un passage, est l'image de tous les passages que l'on accomplit vers le monde des dieux. 

L'Église n'échappe donc pas au lien entre Vie et Mort et à sa signification par les rites ; d'autant plus que le cœur de la foi chrétienne est de confesser Christ mort et ressuscité. Au cours de l'histoire, le discours même de l'Église sur les fins dernières a subi une mutation. D'une eschatologie où l'on était jugé individuellement on est passé à un caractère plus communautaire et une conception plus christologique de l’acte de mort. L'homme doit être identifié à Christ ; l'homme est un alter Christus, appelé à réaliser dans sa vie ce que Jésus-Christ lui-même a vécu. Tout ce qui concerne la mort va donc être caractérisé par des rites de passage. Derrière le mot passage, l'Église reconnaît le mot Pâques. Aussi les rites des funérailles vont-ils mettre en œuvre, signifier cette Pâque.

Le Concile déclare donc au n° 80 de Sacrosanctum Concilium : Le rite des funérailles devra exprimer de façon plus manifeste le caractère pascal de la mort chrétienne.

Par le rite l'Église manifeste que nous sommes en train de vivre une alliance (car les rites s'adressent à l'intelligence du cœur de l'assemblée). On réalise donc autour du défunt que cette autre dimension dans laquelle il se trouve et qui est celle de Dieu n'est pas si éloignée de nous puisqu'il nous reste les gestes mêmes que l'Église nous propose au nom de Dieu et qui donnent une réalité, un lien, des éléments relationnels de vie par rapport à l'être. La liturgie des obsèques chrétiennes permet donc de signifier la nature de la mort et rétablit un langage entre Dieu et les hommes.

Ainsi notre Rituel, il date de 1972, nous dit que célébrer c'est vivre la Pâque. Cela est vrai de tous les rituels. Célébrer, c'est toujours vivre la Pâque. Le baptême, c'est vivre la Pâque et l'inscrire tout au long de notre vie ; la Confirmation, c'est accomplir cette Pâque en sachant que le don ultime que nous recevrons dans la vie éternelle est un don eschatologique, c'est l'Esprit-Saint ; l'Eucharistie, c'est le Mémorial de la Pâque du Christ ; etc. Tous les sacrements sont un déploiement de cette Pâque. La liturgie entière et le rituel des funérailles en particulier sont façonnés par l'acte pascal du Christ qui met aujourd'hui pour nous en œuvre ce Salut qu'il nous accorde à travers la célébration liturgique

Présentation générale du rituel des funérailles

Les choix opérés par Vatican II mettent le Mystère Pascal au centre du Rituel. On retrouve donc la conception de la mort comme passage à la Vie de ressuscité. On insiste aussi sur le caractère ecclésial des obsèques chrétiennes.

Le choix proposé par le Rituel est très riche. La richesse du Rituel est d'abord thématique. La plupart des oraisons s'inspirent par exemple d'un langage biblique et développent des perspectives bibliques (passer vers la lumière, "fais-lui partager le bonheur de Tes amis les saints," "accueille-les dans ton Royaume"...).

La liturgie des obsèques est aussi censée faire vivre le caractère communautaire : C'est le Mystère Pascal du Christ que l'Église célèbre avec foi dans les funérailles de ses enfants qui sont devenus par le baptême membres du Christ mort et ressuscité. On prie pour qu'ils passent avec le Christ de la mort à la vie, qu'ils soient purifiés dans leur âme et rejoignent au ciel tous les saints dans l'attente de la résurrection des morts et de la bienheureuse espérance de l'Avènement du Christ. Aussi l'Église offre-t-elle pour les défunts le Sacrifice Eucharistique de la Pâque du Christ et elle leur accorde ses prières et ses suffrages et puisque tous les membres du Christ sont en communion elle obtient un secours spirituel pour les uns en offrant aux autres la consolation de l'espérance.

