Question de genre, le ridicule nous tuera !

Publié le par G&S

Nous sommes bien conscients que l'article que nous décidons de publier ci-dessous,
et dont l'origina
l se trouve ICI, est particulièrement virulent.

Mais il nous semble que ce coup de gueule doit être entendu
car il est aussi  un vrai coup de cœur d'une chrétienne passionnée...

Ce qui ne veut pas dire que nous partageons tous
toutes les affirmations contenues dans ce texte !

G&S
o O o
 La « bataille du genre » continue,
les responsables catholiques font chorus avec les responsables de la droite populaire
et les chrétiens évangéliques fondamentalistes ;
étrange nouvelle ligue de vertu !
Christine Pedotti pique une grosse colère…
Ici, elle tient à préciser qu’elle parle en son nom.

Allez, remettez-nous une petite rasade de crise antimoderniste, le ridicule nous tue, mais on s’en fiche !

Je m’explique ! Une fois encore, avec la question du « genre », le catholicisme « officiel », celui qui parle par la bouche de Rome, des évêques et de leurs experts appointés est parti en guerre, tel Don Quichotte, contre un énième moulin à vent. Parce que les précédents ne leur ont pas suffit, voyez-vous ! Après avoir voulu nous faire croire que la Terre était plate, et surtout qu’elle ne tournait pas autour du soleil, après avoir rompu des lances pour essayer de nier l’évolution des espèces et maintenir mordicus que le monde avait été crée en 6 jours, après avoir fulminé contre Freud et ses épigones qui prétendaient que les êtres humains avaient un inconscient sur lequel il leur était bien difficile d’avoir prise, et qui souvent ne nous voulait guère de bien (Citation de Lacan : « Notre inconscient ne nous veut pas de bien »), après avoir mené une bataille stupide pour défendre le monogénisme afin de préserver la fiction d’un premier couple humain commettant un « péché originel », après avoir tenté d’interdire aux époux honnêtement mariés de décider (décider, ouh l’horrible mot !) d’avoir des enfants, quand ils le jugeaient souhaitable et dans un nombre qu’ils considéraient raisonnable, au prétexte que les enfants, c’était Dieu qui les donnaient (à charge pour les parents de les nourrir et les éduquer !), après avoir finalement permis une « paternité responsable » (la maternité responsable, ces hommes-là ne connaissent pas !) sous la condition que les pratiques conjugales soient contrôlées et mesurées au point que la vie sexuelle d’un couple catholique obéissant ressemble à un jeu sado-maso !, voilà le dernier combat : le genre !

De quoi s’agit-il ?

D’abord de caricaturer les études de genre en les résumant d’une phrase : « la théorie du genre soutient que l’on peut choisir son sexe ». Ce qui est faux, mais pourquoi se donner la peine d’être subtil et nuancé ? L’adversaire est une bête à abattre, tous les moyens sont bons ! Ensuite de dire que ce n’est pas bien de vouloir choisir parce qu’on a le sexe que Dieu nous donne (comme les enfants !). Au passage, parce qu’on n’est pas à un mensonge près, on n’omettra pas de prétendre que les manuels de SVT «obligent les enseignants à enseigner la théorie du genre » alors que les manuels en questions se contentent d’indiquer que l’identité sexuelle n’est pas seulement biologique. Et pour finir, on conclut que la République, irresponsable et victime des « lobbies homosexuels » s’apprête à déformer les esprits des chères têtes blondes. Allons enfants du bon Dieu, le jour de Gloire est arrivé, sus aux programmes de SVT !

Pourquoi tant de haine ?

D’abord, qui sont les « bénéficiaires » des études du genre (études qui s’interrogent sur la façon dont se constitue une identité sexuelle, et qui donc prétendent que la donne biologique n’est qu’un des éléments qui la constituent) ? Les bénéficiaires en sont les femmes et les homosexuels, hommes et femmes. Les unes parce qu’elles ne sont plus assignées à une tâche biologique : reproduire la race humaine, les autres parce que l’identité sexuelle étant un fait de culture, la leur n’est pas « contre-nature » et donc pas condamnable sur ce critère (et donc pas condamnable du tout). Je n’hésite pas à dire que la parole catholique « officielle » qui s’exprime aujourd’hui contre le « genre » exprime sa haine des femmes « émancipées » et son homophobie. Au fond, une petite caste de mâles glapit : « on n’est pas des gonzesses, on n’est pas des pédés ! », et c’est tout !

