La haine de l’étranger

Publié le par G&S

Ce texte a été écrit par quelqu'un de très connu.
Sauriez-vous dire qui... sans aller chercher son nom sur Internet  ?
Si oui, donnez votre réponse en commentaire de cet article !

Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s'étaient établis à Rouen.

Voilà la troisième fois que j'en vois et toujours avec un nouveau plaisir.

L'admirable, c'est qu'ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu'inoffensifs comme des moutons.

Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols, et j'ai entendu de jolis mots à la Prud'homme.

Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d'ordre.

C'est la haine que l'on porte au bédouin, à l'hérétique, au philosophe, au solitaire, au poète.

Et il y a de la peur dans cette haine.

Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m'exaspère.

Il est vrai que beaucoup de choses m'exaspèrent.

Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton.

Publié dans Fioretti

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françoisjean 25/10/2013 11:36


« Donne à un homme un poisson et tu le nourriras pour un jour. Apprends-lui à pêcher et tu le nourriras pour la vie. », dit un proverbe chinois !


Mon épouse s’occupe de la banque alimentaire, s’était occupé, en son temps, des restaurants du cœur…..Nous y avions noté la présence de citoyens et citoyennes de
ce pays, manifestement en manque du minimum nécessaire pour simplement manger. Et si « l’étranger » prenait ce qui lui était attribué sans mot-dire, il n’en était pas toujours de même
de certains de nos concitoyens ! Nous avons même vu un homme qui vivait quasiment dans les poubelles dans l’indifférence des passants, être amené par un fraîchement naturalisé !!!! Les
beaux discours font, certes, pleurer dans les chaumières, mais ne font en rien avancer le « schmilblick ». L’angélisme générateur de « chienlit », ne profite qu’au plus fort,
toujours aux détriments des plus faibles. Nous sommes des êtres limité dans le temps et l’espace et n’avons pas le don d’ubiquité !


 En son temps, j’échangeais avec un pasteur qui vivait au Mali. Il me disait que pour maintenir un jeune dans ce pays, il ne lui fallait que 500 € par an,
mais qu’il ne les trouvait pas !!! Par contre, le jeune trouvait sans peine un prêt des 3000 € nécessaires pour aller trouver
« dieu » en Europe….Je vous laisse deviner à qui le crime profite. Peut-être que certains aiment bien notre angélisme ?


 Ce que quelqu’un prend indûment dans le pot commun, prive automatiquement un ayant droit, qu’il soit citoyen ou pas.


 La demande de Mme Duflot, d’ouvrir certains bâtiments de congrégation aux « mal logés », nous a fait pousser des cris d’orfraie…Le pape François
n’a pas trouvé cette idée saugrenue, puisqu’il a fait ouvrir un couvent jésuite peu utilisé pour les déracinés ! Goutte d’eau dans l’océan de la misère, certes, mais, comme le fait le
colibri, goutte d’eau qui participe à une solution du problème et qui a valeur d’exemple.


 La légende du Colibri : conte amérindien raconté par Pierre Rabhi :


 « Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le
petit colibri s'active, allant chercher quelques gouttes d'eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d'un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : « Colibri !
Tu n'es pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ? »« Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part "


 « Vingt siècle de christianisme ont fait de nous des déistes accessoirement trinitaires » a écrit Mgr Rouet dans son livre « J’aimerais vous
dire » !


Amitiés


Françoisjean

fanfan 24/10/2013 11:04


Bonjour,


C'est un joli mot n'est-ce pas que celui-ci: Bonjour!


Nous l'utilisons couramment sans même plus y réfléchir...il viendrait à l'esprit de personne de dire en guise de salut:" mauvais jour"..et pourtant!!


imaginons la vie quotidienne de ces "étrangers"...Quelles "casseroles" ils/elles trimbalent avec eux(au propre et au figuré)...


Toutes les citoyennes d'un pays  et tous les citoyens de ce même pays ont peu ou prou eu des ancêtres "étrangers"...


les frontières , (à part les mers et les montagnes) ne sont que des créations humaines que je sache...Ah mais il y a la langue maternelle...Certes mais celle-ciqui s'est faite et qui continue de
se faire de mille apports...On dirait qu'une langue accueille bien plus vite les apports  "étrangers" que les partaiquant-es de cette dite langue..Pour le mot étranger il lui suffit d'être
inscrit au dictionnaire après une concertation des memebres distingué-e-s de l'Académie Française..il en va tout autrement des individu-e-s!!!


Le jour de la Pentecôte toutes et tous les présent-e-s entendaient dans leur langue maternelle ce qui se disait...Miracle?? non car c'était celle du coeur qui était entendue comprise ...la seule
qui soit universelle!


Jésus a toujours parlé la langue du coeur ...pas celle de la raison...celle de l'Amour du prochain....quel/quelle soit...


Voici ce qu' a écrit Paul( avec qui pourtant je ne suis pas toujours en phase) dans:


1° Epître de St Paul apôtre aux Corinthiens:(4,10)


"Nous, nous sommes insensés à cause du Christ,et vous, vous êtes sages en Jésus-Christ; nous, nous sommes faibles, et vous, vous êtes forts; vous, vous êtes en honneur, et nous dans le mépris!"




