L’Ascension, invitation aux passages et aux partages

Publié le par G&S

Chaque année, la liturgie chrétienne donne à ce qui pourrait être la monotonie de nos travaux et de nos jours une signification à la fois intime et cosmique. La liturgie ne se réduit pas aux travaux pratiques d’une théologie abstraite dont seraient dépositaires des clercs. Elle est une invitation à lire l’histoire de nos vies à travers celle du Christ. Avec la fête de l’Ascension se clôt sa présence physique parmi ses disciples pour ouvrir le temps de la Pentecôte, celui du surgissement de l’Esprit dans l’histoire humaine.

Les fondateurs des grandes religions connaissent en général une longue évolution vers la sagesse et la sainteté. Le nombre élevé des années de leur vie apparaît comme un signe de bénédiction et un enseignement. S’il convenait de faire le « bilan » de l’existence du Christ au moment de son Ascension, il faut bien constater qu’elle n’est en rien un modèle de moine, de père de famille, de professionnel de la spiritualité ou d’organisateur d’institutions. Le Christ meurt jeune et sa vie publique n’excède pas trois ans. Sa vie se définit comme un « passage », c’est-à-dire, dans le langage biblique, une Pâque. Bien loin de favoriser la fascination du Maître, le Christ lie le surgissement de l’Esprit en l’homme à sa propre disparition. « Il vaut mieux pour vous que je parte car si je ne pars pas le Paraclet ne viendra pas à vous » 1. Dès lors, au lieu de rester le nez pointé vers le ciel, comme les disciples le jour de l’Ascension 2, l’homme est renvoyé vers sa tache spirituelle et cosmique  « jusqu’aux extrémités de la terre ».

Bien loin d’inviter à la création de nouvelles clôtures institutionnelles pour distinguer les justes des pécheurs, c’est l’amour agissant qui devient la nouvelle frontière. À la tranquille possession de la loi par les clercs et de l’intériorité par les sages se substitue la confrontation permanente aux excès de la grâce. Le message fondamental que Saint Paul va répandre c’est qu’au règne de la Loi mosaïque des Juifs et à celui de la Sagesse des Grecs s’est substitué celui d’une gratuité radicale qui ne se conquiert ni par des prouesses morales ni par des raffinements intellectuels, mais se reçoit.

À l’heure de sa mort, les évangélistes nous rapportent ses deux dernières paroles : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » 3 suivi de « Père, je remets mon esprit entre tes mains » 4. Aucun crépuscule des dieux ne sera aussi radical que la mort du Christ supplicié, condamné par les défenseurs politico-religieux des ordres établis. C’est d’une image de Dieu totalement nouvelle que témoigne le Christ : un enfant dans une crèche, le partage du pain, la souffrance d’une passion sont les traces de son passage. Le Dieu de l’Évangile se « défroque » des oripeaux de puissance et de fascination. Par quelle aberration certains, qui se sont prétendus ses disciples, se sont-ils « froqués » de pouvoir, de dogmes, de moralisme, de richesses ?

Témoigner aujourd’hui de la « bonne nouvelle » que le Christ invite à répandre à l’heure de son Ascension c’est aller vers de nouveaux « passages » qui seront aussi de nouveaux partages.

Bernard Ginisty

1 – Jean 16,7

2 – « Comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se trouvèrent à leur côté et leur dirent : gens de Galilée, pourquoi restez-vous là à regarder v ers le ciel ? » Actes des Apôtres 1,11

3 – Marc 15,34

4 – Luc 23,46

Publié dans Réflexions en chemin

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Albert OLIVIER 13/06/2011 17:02