Le pire, et c’est là que mon ami Lacan, celui qui dit que « notre inconscient ne nous veut pas de bien », vient à mon secours ! Car enfin, qui parle ! Des hommes, qui ont « choisi » une étrange identité sexuelle, celle « d’eunuques » (pour le Royaume), des hommes qui mélangent allégrement les signes, se baladent en robe, et montrent un très étrange retour d’intérêt pour la dentelle, les broderies et la passementerie. Des hommes qui – bon sang, il fallait bien dire un jour haut et fort ce que tout le monde ecclésiastique sait et cache –, dans une proportion incroyablement supérieure à la norme commune, sont homosexuels, que cette tendance soit latente ou assumée. Quoi, direz-vous ? Combien ? Les patrons de séminaire disent qu’on est passé en 15 ans de la moitié à deux-tiers. Eh oui, c’est une sorte de « secret ». Vous savez, un truc que tout le monde sait et commente en privé mais dont personne ne parle en public. Voilà une chose dont l’ami Lacan se délecterait non ?

Pitié, arrêtons !

Arrêtons ces mensonges ! Et surtout arrêtons d’être des artisans de haine ! Osons regarder les hommes et les femmes dans leur complexité, dans leur merveilleuse complexité et osons regarder cette complexité comme un don. Les êtres humains ne sont pas des bêtes. Leur « nature » est d’être des « êtres de culture ». C’est à ces êtres de culture que Dieu s’adresse, évidemment. Et il ne s’adresse pas à eux pour « redresser » leur sexualité mais pour leur demander « qu’as-tu fais de ton frère, de qui as-tu été le prochain ? ». Nous ne serons pas jugés sur « qui nous avons aimé » mais sur « comment nous avons aimé ».

Christine Pedotti
co-fondatrice de la  Conférence catholique des Baptisé-e-s de France

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

apelou 01/12/2011 06:48


Bien d'accord avec le commentaire 17 . Le sujet est uffisamment sérieux pour que cette Dame le traite sans haine et en phrases justes , mesurées, charitables . Elle se range du côté de ceux qui
voulaient lapider la pécheresse dans l'Evangile quand elle agresse avec tant de virulence le monde écclésiastique . Avait-elle besoin de dénoncer ces dérives pour faire valoir ses propos ::: et
celà au nom d'une association (avait-elle mandat pour le faire) qui s'est créée à partir d'un propos plus qu'injuste sur les femmes de la part d'un cardinal fort maladroit Je suis profondément
peiné de cette attitude . Cette vérité sur nos Pasteurs (détient-elle cette vérité avec certitude dans ses pourcentages!) doit prioritairement nous inviter à la compassion, à la prière pour tous
ceux qui sont dans une grande souffrence . Charitablement

Jean-Baptiste Désert 23/10/2011 01:01



Comme toute question impliquant l’espèce humaine, celle du «gender» est complexe et donc sujette à polémique. 


 


1° Il est indéniable que l’homme ou la femme sont le produit organique de la biologie revue par la culture. La «nature» de chacun de nous est certes inscrite
en nos gènes et manipulée par nos hormones, mais sans éducation (avec les préjugés d’une société à un moment donné), le petit d’homme resterait une bête. N’importe quel psychologue ou historien
le sait depuis longtemps. S’en retenir à un seul de ces facteurs nous interdit la compréhension du mystère de l’espèce humaine. Les féministes ont eu raison de combattre les faux déterminismes
«motivant» la soumission des femmes.


 


2° Il est non moins évident que les partisans de la légitimation de l’homosexualité se sont emparé de ce constat pour justifier leur «choix sexuel», lequel
peut être d’origine biologique, psychologique, voire favorisé parfois par un phénomène de mode. 