Bien que la mort comporte toujours une séparation, les chrétiens comme membres du Christ ne peuvent être séparés car ils ne sont qu'un avec Lui (Notes préliminaires n° 1, Desclée, Paris, 1972).

L'assemblée doit être active et actrice. On vient à l'église pour célébrer le salut réalisé par Jésus-Christ, salut dans lequel nous sommes plongés par le baptême. On ne vient pas célébrer un mort. On vient célébrer Jésus-Christ mort et ressuscité qui nous plonge dans sa Mort et sa Résurrection.

Il faudrait toujours pouvoir rappeler le baptême qui est la source de notre vie chrétienne, la source de notre vie éternelle. Au jour de notre baptême a jailli une source qui jaillira éternellement. La vie de Dieu reçue à notre baptême, que nous vivons aujourd'hui dans la foi, est celle-là même que nous vivrons là-haut (ou là-bas) dans la lumière. Il s'agit de célébrer les obsèques en célébrant surtout Jésus-Christ mort et ressuscité. C'est dans cette perspective qu'il faut accueillir la douleur de la famille avec l'espérance et la miséricorde que doit représenter pour elle la Parole de Dieu. L'assemblée a à être témoin de cette foi.

Les obsèques se déroulent au cours d'une liturgie de la Parole ; d'ailleurs pas d'actes liturgiques ou sacramentels sans liturgie de la Parole. La parole est la première des nourritures : La liturgie de la Parole joue un rôle très important. Elle proclame le Mystère Pascal, l'espérance de se retrouver dans le Royaume de Dieu et manifeste les liens profonds qui unissent les morts et les vivants et exhorte au témoignage d'une vie chrétienne (Notes Préliminaires n° ll). Certes on ne remet pas au défunt le livre de la Parole de Dieu, sa vie et ce que l'on dira de lui pourra témoigner que son existence a pu être cette page d'évangile continuée, à la manière de ce qu'écrit l'apôtre saint Jean : Il y a encore bien d'autres choses qu'a faites Jésus. Si on les mettait par écrit une à une, je pense que le monde lui-même ne suffirait pas à contenir les livres qu'on en écrirait. (Jean 21,25). En même temps, souvenons-nous d'un très beau signe, vécu lors des obsèques de Jean-Paul II comme ce fut le cas pour Paul VI : ce livre ouvert des Évangiles sur son cercueil et le vent (de l'Esprit ?) s'amusant à en tourner les pages.

Les signes d'espérance

Il s'agit donc de la célébration à l'église. L'église est le lieu de rassemblement des chrétiens, c'est le lieu de la vie de l'Église. C'est aussi la maison de chacun des baptisés. S'il s'agit de l'église même où le défunt a été baptisé, il est bon de le rappeler car il y a un lien entre le baptême et la mort. L'église est aussi la maison de notre Père du ciel (c'est pourquoi c'est aussi la maison des enfants). L'église signifie donc le lieu auquel nous sommes appelés : la vie en Dieu, la vie éternelle, la vie du ciel. Quand on passe le portail de Saint-Trophime à Arles, n'a-t-on pas conscience d'entrer dans le ciel ? Le portail de Saint-Trophime nous montre le cortège des élus avec le Christ en gloire entouré des Évangélistes et des saints. Comme le baptême nous fait entrer dans l'église de la terre, la mort nous fait entrer dans la vie du ciel. Comme le dit le Rituel, nous passons de la maison des hommes à la maison de Dieu. La célébration à l'église indique déjà un ordre nouveau. Chaque événement de notre vie, notre mort en particulier, concerne la vie de l'Église

Aux obsèques le rituel prévoit que le célébrant fasse le signe de la croix en accueillant le corps du défunt sur le parvis de l'Église. Ensuite il peut faire une prière qui dit le passage, l'entrée dans le Royaume dont l'église bâtiment avec sa symbolique se veut le signe : Son chemin le conduit maintenant jusqu'à toi : accueille-le dans la clarté et la paix de ton Royaume. Et que ton amour soit pour nous lumière sur la route, jusqu'au jour où tu nous réuniras auprès de toi pour les siècles des siècles. (Rituel n°46) Puis tous entrent dans l'église suivant le défunt qui ouvre la marche vers ce Royaume.