Frère Jérôme, 


Nous tournons dans un cercle vicieux puisque lorsque vous “répondez”, vous déplacez toujours un peu la position de votre antagoniste pour la rendre ridicule ou
inacceptable. Je ne vais pas faire un cours sur l’Inquisition, bien que j’en ai fait jadis devant des étudiants de licence. Je n’y ai jamais insisté sur le côté assassin ou sadique de
l’Inquisition. Pour provoquer un peu ces jeunes gens, dont beaucoup avaient la vision “fantasmagorique” que vous dénoncez, je leur faisais même remarquer que : 1° Elle n’avait
fait en 350 ans, en Espagne, qu’un nombre de morts (3,5 % des condamnations sans doute pas toutes exécutées) équivalent à quelques années d’accidents de la route en France, a fortiori
pourrait-elle paraître bénigne au regard des massacres de masse du XXe siècle. 2° Qu’elle était une “techno-structure” ecclésio-étatique échappant en grande partie à l’autorité romaine. Pour
preuve : l’arrestation et la condamnation du dominicain Bartolomé Carranza y Miranda, archevêque de Tolède, primat d’Espagne, que le pape lui-même n’avait pas réussi à faire libérer, bien que le
concile de Trente ait rejeté les accusations d’hérésie pesant sur le prélat. 3° La relative popularité d’une institution souvent plus sévère avec les grands qu’avec les petits. ETC.


La question que je posais, en ayant eu la prudence méthodologique de rappeler qu’il fallait la replacer dans son contexte historique complexe, était :
l’utilisation de la contrainte en matière de religion et les méthodes pour y parvenir étaient-elles évangéliques ? Pour mémoire : ignorance par le suspect des chefs d’accusation, anonymat des
dénonciateurs, absence de défense réelle, dures conditions de vie, intérêts financiers liés à certaines condamnations, etc. Je ne parle même pas des tortures 1° parce que leur nombre —que vous
minimisez— est moins grave que le principe même. 2° parce que vous me direz que c’était dans les mœurs de l’époque, ce qui n’est, hélas, pas faux. 3° parce que par pudeur ou
hypocrisie, les clercs laissaient la basse besogne au “bras séculier”. Que ces méthodes aient été remployées par la Gestapo ou la Gépéou ne les canonisent pas.  Je ne crois pas possible de
juger les violences anciennes à l’aune monstrueuse du XXe siècle. 


Je n’appliquerais pas le terme de “progressiste” (ceux qui croient au progrès ?)pour désigner des idéologies récentes, en particulier le nazisme, qui se réclame d’un retour à la
vie “naturelle” du paganisme. Mais même s’ils ont été moins meurtriers en nombre de victimes que les purges et le goulag staliniens, il n’apparaît pas que les régimes de Franco,
de Salazar, et plus tard de Pinochet, qui tous s’affirmaient chrétiens, aient renoncé à un « système de répression arbitraire et expéditif » . Quant aux “violences calvinistes”,
tout aussi inacceptables, elles ne me semblent pas susceptibles de justifier les nôtres.


Je ne reviendrai pas sur les “richesses” du Vatican peut-être aussi virtuelles que réelles, mais je crois qu’un certain dépouillement est davantage dans l’esprit de l’Évangile
qu’un étalage triomphaliste. Saint François d’Assise a essayé de le dire, on l’a fait taire ; et un des reproche faits à Carranza a été sa générosité envers les pauvres … On ne peut nier que des
apparences de parvenus peuvent choquer et mal disposer ceux que nous voudrions “évangéliser”.


Comme je l’avais fait dans un débat précédent, et afin d’éviter un “ping-pong” inutile, je n’ai pas l’intention de répondre à une éventuelle réponse de votre part, même si
l’envie m’en chatouille …


Portez-vous bien Albert OLIVIER




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Jérôme 13/06/2011 08:53



Chère Francine,


C'est toujours un plaisir de vous lire, et je dois vous dire que je suis tout à fait d'accord avec vous sur l'essentiel.


Nous devons nous laisser pénétrer par l'Esprit Saint et Pentecôte nous rappelle que les apôtres surent accueillir cet Esprit de Vie et d'Amour qui les a poussé à aller de par le monde pour y
annocner la Bonne Nouvelle, et bâtir l'Eglise, ce corps mystique qui traverse l'Histoire, grâce à la divine Providence.


Certes, forts de notre espérance nous ne devons pas nous laisser désarmer par la peur, mais nous ne devons pas ignorer les dangers et les risques que nous font courir les illsuions et les
tentations de ce monde. Pour ce faire craignons Dieu et espérons en sa divine miséricorde.