 


3° Je n’ai pas lu les manuels de SVT mis sur la sellette ; je n’en discuterai donc pas. En tout état de cause, une question qui reste contestée et n’est pas
clairement «scientifique» n’a pas sa place dans un manuel scolaire de «sciences». En revanche, non seulement elle pourrait mais elle devrait être débattue dans un cours de philo où elle serait
parfaitement à sa place, ne serait ce que parce qu’elle devenue un phénomène de société, qu’on approuve cette «évolution» ou la condamne.


 


4° Si elle veut se placer sur un plan «scientifique», quelle est la statistique avérée qui permet à Mme Pédotti d’affirmer que les deux tiers des séminaristes
seraient réellement ou potentiellement homosexuels ?


 


5° Les gens d’Église ont trop longtemps justifié, volens nolens, le statut d’infériorité des femmes par une mythique volonté divine établissant une
hiérarchie immobile entre les êtres humains. L’affaire de la jupe a montré que cette idée n’est pas sortie de toutes les têtes.






Thévenet 17/10/2011 18:41



Comme je comprends la colère de Christine Pedotti! Mais la colère est parfois mauvaise conseillère: contre l'injustice, elle se risque elle-même à être injuste. Pourquoi faire peser sur les seuls
"mâles" la réaction outrancière de l'Eglise? N'y a-t-il pas, en latence, dans la théorie du genre, autrechose de plus profond et essentiel et qui mérite d'être contreversée en qualité de
chrétien? C'est ce que je perçois dans sa révolte contre la haine. Une fois de plus, ce ne sont pas les dénigreurs de la hiérarchie ecclésiale qui discréditent l'Institution, mais c'est elle-même
qui discrédite ses propres paroles qui émanent exclusivement de dignitaires "mâles" bien entendu.



Francine Bouichou-Orsini 17/10/2011 17:03






Partons de cette déclaration de C. Pedotti « Osons regarder les hommes et les femmes dans leur complexité, dans leur merveilleuse complexité (…). Leur « nature » est d’être des « êtres de cultures ».


Je comprends et partage l’indignation de Christine Pedottit, face aux positions simplistes et autoritaires de la hiérarchie catholique… Mais, pour autant, peut-on affirmer que la sexualité
humaine  se réduise  à une dimension d’ordre culturel (comme peuvent le prétendre, par exemple, des
œuvres d’art) ?


 Osons  entrer dans ces oppositions extrémistes. Certes, la culture a modifié, et modifiera
encore,  les comportements  relatifs au sexe et aux représentations de la différence de sexe. Supprimer
la dimension culturelle, c’est retomber dans l ‘animalité. Supprimer la dimension naturelle c’est s’enfermer dans le cadre réducteur de nos démarches intellectuelles et techniques, jusqu’au
point d’évoquer un genre nouveau qui ne correspondrait ni à une personne qualifiée de masculine, ni à une personne qualifiée de féminine.  Supposons
alors que l’on généralise cette construction nouvelle (les autres  personnes différenciées  ayant
disparues),  cette dernière, pourrait-elle assurer la survie de l’humanité, sans avoir recours à des produits issus de techniques hautement
spécialisées ? Le concept relatif à la représentation de cet être nouveau serait encore à construire, si l’on en croit les promesses de Geneviève Fraysse.


 


La  merveilleuse complexité humaine (évoquée plus haut) réside dans l’interactions des deux dimensions. Elle s’exprime dans la construction aléatoire d’une personne humaine, au cours de son enfance, au
sein d’une histoire toujours particulière, mais à portée universelle, non enfermée dans je ne sais quelle marginalité définie d’avance. Cette complexité humaine nous confronte à des
nouveautés non préfabriquées, mais issues de rencontres, plus ou moins choisies et plus ou moins risquées.


Francine Bouichou-Orsini



René Guyon 16/10/2011 16:24



@Dekoij'memèle...
Merci de la confiance que vous me témoignez dans votre "requête" !
J'ai écrit il y a maintenant 10 ans un livre sur le sujet : "Que cachait donc la feuille de figuier ?".  Je n'ai, bien sûr, pas pas trouvé d'éditeur et l'ai édité à mon compte. Il
est actuellement épuisé, mais je commence à penser à un 4e tirage...
J'ai mis en ligne sur G&S un article intitulé L'apparition du péché dans la Bible, dans le cadre du dossier sur le péché,
évidemment !
Un article spécifique "péché originel" viendra en son temps...



