Messe tridentine, messe de toujours ?

Publié le par G&S

Le théâtre divin - Histoire de la messeY a-t-il une « messe de toujours », comme le disent certains, qui font remonter son formalisme aux premiers temps de l’Église, ou a-t-elle été célébrée selon des rites très divers pendant plus de quinze siècles jusqu’aux décisions du XVIe siècle, avant de retrouver une certaine « souplesse » avec les décisions du Concile Vatican II (1962-1965) ?

Vient de paraître un ouvrage de Philippe Martin : Le théâtre divin, Histoire de la messe, XVIe-XXe siècle (CNRS Éditions) qu’il nous semble important de signaler à ceux d’entre vous qui souhaitent découvrir, ou préciser, un certain nombre de données peu connues sur ce qui a abouti à la formalisation de la messe dite tridentine, qui tient son appellation du Concile de Trente (1545-1563).

Le titre de cet article reprend une des questions posées dans une interview de l’auteur, au cours d’une émission de France-Inter, que nous vous proposons d’écouter.

Bonne écoute, chers amis Internautes, et… à vos commentaires !

G&S

Des raisons techniques nous obligeant à scinder l’enregistrement en deux parties,
vous devrez cliquer sur le premier puis, après son écoute, sur le second triangle blanc ci-dessous.

Partie 1


Partie 2

Émission 2000 ans d’histoire du mercredi 3 février 2010, sur France-Inter.

Vous pouvez consulter également le site Port Saint-Nicolas.

Publié dans Signes des temps

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Olivier VASSEUR 13/02/2010 09:30


La lecture du dernier livre de Jean-Noël Bezançon "La Messe de tout le monde, Sans secret, ni sacré, ni ségrégation" est une
introduction courte et efficace à notre Messe d'aujourd'hui, et aussi un excellent "argumentaire" face à certaines volontés d'une retour au "sacré" ou au "latin".
un court résumé de dos de couverture "La réforme liturgique entreprise par Paul VI, avec la même autorité que ses prédécesseurs, restitue l'eucharistie à l'ensemble du peuple de Dieu. En revenant à
l'antique célébration des premiers siècles, par-delà les ajouts et les réinterprétations du Moyen Age, elle nous rend la « messe de toujours » dans la simplicité de ses origines.

Au fil des siècles, sous l'influence d'une curieuse conception d'un sacré secret d'origine païenne et non évangélique, la messe avait été comme enfermée dans le « chœur » des églises. Là,
elle était célébrée pour le peuple mais sans lui, en son nom mais à sa place, de dos, à voix basse, dans un latin devenu langue morte. Elle semblait alors confisquée par le « clergé ». Le
rideau du Temple, déchiré par la mort de Jésus, se trouvait comme remis en place.

La messe dite « de Paul VI » est la messe « de tout le monde » parce qu'elle est l'action de grâces du Christ et de tous ceux qui font corps avec lui. Elle l'est aussi parce
qu'elle n'est pas le choix d'un petit groupe mais la messe célébrée par le pape et tous les autres évêques, sans exception, à travers le monde. Enfin, parce qu'elle offre au Père, par le Christ et
avec lui, la vie du monde entier."