 Encore plus fort!!!...........................


"Evangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu,( 4,35)


35 Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous
m'avez accueilli ;"


Pas facile de tout concilier ...et pourtant....



Une derrière réflexion:


Combien "d'étrangers" sont morts pour La France ne serait-ce que durant les deux grandes guerres du XX° siècle...?


Fanfan


 

anne c 23/10/2013 18:27


Difficile ! difficile ! j'hésite mais je vais opter pour Victor Hugo . En tout cas, un très beau texte d'actualité.

francoisjean 23/10/2013 17:41


Je dis que l'avenir c'est du désir, pas de la peur. – écrit Olivier Steiner sur son blog le 21 sept 2010.


On trouve tout sur Google (publicité gratuite). Si vous entrez la première phrase du texte cité : «  Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens »,
vous avez une multitude de références relatives à ce texte.


Je me suis arrêté au 6 sept 2010 où il a été utilisé par Le nouvel Observateur.


S’arrêter sur ce texte nous fait oublier la nombreuse participation à cette cause par de nombreuses personnes : Charles Baudelaire, d’Apollinaire….Ciceron


Mais si vous entrez sur Google les mots « Cicéron étranger », vous tombez sur le texte suivant :


« Il ne faut pas expulser les étrangers


       Mais sous l'apparence de l'utilité, on commet très souvent des fautes en politique, comme lorsque nous détruisîmes
Corinthe ; plus durement encore, les Athéniens décidèrent de couper les pouces à tous les Eginètes, dont la flotte était puissante. Cela leur a paru utile, car Egine était trop menaçante à cause
de la proximité du Pirée. Mais rien de ce qui est cruel n'est utile ; la nature humaine, que nous devons suivre, est complètement ennemie de la cruauté. Ils ont tort, ceux qui interdisent leur
pays aux étrangers et les en expulsent, comme Pennus du temps de nos ancêtres, et Papius récemment. Il est certes juste de ne pas permettre à celui qui
ne l'est pas de se faire passer pour citoyen, et c'est la loi que proposèrent les très sages consuls Crassus et Scaevola. Mais interdire une ville aux étrangers est parfaitement
inhumain… »


Au total, oui aux étrangers, non aux avantages de la citoyenneté !


Nous en concluons aisément que le problème n’est ni récent, ni lié à un étranger particulier; ni lié à tel ou tel dirigeant.


 


Lorsque l’on est invité chez quelqu’un, on ne lui demande pas au préalable de changer ses papiers peints, ni son menu !!


Mais s’il s’avère que l’invité est un fieffé menteur, voleur….rien ne vous oblige à vous laisser dépouiller ! Car vous serez, volontairement ou pas, complice des larcins commis par ce
personnage. Mais rien ne vous oblige, non plus, à étaler vos richesses, vos avantages sociaux, votre naïveté, car vous serez alors complice, responsable de l’envie ainsi initiée, et des larcins
qui en découleront sauf à en assumer vous-même, personnellement, financièrement les conséquences. Certains discours sont mortifères !


Amitiés,


françoisjean


 

Giovanni 23/10/2013 12:24


La tonalité d'ensemble, et surtout la mention de Rouen me feraient opter pour Flaubert.


Si c'est bien le cas, il serait intéressant de connaître la date de ce billet, car en 1871, au moment de la Commune, Flaubert n'a pas été spécialement du côté des minorités, mais il est vrai
qu'il était loin d'être le seul parmi les intellectuels du temps, et c'est un euphémisme ! Hugo seul, sans doute s'est montré, sinon acquis aux Communards, du moins pitoyable à leur sort, ce qui
lui valut d'être expulsé de Belgique où il résidait alors...

fanfan 23/10/2013 12:10


J'avais aussi pensé à Flaubert qui avait pris Maupassant sous son aile..presque comme un père..mais j'ai flashé sur le physique "bel homme " de Guy...


Gustave était plus ingrat aux yeux d'Emma!


Voilà ce que c'est de demeurer fleur bleue même à l'âge de radio bleue..On en ressort perdante..hélas.
En tout cas bravo à Dominique de Beaupré.


fanfan


 

Dominique de Beaupré 23/10/2013 10:58


J'ai aussi pensé immédiatement à Maupassant mais il pourrait s'agir Fe Flaubert, natif de Rouen.

G&S 23/10/2013 11:09



Bravo ! Il s'agit bien de Flaubert : Lettre à George Sand, Croisset, vers le 15 juin 1867.


 


Vous avez gagné l'admiration de tout le Comité de rédaction de G&S !



Flora 23/10/2013 10:50


Je propose Peguy, Bernanos ?


Flora

Marie Jo 23/10/2013 10:34


Voltaire?

Philippe Lestang 23/10/2013 10:22


Zola? Victor Hugo?

fanfan 23/10/2013 09:57


Bonjour G&S


Le nom qui m'est venu en premier est Guy de Maupassant.
A cause de Rouen et des mots aussi...mais?????


fanfan