Jérôme 16/10/2011 14:14



Voici un exemple de propos bouleversants:


Jésus nous demande de ne plus nous différencier comme esclave (Considère Timothée comme mon fils dit St Paul)


Ni Jésus, ni Saint Paul n'ont à proprement parlé condamné l'esclavage ou le fait que des hommes en servent d'autres, mais ils ont interpelé les hommes sur la nécessité morale de se
traiter les uns les autres avec justice


, comme lépreux (Va te montrer aux prêtres !),


Jésus a guéri bien des personnes de leurs maux tant psychiques que physiques pour signifier qu'Il est la Vie, et non pas pour effacer la différence entre santé et maladie. Qu'Il est la
seule vraie voie de la guérison...


comme adultère (Va, moi ,non plus je ne te condamne pas),


Je corrige: Jésus a dit "Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus."
Il pardonne la femme adultère pas le péché! Car cette femme s'est repentie dans la crainte de
Dieu...





comme handicapé (Lève toi prend ton grabat et marche), toutes choses qui étaient comptées comme définitive au temps de l'écriture de la Genèse. 


Eh bien allez donc dans les hôpitaux et dites aux malades de ne plus l'être. Dites aux paralysés de se lever et de s'en aller avec leurs affaires...


De quoi avons nous peur quand nous interdisons la réflexion et l'observatrion. De découvrir que la Terre n'est pas au centre du momnde ???


Le fait d'avoir excentré la Terre a eu un effet cosmologique sans précédent sur l'Homme. Depuis il est devenu d'autant plus orgueilleux et prétentieux dans sa volonté de devenir le mâitre de la
Création...Et je ne crois pas avoir interdit qui que ce soit de réfléchir et d'observer ce qui se passe ici-bas...Bien au contraire, j'inviterais plutôt à redoubler de vigilance...Paradoxalement
le géocentrisme mettait l'homme à sa place d'humble roi des animaux, alors que l'héliocentrisme a mis l'homme sur une planète errante...où il n'a de cesse d'errer...et où il se devient un vrai
tyran...un idéologue, c'est-à-dire quelqu'un qui prend ses rêves pour des réalités et ses désirs pour des ordres...



Jérôme 16/10/2011 13:54



Bonjour,


 


Je vais répondre, mais faut-il vraiment répondre? On me dit  de ne plus utiliser le terme idéologie et de même le suffixe -isme? Ainsi voilà les seuls arguments que l'on m'oppose? Serait-ce
que l'on chercherait à ravaller mes raisonnements et mes analyses dans le champ de la pure rhétorique?


Allons, allons, faites un effort et montrez-moi que j'ai tort, discutez mes thèses au lieu de faire la mou...Allons au fond des choses et menons cette psychanalyse collective dont l'occident a
tant besoin pour comprendre les raisons de son abaissement moral et spirituel...


Ce "laissez-moi faire et penser ce que je veux" qui caractérise tant la mentalité de tant de nos contemporains a quelque chose de profondément puérile et immature, et la révolte de ceux qui
mettent en question l'autorité du magistère de l'Eglise catholique ressemble tellement à une crise d'adolescence qu'il faut espérer qu'ils vont murir et prendre conscience de l'insolence de leurs
propos....Car offenser l'Eglise de l'intérieur comme de l'extérieur, c'est offenser son Epoux, le Christ!


Je me tiens suffisamment informé des maux et des fléaux qui ravagent notre humanité, et de ce qu'il y a de divin en nous, ici même en France, pour ne pas prendre à la légère les mises en garde de
l'Eglise, et je me donne aussi la peine de m'interroger sur les causes profondes de ces souffrances...Car contrairement à ce que vous ne faire accroire l'indiviudalisme ambiant, toutes nos
actions, tous nos actes nous engagent à l'égard des autres, tant de générations en générations qu'au sein d'une même génération.