Il y a au moins trois rites pour signifier l'espérance chrétienne : les rites de la lumière, de l'eau et de l'encens. Même si certains prêtres ont abandonné ces rites, ils montrent que tout le Rituel des funérailles est à comprendre en rapport avec le rituel du baptême. Mais un signe est déjà là qui manifeste un sens particulier c'est celui de la croix : ce signe, je l'ai dit, a pu être fait sur le parvis en accueillant le défunt. Mais au début de la célébration, après le rite de la lumière, la famille est invitée, si cela n'est pas déjà placé, à poser une croix sur le cercueil : Le Seigneur Jésus nous a aimés jusqu'à mourir pour nous, cette croix nous le rappelle ; qu'elle soit donc à nos yeux le signe de son Amour pour N. et pour chacun de nous (Rituel n°59).

La lumière est présente à travers le cierge pascal qui doit être allumé à l'arrivée du prêtre car il est le signe de la présence du Christ vivant dans son Église. Un membre de la famille ou le président lui-même peut venir chercher la lumière au cierge pascal pour la porter aux cierges déposés près du cercueil. Cela rappelle la lumière reçue au jour du baptême. Le même geste est posé au baptême et à la mort, qui nous rappelle que le Christ est la lumière du monde et que nous aussi nous sommes avec Lui lumière du monde. Au jour du baptême, le prêtre dit : « Recevez la lumière du Christ, veillez à l'entretenir afin qu'illuminé par le Christ vous avanciez dans la vie en enfant de lumière et persévériez dans la foi. Ainsi quand viendra le Seigneur, vous pourrez aller à sa rencontre dans le Royaume avec tous les saints du ciel. » On peut se référer aussi à toutes les allusions à la lumière que l'on trouve dans l'Écriture : « En Lui était la vie et la vie était la lumière des hommes » ou cette Parole du Christ : « Je suis venu dans le monde afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres, mais ait la vie éternelle. » Le Christ est lumière de nos vies – surtout en ce moment d'obscurité qu'est la mort. Autour du cercueil déposé dans le chœur sont placés des cierges. On prend donc la lumière au Cierge Pascal qui représente le Christ ressuscité ; est signifié alors que le défunt vit désormais de la lumière dont il a été illuminé à son baptême quand ses parents ont reçu un cierge allumé qu'ils ont veillé à entretenir pour qu'il entre un jour dans le Royaume de Dieu. Monseigneur Plano, raconte que quand il était enfant de chœur, il avait remarqué qu'il y avait toujours six cierges de chaque côté du cercueil, mais il avait compté qu'il y avait treize trous. Il a fini par apprendre que jadis on mettait autour du cercueil douze cierges correspondant aux douze cierges placés devant les croix de consécration de l'église et que le treizième cierge représentait l'âme du défunt. Les douze cierges de consécration signifient la prière de toute l'Église.

L'eau. Lorsqu'on asperge le cercueil avec de l'eau qui a servi à un baptême, on signifie que le défunt accomplit et achève aujourd'hui son propre baptême. Toutes les morts, les souffrances, les deuils, les chagrins que le défunt a connus en sa vie trouvent leur accomplissement aujourd'hui dans la Pâque de Christ. L'aspersion avec l'eau bénite rappelle que notre baptême est source de vie éternelle, mouvement pascal. Or le baptême, avec le mouvement de l'immersion - émersion manifeste le mouvement de Pâque, mouvement de Salut. Il nous faut souligner également lorsque l'on célèbre l'eucharistie pour des obsèques, ce que dit par exemple la P.E. II : « Souviens-toi, Seigneur de celui que tu as appelé près de toi. Puisque par le baptême, il a été plongé dans la mort avec ton Fils Jésus, accorde-lui de partager sa résurrection. »