Au coeur de l'actualité se joue la lutte spirituelle de chaque homme et de chaque femme aux prises avec le Mal, mais appelé(e) par Dieu en la personne du Christ à oeuvrer dans la prière et
l'action au salut de son âme et de ses frères et soeurs. Le Mal existe, et donc il y a bien du mauvais dans ce monde dont le prince est Satan.


Point d'une nostalgie morbide mais un regard renouvelé vers le passé qui nous a légué tant de richesses spirtuelles: mettons-nous à l'écoute de la Bible, et laissons-nous lire par ce texte
polyphonique; revisitons les rites et questionnons leur sens et incarnons les gestes de la liturgie comme des acteurs incarnent leur rôle; redécouvrons les textes écrits par les Pères de l'Eglise
et par les mystiques chrétiens,et nourrissons-nous de leurs témoignage; cultivons notre foi avec les semences héritées des récoltes passées, et approfondissons-en l'intelligence et la saveur
comme on déguste un fruit laborieusement produit.


De la lucidité ou du discernement pour en découdre avec cet entrelacs qu'est le monde et nous-mêmes...Aceminons-nous vers davantage de simpilcité de coeur en reconnaissant que sans le Christ,
nous n'y parviendrons pas, car Il est la seule voie véritable, car Il est la Vie qui conduit à Dieu.


Soyons laborieux, c'est-à-dire mettons-nous à la tâche avec persévérance et patience, et espérance!


Soyons inventifs et créatifs comme surent l'être nos ancêtres qui nous précédés sur le chemin de la foi et du salut. Inspirons-nous de leurs modèles empreints de courage, de foi, de fidélité au
Christ. Les Saints ne sont-ils pas comme des maîtres dont la diversité manifeste la riche fécondité de l'Esprit Saint et la diversité des spiritualités qui irriguent et anime l'Eglise?


Alors en effet, point de frilosité, mais de la vigilance et du courage!


Fraternellement dans le Christ!



Francine Bouichou-Orsini 12/06/2011 19:28



Pentecôte, suite annoncée de l’Ascension. Merveilleuse pédagogie que celle de l’Esprit Saint : les disciples de Jésus, réunis dans une maison fermée, sont désorientés et apeurés par les
événements  récents… Et voici que, soudain, ils se « mirent  à parler en d’autres langues », celles pratiquées par des
Juifs   «issus de toutes les nations » et  venus à Jérusalem pour une célébration annuelle de la Loi. Ainsi, ils leur parlaient de la Bonne Nouvelle
apportée par un Dieu-Amour, et en des termes que tous pouvaient entendre, accueillir éventuellement.


Seigneur, aide tes disciples du XXI ème siècle à  ne pas avoir peur : ni  de  l’autre, ni  du monde actuel, à ne pas
céder au défaitisme  simpliste et aux divisions mortifères.  Aide-les à discerner, chaque jour,  les attentes nouvelles de l’Esprit,
 au sein même de l‘actualité,  changeante et complexe. Cette actualité n’est,  a priori  et globalement, ni bonne ni
mauvaise ; elle dépendra de ce que les hommes décideront, à l’issue d’un usage critique et lucide.


Sans plus attendre, ne restons pas  à « regarder vers le ciel », ou à tourner  nos yeux vers un passé révolu (et jugé plus rassurant par certains
nostalgiques). Soyons dignes de la confiance du Créateur, tournons nous vers les  tâches nouvelles attendues : tâches de construction et de
réconciliation. Pour avancer dans cette voie,  à l’exemple des disciples évoqués plus haut, n’ayons pas peur.  Nous aussi, nous devons
inventer, sortir de nos frilosités,  apprendre de nouvelles langues,  audibles par les oreilles du XXI ème siècle,
afin de « renouveler la face de la terre ». Il nous faut agir en serviteurs laborieux,  au service d’une Vérité-Amour dont nous ne
sommes nullement propriétaire, car elle  échappe aux recettes.