La conscience de la dignité de l'homme en tant que personne, c'est-à-dire en tant que créature faite à l'image de Dieu doit permettre d'éviter les écueuils du collectivisme comme de
l'individualisme...Or, la dignité de la personne est fondée sur l'Amour et la Loi de Dieu...Cette loi est naturelle en ce sens que l'homme est appelé à tenir sa place  dans la création et
surnaturelle en ce sens que l'homme a une origine et un destination  spirituelle...


Comprenne qui pourra...



Pierre Locher 16/10/2011 11:31



 


Bonjour Pierre FRAPPÉ


 


Vous abordez un sujet très conflictuel ces temps -ci avec un peu moins de hargne et de mépris que d'autres, c'est pourquoi je me permets de vous poser quelques questions sur les gender's
studies, questions auxquelles je n'ai pas trouvé de réponses pour le moment .


 




Depuis pas mal de temps (des siècles...), la création artistique, au moins la littérature et la peinture, nous ont appris et montré que la sexualité humaine
était beaucoup plus qu'une simple histoire de biologie ou de chromosomes, mais qu'elle avait une dimension culturelle à travers l'histoire de l'humanité et celle de chacun d'entre nous.
Qu'apportent les gender's studies de vraiment nouveau à cette expérience humaine?




Y a-t-il une relation entre le genre d'une personne et son orientation sexuelle ? Si oui, laquelle ? Sinon, en quoi les gender's
studies sont-elles un rempart contre l'homophobie ?




Une civilisation peut-elle vivre sur la base de l'absence de différence sexuelle ou de l'absence de différence des genres ? Comment interprétez-vous
cette phrase : « Le but définitif de la révolution féministe doit être non seulement d'en finir avec le privilège masculin, mais encore avec la distinction même des
sexes » ?




Au cœur de la vision judéo-chrétienne, on trouve la présence de l'autre, et même celle du « Tout Autre » : comment concilier cette altérité fondatrice avec la négation des
différences, la négation de l'altérité prônée par tout une partie du mouvement des gender's studies ?




 


D'avance merci pour tout élément de réponse.


 


Pierre Locher


 



Dekoij'memèle 15/10/2011 20:24



Je voudrais seulemement suggérer à notre ami Jérôme un petit exercice  : il consisterait à écrire ses commentaires en supprimant du vocabulaire qu'il emploie,d'une part le mot
"IDÉOLOGIE" et d'autre part tous les mots se terminant par "-ISME"...


Et dans la foulée, je ferais bien à René Guyon une suggestion d'article sur le PÉCHÉ ORIGINEL car quand je lis la prose de Jérôme, j'avoue ne
pas être du tout sur la même longueur d'ondes à ce sujet... (Mais peut-être cela a-t-il déjà été fait?)



Pierre Frappé 15/10/2011 09:21



Bonjour à tous.


Je tombe par hasard sur votre blog à la recherche d'analyses pertinentes en économie, notammentn sur la gratuité. Et je tiens à vous remercier de publier ce texte, ce coup de gueule salutaire !


Ce qui est toujours épouvantable dans une partie (qui devient heureusementn petite) de l'Église, c'est l"interdiction de réfléchir au nom de textes qui feraient référence... La théorie du genre
est une théorie en discussion. Elle apporte un éclairage fort intéressant sur la richesse et la complexité de l'humain. Par ces erreurs et ses bonne idées elle nous permet de RÉFLÉCHIR, ce qui,
si je ne m'abuse, est le propre de l'homme. Comme disait ma grand-mère, « ils n'y a que les ânes qui croient, les hommes pensent ! »


Quelques réflexions que j'ai entendues et que je trouve fort intéressantes : la différence entre qualification et définition : dire "une personne handicapée" c'est la qualifier. Dire "un
handicapé" c'est la définir. Dans le premier cas, on précise une qualité de cette personne mais on ne la réduisons pas (comme dans le second cas) à cette qualité. Une personne noire, un noir. Une
personne esclave, un esclave. Nous sentons bien qu'il y a une grande différence de point de vue dans les deux façons de parler. Un homo ou une personne homosexuelle, ce n'est pas du tout la même
chose.