Entrer dans le royaume pour le défunt, c'est une affaire de mouvement qui ne doit pas s'arrêter. On raconte que lors de l'Exposition Universelle à Paris en 1936, une délégation de touaregs était venue visiter la France. Le cortège des voitures s'était arrêté dans les Alpes devant un paysage de montagne magnifique ; au moment de repartir, comme il était impossible de faire remonter en voiture un touareg en extase devant une cascade, on lui demanda ce qu'il attendait. À quoi il répondit : « j'attends que la cascade s'arrête. » Voilà la vie que nous avons reçue au baptême : une vie qui doit continuer de plus belle dans la vie éternelle.

L'encens était un parfum réservé à Dieu. Saint Paul nous dit que par notre baptême nous sommes devenus temples de l’Esprit-Saint. Par respect pour ce corps qui a été temple de l'Esprit-Saint, on offre donc le parfum qui d'habitude est offert à Dieu seul. Le corps a été lieu sacramentel. C'est notre chair qui a reçu de l'eau, du pain et du vin, de l'huile. Nous avons été touchés corporellement pour pouvoir être touchés intérieurement. On honore donc cette chair, ce corps qui a été le lieu sacramentel, c'est-à-dire le lieu capable d'unir un homme à son Seigneur. L'encensement représente bien le respect que l'Église apporte au corps, temple du Saint-Esprit. L'encens est aussi le signe de la prière qui monte vers Dieu. Cet encens est un parfum, disions-nous, et la vie du baptisé/confirmé est marquée de la bonne odeur du Christ ; au sujet de la mort ne dit-on pas de certains qu'ils meurent en odeur de sainteté ? Ce parfum est dans l'existence chrétienne celui du chrême. L'onction d'huile du saint Chrême du Baptême et de la Confirmation n'est pas sans rappeler l'utilisation de ce rite dans l'Ancien Testament. Le rite y signifiait alors l'alliance, la beauté et la consécration. On se souvient notamment de l'onction royale (cf. Isaïe 10,1 : onction de Saül / Isaïe 16,13 : onction de David / Exode 29,9 : onction des prêtres sur l'ordre de Dieu / 1Rois 19,16 : onction des prophètes - même si cette dernière est métaphorique malgré Isaïe 61,1 : l'Esprit du Seigneur est sur moi car Il m'a oint : il m'a envoyé pour porter la Bonne Nouvelle aux pauvres). Déjà apparaît dans l'Ancien Testament le lien entre Esprit-Saint et onction.

Conclusion

Le rituel des funérailles, nous apprend à vivre et comment vivre. En effet, il met en œuvre tout un jeu de significations et de liens entre ma vie et ce qui me dépasse, l'au-delà ; entre mon existence et la vie et le défunt. La mort célébrée, n'est en fait rien d'autre que l'expérience du dépassement de cette vie appelée à un passage. Aussi ne s'agit-il pas d'une action morbide mais plutôt de réaliser en quoi ma propre existence marquée par le baptême du rite de passage de la mort à la vie est déjà sauvée en espérance. Le rite des funérailles est alors signe de ce qui fait avancer le chrétien, de cette dynamique qui consiste à « le connaître, lui, avec la puissance de sa résurrection et la communion à ses souffrances, lui devenir conforme dans sa mort, afin de parvenir si possible à ressusciter d'entre les morts. Non que je sois déjà au but, ni déjà devenu parfait ; mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir, ayant été saisi moi-même par le Christ Jésus. Non, frères, je ne me flatte point d'avoir déjà saisi ; je dis seulement ceci : oubliant le chemin parcouru, je vais droit de l'avant, tendu de tout mon être, et je cours vers le but, en vue du prix que Dieu nous appelle à recevoir là-haut, dans le Christ Jésus. » (Philippiens 3,10-14).

Bernard Maitte

* – Recension in Esprit & Vie n° 201 - octobre 2008 – 1ère quinzaine, p. 25-26

 

Publié dans DOSSIER VIVRE LA MORT

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