Francine Bouichou-Orsini


 



Jérôme 12/06/2011 17:42



Cher Albert,


Au risque de paraître toujours plus inusable que jamais, je me dois de vous répondre à certaines de vos objections et réflexions qu'a pu susciter mes messages. Je voudrais d'abord vous faire
remarquer que mettre en doute la valeur d'un ouvrage d'histoire, celui d'Henri-Charles Lea, intitulé "Histoire de l'Inquisition", sous prétexte que celui-ci daterait, ne
consititue en rien une objection sur la teneur de ce même travail. Il faut discuter une thèse historique non pas tant sur sa date de composition (quoi que cela puisse être significatif puisque
nous n'écrivons jamais l'histoire que travaillés par des questions d'actualité), mais sur des points essentiels de documentation, de relation des faits et de mise en relation de ces derniers
entre eux. Il est vrai que lorsque cet historien, peu amène à l'égard de l'institution inquisitoriale, ose affirmer qu'au regard des archives, il est fait peu mention d'actes de torture, il va à
rebours d'une représentation fantasmagorique de cette période où l'Eglise est figurée comme un système de répression arbitraire et expéditif...semblable aux systèmes du 20ème siècle, fruit des
idéologies progressistes de tous horizons...


Enfin, il me semble qu'il serait fort instructif de chercher à comprendre d'où vient cette détestation de ses ancêtres et de leur tradition, ou de notre passé historique. Je me demande si cette
détestation qui prend la forme morbide d'une repentance inexpiable et largement injustifiée permettra aux générations chrétiennes futures de valoriser leur héritage spirituel.


Quant aux travaux historiographiques récents concernant l'Inquisition, sachez que je ne les ignorent pas et qu'ils sont loin de faire la preuve du caractère ignoble de l'inquisition. Les travaux
de Joseph Perez ou plus particulièrement d'Esther Benbassa permettent de nuancer amplement le rôle de l'Eglise catholique dans le caractère violent de l'inquisition espagnole en l'imputant
davantage au fait national et populairel, plutôt qu'à une volonté papale d'élimination physique des hérétiques ou des juifs. Par ailleurs que savez-vous et qu'est-il dit des violences commises
par les protestants? Luther était-il si tolérant? Calvin était-il un grand libéral à Genève?


Car à en croire la bienpensance il suffit d'être majoritaire pour être systématiquement soupçonné d'opprimer les minoritaires. Mais tout cela relèverait encore une fois d'une psychanalyse
collective qu'il faudra mener un jour ou l'autre pour se libérer de fantômes irréels...Il va bien falloir sortir du cercle infernal et vicieux des majoritaires animés de repentance et des
minoritaires animés de ressentiment, n'est-il pas?


Enfin, en ce qui concerne les richesses accumulées par l'Eglise catholique, pourquoi y voir nécessairement une expropriation au lieu d'une manifestation de la Grâce et de la fécondité de l'Esprit
Saint dans l'Histoire et la Povidence? Souhaiteriez-vous que le pape quitte le Vatican? Croyez-vous que le dépouillement total soit vraiment dans l'esprit du christianisme? N'y a-t-il pas là dans
ce décorum la manifestation visible, incarnée, et matérialisée des dons de l'Esprit? Croyez-vous que l'Eglise catholique se limite à l'image d'une pompe fastueuse? Savez-vous que l'Eglise est un
des institutions les plus engagées auprès des pauvres dans le monde?


Bien à vous!