Pour Jérôme, dans la Genèse, Dieu fait passer les animaux devant l'homme et lui demande comment il va les nommer. Chez les hébreux, nommer c'est donner une existence. Dire de quelqu'un c'est un
âne, c'est l'enfermer dans c'est aspecte. "Celui qui dit que son frère est un menteur est un criminel" c'est la même chose que dit Jésus. Je connais plusieurs personnes proches qui sont
homosexuelles. Je peux vous dire que de le découvrir a été un choc très difficile pour moi. Et j'ai du, parce que je suis chrétien, les entendre telles qu'elles sont : la personne que je
connaissais avant de la savoir est toujours la même, mais désormais je connais une qualité de plus de cette personne : c'est une personne holosexuelle et c'est à moi de m'y habituer. Aristote
pensait qu'on était esclave par la naissance : nous savons que c'est seulement un fait culturel. Autemps de Louis XIV, les gens pensaient qu'on était noble par la naissance et la génétique. Nous
savons qu'il n'en est rien. Une personne ne nait pas handicapée, noire homme ou femme. Mais dès la naissance elle a cette qualité et tout son comportement en est affecté.


Mais il est bien évident que la cultue ambientne va considérablement influencer lecomportement et même, par contre coup, le physique. On dit bien qu'un homme homosexuel est reconnaissable à sa
démarche ou à sa manière de parler. C'est pêut-être vrai, mais c'est très différent dans d'autres civilisation. Ce n'est qu'un fait culturel. Du temps de Jésus, être Juif ou Grec c'était une
différence encore plus fondamentale que homme ou femme... C'est St Paul qui a bien compris qu'il n'y avait pas de génétique là-dedans mais une culture.


La théorie du genre propose juste de regarder ce qui, dans nos sociétés, nous construit culturellement comme homme ou femme. Le salaire, le droit de vote, l'intelligence, l'envie de jouer à la
poupée, la façon de s'habiller, tout cela est culturel. Pourquoi ne pas comprendre que Dieu a donné à l'homme la capacité de choisir presque tout de sa nature et de choisir ce qu'il peut en
faire.


Jésus nous demande de ne plus nous différencier comme esclave (Considère Timothée comme mon fils dit St Paul) , comme lépreux (Va te montrer aux prêtres !), comme adultère (Va, moi ,non plus je
ne te condamne pas), comme handicapé (Lève toi prend ton grabat et marche), toutes choses qui étaient comptées comme définitive au temps de l'écriture de la Genèse. 


De quoi avons nous peur quand nous interdisons la réflexion et l'observatrion. De découvrir que la Terre n'est pas au centre du momnde ???


Allons, ouvrons les yeux et discutons !


Fraternellement



G&S 15/10/2011 09:35



Cher Pierre, le hasard fait bien les choses ! Merci pour ce beau commentaire et bienvenue donc sur notre blog où vous trouverez près de 1000 articles et des dossiers thématiques passinnants !
Êtes-vous inscrits à notre Newsletter pour aoir des nouvelles par mail ?


Bonne route sur les Sentiers des Garrigues !
Le blogmestre de G&S



Jérôme 14/10/2011 20:56



Chère fanfan,


Je comprends votre incompréhension à mon égard. Mais je voudrais ajouter encore une chose qui risque d'accroître votre incompréhension. Si Dieu nous a fait libres, depuis Adam et Eve, ce n'est
pas sûrement pas pour passer notre temps à pécher et à offenser Dieu. Prétendre qu'être libre c'est faire ce que l'on veut est une bêtise. Etre vraiment libre c'est obéir à Dieu avec son
intelligence. Etre vraiment libre c'est vouloir ce que l'on fait et non pas faire ce que l'on veut.


Tous les maux qui affectent et défigurent l'humanité découle du péché originel qui se transmet de génération en génération, comme par mimétisme (nos enfants nous regardent et nous prennent pour
modèle et entre adulte l'imitation bat son plein, n'est-il pas?), mais plus profondément parce qu'il y a une fêlure dans le coeur de l'homme, ou qu'un poison souille son sang, depuis la morsure
du serpent...qui mordit son âme...


Les maux de notre époque sont amplifiés par la schizophrénie dans laquelle nous a plongé le divorce entre la science et la religion, entre la foi et la raison.