Marie eve 07/06/2011 15:56


Dans un de ses sermons, Martin Luther King fait un portrait saisissant de Jésus : « Il est né dans un obscur village ; c’était le fils d’une pauvre paysanne. Il a grandi dans un autre village non
moins obscur, où il a travaillé comme charpentier jusqu’à trente ans. Alors, pendant trois ans, il s’est mis à marcher ; c’était un prédicateur itinérant. Et puis il s’est mis à faire des choses.
Il n’avait pas grand-chose. Il n’a jamais écrit de livre. Il n’a jamais eu de fonction officielle. Il n’a jamais fondé une famille. Il n’a jamais possédé de maison. Il n’est jamais allé à
l’université. Il n’a jamais visité de grande ville. Il ne s’est jamais écarté de plus de trois cents kilomètres de l’endroit où il est né. Il n’a fait aucune des choses que le monde associe à
l’idée de grandeur. Il ne représentait que lui-même. » La vie de Jésus ne tient pas à grand-chose au regard des critères de ce monde, et pourtant, ajoute le prédicateur, « toutes les armées qui
aient jamais marché au combat, tous les vaisseaux qui aient jamais navigué, tous les parlements qui aient jamais siégé et tous les rois qui aient jamais régné n’ont pas, à eux tous, affecté la vie
de l’homme sur terre autant que l’a fait la vie de ce solitaire ». Dans cette période d'attente du don de ton Esprit, donne nous Seigneur le goût et le courage de mettre nos pas a la suite de Ton
Fils qui dans l' offrande de Sa vie montre a tout jamais au monde le Saint Sacerdoce qui Lui plait. 


Francine Bouichou-Orsini 07/06/2011 15:17



Suite aux articles de B. Ginesty, relatifs au sens profond de l’Ascension, je m’interroge, à la lecture d’une discussion, bizarrement centrée
sur la répétition de certains thèmes (dogmes, tradition, autorité…), lesquels ne correspondent pas du tout à son message central, axé sur l’essentiel, comme rappelé, ci-dessous, (cf le rappel du
début et de la fin de son article.


Il écrit au début, à propos du Christ : « Avec la fête de l’Ascension se clôt sa présence physique parmi ses disciples pour ouvrir le
temps de la Pentecôte, celui du surgissement de l’Esprit dans l’histoire humaine »


Et il termine sur : « Témoigner aujourd’hui de la « bonne nouvelle » que le Christ invite à répandre à l’heure de son
Ascension c’est aller vers de nouveaux « passages » qui seront aussi de nouveaux partages. »


Oui, l’Esprit peut se manifester aujourd’hui au travers de bonnes nouvelles, en réponse à des questions d’actualité. Ainsi, je peux en citer
deux, récemment présentées dans la presse, et reprises dans l’affiche mensuelle de l’équipe locale Pax Christi d’Avignon :


« Paix avec la terre : du 17 au 25 mai en Jamaïque, les Eglises du Conseil oecuménique, réunies sur
ce thème, signalent que de simples lampes, alimentées par l ‘énergie solaire, mises au point et offerte par l’Allemagne, ont changé la vie des villages de
Papouasie. »


« Les moines de Lérins ont invité, le 18 mai, à un festival du silence les artistes venus à
Cannes, pour qu’ils vivent une expérience inédite de communication ».


Oui, tous les jours, l’Esprit, annoncé par Jésus-Christ lors de l’Ascension, attend de chacun de nous, à son échelle propre, et dans ce monde
actuel (élargi et souvent difficile), des initiatives adéquates, afin d’éclairer et donner sens aux  nouvelles questions du jours.


Francine Bouichou-Orsini



G&S 07/06/2011 15:29



Merci Francine de ramener le débat au coeur du sujet, car les commentateurs se sont focalisés sur les deux phrases en caractères gras de l'article !
Bonne preuve que la tyrannie des caractères gras est efficace sur les cerveaux modernes habitués à aller à l'essentiel... ou à ce qui paraît l'être... ou à ce qu'on veut qu'ils pensent l'être
!
Le Blogmestre de G&S



Jérôme 06/06/2011 21:48



Pour Albert,


Vous osez prétendre que je mépriserais l'humanité. L'humanité n'existe pas en tant que telle, ce sont des hommes et des femmes qui existent. L'humanité est une abstraction, un homme est une
réalité! En effet, j'aime bien davantage les hommes et les femmes, mais je sais que tout n'est pas aimable en eux.


En ce qui concerne les références bibliographique ou autres que je me permets de partager avec d'éventuels visiteurs de ce blog, je revendique mon droit à en faire part...Ainsi, au lieu d'asséner
des convictions de façon dogmatique, je laisse à mes interlocuteurs, la liberté de penser par eux-mêmes, en examinant le de contenu de ces documents.