Les deux liens que je propose de découvrir permettent d'en comprendre les causes.


Il se pourrait fort bien, contre toute attente et aussi suprenant que cela puisse paraître, que l'héliocentrisme et la théorie de l'évolution et la théorie du big bang ne soient que des théories
sans fondements réels. Mais, chut, il ne faut rien dire, car je suis un obscurantiste, ennemi de la raison et de la science.


Or, à y bien réfléchir ces théories sont beaucoup plus farfelues que l'on ose le penser. L'erreur vient moins de ce que nous raisonnons mal que nous ne partions de mauvais principes.


Sans ces théoories qui ont jeté le discrédit sur le récit biblique de la genèse, il est fort à parier que toutes les idéologies qui sont nées aux cours des trois derniers siècles ne seraient pas
apparues et que bien des vies humaines auraient été épargnées et édifiées à la gloire de Dieu...


C'est drôle de voir cette nouvelle idéologie de la confusion des genres, car elle n'est iren moins qu'un avatar de cette idéologie vorace qu'est l'individualisme qui dévaste nos âmes...Le
libéralisme n'est pas plus libérateur que le communisme car si celui-ci écrase l'individu sous la collectivité, celui-là livre l'homme à ses penchants...et la théorie du genre ne pouvait
qu'apparaître dans un contexte libéral...



fanfan 14/10/2011 18:34



Bonjour Jérôme,


Vous l'aurez deviné ,j'ai beaucoup de respect pour vous...car vous êtes (enfin c'est ainsi que je vous perçois) dans un total abandon d'enfant( de Dieu)..c'est très beau mais je suppose que vous
n'êtes plus un enfant Jérôme...Cependant, peut-être faites-vous  encore parti des personnes qui n'ont pas encore atteint l'apogée de leur vie, cad: 50 ans( en âge pas en réalisation bien
sûr!!!))..Dans ces cas là ceci expliquerait cela.Pour ma part, j'ose dire que:


Notre Humanité n'ai pas si inconséquente que vous  nous la décrivez...Nous avons été crées LIBRES..non???Alors faisons-nous confiance aussi pour la plus Grande Gloire de Dieu pour ceux et
celles qui y croient!


Quant aux princes de l'Église, ils m'indiffèrent...et réciproquement..en fait Ils me font doucement rigoler "sauf votre respect".


fanfan


ps: Perso j'ose  de dire que la Vie donnée par notre Créateur est bien au-delà de tous ces clivages...qui ne sont que des conceptions humaines , très humaines mais comment en serait-il
autrement encore?



Jérôme 14/10/2011 15:05



Bonjour fanfan,


J'ai lu attentivement cet article et j'en récuse les présupposés qui consistent à considérer l'homme comme un être d'une plasticité infinie. Toutes les idéologies telles que le socialisme, le
libéralisme, l'eugénisme ou le racisme, le communisme ont cru en une telle plasticité.


La vérité c'est que l'homme est autant un être culturel que naturel. La culture procède d'un prédonné naturel qu'elle organise par un système symbolique.


La théorie du genre révèle une crise anthropologique sans précédent. S'il est vrai que l'incarnantion de son propre corps peut être vécu de façon problématique par les adolescents, point n'est
besoin d'accentuer leur malaise ou leur état critique de fragilité dans leur processus d'individuation et d'identification. Ils ont besoin de repères clairs.


S'acharner contre les princes de l'église c'est se tromper d'adversaire, car l'Eglise défend un ordre naturel que toutes les civilisations ont toujours respecté. Chaque civilisation a toujours su
prendre acte de cette différence radicale des sexes en assiganant à chacun des rôles et des prérogatives. L'homme et la femme sont des êtres dont la nature les inscrit et dans la nature et
au-delà. Ce sont des êtres naturels et spirituels...L'homme se tient entre Ciel et Terre comme un trait d'union qui vacille mais qui peut se tenir droit.


La foi en Christ est un appel à incarner nos corps selon la Loi et l'Amour de Dieu.


 


 



fanfan 14/10/2011 11:49



Bonjour René Guyon,


Et une nouvelle fois je vous remercie d'avoir "éclairé" ma lanterne..;en posant cette question qui me semblait  un tantinet malicieusement iconoclaste, j'étais loin de me douter que je
pénétrais dans les arcanes du St Esprit.