Je perçois dans vos réponses une once bien dosée d'ironie, mais quand je vois la façon dont vous croyez défendre la foi chrétienne tout en méprisant les fruits qu'elle porta tant sur le plan
artistique, philosophique que politique ou institutionnel, je me dis qu'il va en falloir du temps avant que l'on revienne de certains préjugés infondés.


En matière d'inquisition, je dis sans ambages que tous les gourous de secte mériteraient un sacré châtiment par le mal indicible qu'ils font otues ces âmes qu'ils éloignent du Christ.


Mais je veux bien passé pour le fidéiste du passé...tout cela est trop drôle...


Bien à vous et non moins fraternellement dans le Christ!


Frère Jérôme


 



Jérôme 06/06/2011 20:54



Au paroissien de base, il faut répondre,


Jérôme, vous me dites que vous comprenez "le sentiment d'impuissance que (je) peux éprouver au sein de l'église catholique. Il s'agit là d'une crise où nous pouvons avoir du mal à nous
reconnaître dans cette même église". Mais ce sentiment n'est pas lié à ce que vous appelez la "modernité" ; il était bien pire avant, du temps des chanoines autocrates à camail bordé
d'hermine et à gouvernante accorte (vieux souvenir de mon enfance) Vraiment le passé de l'église est-il réductible à cette image caricaturale, quelque part de vérité qu'elle puisse
contenir?
"Contrairement à ce que d'aucuns peuvent coire en me lisant, je ne suis ni d'un côté, ni de l'autre." Effectivement, si c'est la cas vous cachez bien vos sentimens ! Je ne suis
pas en effet un dithyrambe de notre époque, mais je sais aussi voir des sicgnes et des témoignages qui montrent que malgré nos infidélités le Christ demeure fidèle...
"Tous ceux qui méprisent la tradition ressemblent à des fruits qui méprisent l'arbre qui les a portés et nourris." Vous vous étonnez ensuite qu'on puisse douter que vous ayez une once de
bienveillance envers les "modernistes" ! Mais quand je perçois dans certains propos des sous-entendus et autre préjugés négatifs sur l'église, venant de surcroît de chrétiens, je me dis
qu'il y a là beaucoup de masochisme et d'ignorance historique...Que de stéréotypes et de lieux communs qui mériteraient d'être questionnés à tout le moins! En réduisant l'histoire de l'Eglise à
une succession d'erreurs, d'abus, de massacres...certains sont parvenus à détruire dans la conscience des chrétiens l'espérance d'une Providence...Demandez-vous à qui profite ce mensonge...Avec
les idées qui ont le vent en poupe aujourd'hui aucun homme ni femme ne partirait évangéliser les peuples lointains, et ce n'est qu'un exemple...D'ailleurs avez-vous remarqué que ce sont des
prêtres noirs africains qui viennent en Europe pour évangéliser à nouveau les petits-fils de ceux-là même qui ont oser témoigner de l'amour du Christ au péril de leur vie aux quatre coins du
monde, et pendant ce temps nous déssertons nos églises et quand nous puvons dénigrer le magistère de l'église, on en rate pas la moindre occasion. J'ai été frappé de découvrir
une paroisse catholique en plien Tibet, et je peux vous dire qu'ils attendent la venue d'un prêtre avec une grande espérance, mais peut-être qu'ils sont trop frustres.


http://www.ktotv.com/videos-chretiennes/emissions/nouveautes/documentaire-sur-le-chemin-du-tibet/00054892


"En ce qui concerne la modernité, il me semble normal qu'en tant que chrétien nous en dénoncions les dérives..." et il serait normal que vous en énonciez les mérites !
"... qui s'affublent des attributs du Bien, perversion suprême" Quand on brîlait les hérétiques, c'était au nom du Bien... Même galilée a failli y passer ! Relisez l'histoire,
vous êtes loin du compte! Attention aux anachronismes!
"Quant aux jeunes, ils attendent des adultes un discours de vérité" Oui ! Mais quel rapport avec le modernisme religieux ? Les jeunes engagés dans l'Eglise conciliaire valent bien les
autres et ne sont pas, à ma connaissance, en dehors de l'Eglise. L'Eglise post conciliaire n'aurait-elle pas un discours de vérité ? Je ne met pas en question Vatican I et II mais je
critique et récuse une certaine interprétation qui en a été faite!