Bienheureux St Esprit qui dans nos" langues terriennes" se cache sous 3 genres...Ah nos esprits(terre à terre) n'ont pas fini de s'échauffer eux /elles sur cette divine  question!!!


fanfan.



René Guyon 14/10/2011 11:23



Chère Fanfan, l'Esprit Saint est un vrai casse-tête pour les obsédés du genre, quels qu'ils soient !
En effet, il est :
- du genre masculin en latin : Spiritus...
- du genre féminin en hébreu : Rouach...
- du genre neutre en grec : Pneuma !
On est bien avancé avec ça !



fanfan 14/10/2011 10:46



Bonjour,


Jérôme avez-vous bien lu ce qu'a écrit Christine Pedotti ? et si, oui avez-vous bien compris ce qu'elle désire nous faire partager?Elle est loin dans ce texte de toutes ces généralités que vous
ennoncez...respectables sans doute, mais qui ne correspondent pas(pour moi) à "son coup de gueule" sur le sujet: le genre.


fanfan



Jérôme 13/10/2011 20:53



Bonjour,


Je pense que lorsque nous bâtissons un monde où la seconde cause de mortalité des moins de douze ans est le suicide, il n'y a vraiment pas de quoi pavoiser sur la modernité.


Mais encore une fois, je me demande si ceux et celles qui critiquent tant l'Eglise sont encore chrétiens...Comment peut-on prétendre aimer le Christ et mépriser tant son épouse?


La théorie du genre a été élaboré par des intellectuels gays et lesbiens qui ont cherché à élaborer une théorie visant à légitimer leur moeurs sexuelles. Ils auront leur justification mais Dieu
ne saurait cautionner de telles pratiques. Il les condamne. Rappelez-vous de Sodome et Gomorrhe...


La théorie du genre, c'est une idéologie du transformisme qui en semant la confusion des genres, met en péril le fragile équilibre du genre humain...qui s'incarne en homme et femme...


Jusqu'où l'homme ira-t-il dans la bassesse?



Jérôme 13/10/2011 18:14



Bonjour,


En guise de réaction à cet article, je suggère simplement la découverte de deux liens. Un qui fait découvrir les travaux de Fernand Crombette, et un autre qui traite de la théorie de l'évolution.


A chacun de regarder et de lire, puis de réfléchir et de méditer...où est la vérité?


http://digilander.libero.it/crombette/fr_index.htm


http://noevolution.org/


Mais comme je ne suis pas neutre ni ne prétends l'être j'invite ceux qui auront la curiosité de découvrir ces liens et leurs contenus à s'interroger où nous ont amené l'évolutionnisme, le
matérialisme athée et tant d'autres idéologies nées du rejet de la parole de Dieu, et du discrédit du récit biblique...


A bon entendeurs salut!



fanfan 13/10/2011 16:03



Bonjour G&S,


Merci d'avoir "osé" publier ce texte...car on est encore obligé en 2011(XXI° siècle)d'écrire "oser" pour un texte somme toute des plus normaux , tout simplement   écrit par une
dame  très "catholique"qui a piqué une "grosse colère"!!Publier les textes de "gens qui sont dans la pensée normative actuelle(et notamment les [princes] de l'Église" là il ne faut pas oser
c'est normal!!!!Alors qu'expliquer en toute clarté  et vérité la portée de cette étude sur le "genre"...là il faut oser...mais ne marchons nous pas sur la tête en ce XXI° siècle...qui se
veut rétrograde ...allez marche arrière toute et ficelle!!!!pensée unique et sans commentaire , svp..exécution...défense de réfléchir par vous-mêmes...St.Benêt, patron des "sans jugeote"
priez pour nous!!!Le temps où ON pensait pour nous EST FINI....Nous les Humains habitants  de cette belle planète Terre sommes capables, de discerner ...quel que soit notre "genre"
entre le Bien et le Mal...Et de choisir...librement???Que L'esprit Saint souffle sur le Monde...Au fait Il est de quel genre l' Esprit Saint?