Paroissien de base 06/06/2011 19:09




Jérôme, vous me dites que vous comprenez "le sentiment d'impuissance que (je) peux éprouver au sein de l'église catholique. Il s'agit là d'une crise où nous pouvons avoir du mal à nous
reconnaître dans cette même église". Mais ce sentiment n'est pas lié à ce que vous appelez la "modernité" ; il était bien pire avant, du temps des chanoines autocrates à camail bordé
d'hermine et à gouvernante accorte (vieux souvenir de mon enfance)
"Contrairement à ce que d'aucuns peuvent coire en me lisant, je ne suis ni d'un côté, ni de l'autre." Effectivement, si c'est la cas vous cachez bien vos sentimens !
"Tous ceux qui méprisent la tradition ressemblent à des fruits qui méprisent l'arbre qui les a portés et nourris." Vous vous étonnez ensuite qu'on puisse douter que vous ayez une once
de bienveillance envers les "modernistes" !
"En ce qui concerne la modernité, il me semble normal qu'en tant que chrétien nous en dénoncions les dérives..." et il serait normal que vous en énonciez les mérites !
"... qui s'affublent des attributs du Bien, perversion suprême" Quand on brîlait les hérétiques, c'était au nom du Bien... Même galilée a failli y passer !
"Quant aux jeunes, ils attendent des adultes un discours de vérité" Oui ! Mais quel rapport avec le modernisme religieux ? Les jeunes engagés dans l'Eglise conciliaire valent bien les
autres et ne sont pas, à ma connaissance, en dehors de l'Eglise. L'Eglise post conciliaire n'aurait-elle pas un discours de vérité ?




Jérôme 06/06/2011 16:37



Bonjour,


Je m'adresserai d'abord au Paroissien de base en lui disant que je comprends le sentiment d'impuissance qu'il peut éprouver au sein de l'église catholique. Il s'agit là d'une crise où nous
pouvons avoir du mal à nous reconnaître dans cette même église, et cela pour des raisons parfois diamétralement opposé. Tantôt ceux qui en appellent à davantage de modernité au nom d'un avenir
prétendiment meilleur, tantôt ceux qui en appellent à un retour à un passé qui aurait été parfait! Contrairement à ce que d'aucuns peuvent coire en me lisant, je ne suis ni d'un côté, ni de
l'autre.


Mais je voudrais attirer votre attention sur le fait que la crise que nous éprouvons caractérise tout particulièrement l'Occident: il serait peut-être bon de se demander pourquoi c'est en
Occident qu'est apparue l'idéologie du progrès et l'athéisme. Ce serait comme le début d'une psychanalyse collective, ne serait-ce qu'au sein de l'église, et en chacun des chrétiens. Je suis
frappé de voir que l'église catholique se porte bien mieux sur les autres continents. Oserais-je avance l'idée que l'Europe s'est depuis bien longtemps détournée de ses racines judéo-chrétiennes.
Le nazisme, le communisme, le libéralisme, et l'individualisme ne sont-ils pas des idéologies qui ont cherché ou qui cherchent encore à faire abstraction de Dieu? Si l'on veut comprendre une
société, il faut regader devant quoi elle se prosterne! Je vous laisse découvrir quelles sont nos idoles.


Tous ceux qui méprisent la tradition ressemblent à des fruits qui méprisent l'arbre qui les a portés et nourris.


En ce qui concerne la modernité, il me semble normal qu'en tant que chrétien nous en dénoncions les dérives qui s'affublent des attributs du Bien, perversion suprême...De la même façon qu'au
travers des siècles, les chrétiens ont toujours eu un regard vigilant face aux subterfuges et autres illusions de ce monde.


Quant aux jeunes, ils attendent des adultes un discours de vérité, et non pas toujours complaisant ou maternant. Une attitude bienveillante et exigeante, de douceur et de fermeté.


Bien cordialement!



fanfan 06/06/2011 15:24



Je suis d'accord avec Paroissien de base.
moi non plus d'une Eglise où le peuple de Dieu


doit de taire, quand cela "chante" au pouvoir sacerdotal :


"Je n'en veux pas!" Il me faut avouer cependant que je rencontre des curés qui laissent "un peu de place" aux laïcs que nous sommes, mais n'est-ce pas là aussi , à cause du petit nombre de
clercs?


fanfan



Albert OLIVIER 06/06/2011 11:38



Frère Jérôme, vous écrivez en commentaire au texte de Ginesty sur l’Ascension :


« … Si vous avez raison, alors il faut détruire nos églises, nos
cathédrales, faire disparaître tous nos ordres religieux, toute la hiérarchie ecclésiastique, tous nos dogmes, toute la tradition, tous ces livres où ont été formulés ces maudits dogmes au feu et
à l'oubli!!!! Saint Pierre de Rome, la Chapelle Sixtine et toutes les oeuvres d'art d'inspiration religieuse chrétienne? » 
Peut-être pas tout détruire ! … Pourquoi vous faut-il toujours et trop longuement  présenter les idées d’autrui comme foncièrement noires et stupides ou, pire, hérétiques (les vôtres étant bien entendu blanches et vraies) ? La
vie est plus nuancée. On ne peut nier que le christianisme, tel qu’il s’est en partie “institué” à travers les siècles, a souvent sacrifié aux tentations (argent, pouvoir, …) de ce monde, qu’il
méprisait pourtant officiellement (et ça continue). L’art religieux est souvent magnifique, mais ses œuvres sont-elles toujours destinées à rendre gloire à Dieu ? Quand l’anecdotique envahi
l’image, que celle des donateurs est aussi grande que la représentation religieuse-prétexte, on peut se poser la question. Et l’on sait les conséquences ecclésiales de l’entêtement des papes de
la Renaissance à la construction pharaonique de Saint-Pierre et de sa décoration (assez étrangères à la crèche de Jésus de Nazareth !).


L’histoire de l’Église est celle d’hommes-pécheurs (comme nous). Elle a réalisé beaucoup de belles choses, et a commis beaucoup d’erreurs que nous ne
finissons pas de payer, car la désertion des églises ne date pas du concile Vatican II. Celui-ci aurait pu être une chance d’évangélisation du monde, si on en avait appliqué l’esprit, au lieu de
s’accrocher aux “oripeaux de puissance et de fascination”.


« Après tout, à quoi bon se dire chrétien? Pourquoi dire quelque chose?
Pourquoi se référer aux Evangiles, à la Bible, …» : tout simplement parce que bien des gens, qui ne partagent pas votre fidéisme
passéiste, vivent eux aussi de la parole de Jésus-Christ, annonciateur de l’amour du Père pour l’humanité. Car c’est bien Dieu, et non les philosophes des Lumières ou des théologiens
déviationnistes , qui a montré son amour pour cette humanité que vous méprisez ; sinon il n’aurait pas envoyé son Fils pour la sauver. Et c’est par l’amour vécu, non —ou pas seulement (voyez, je
suis conciliant)— par des rites, parfois paganisants, des dogmes, dont la signification apparaît aujourd’hui souvent peu compréhensible, que le message chrétien sera perceptible . Il n’est pas
question de rejeter la Tradition, il s’agit de la garder, vivante, de ne la bloquer aux conciles des IVe-Ve siècles, ni en 1563, ni en 1870 … Après tout, on a fini par admettre que la terre
tourne autour du soleil !


« Par ailleurs, s'il est vrai que Dieu, en la personne du Christ, s'est
fait humble parmi nous […] Il n'est pas passé en ce monde ni vu ni connu…» D’accord. Vous remarquerez que le Credo parle de sa
naissance et de sa mort, mais ne dit rien de ce qu’il a dit et fait, même pas des miracles  (?).


Vous confondez morale et moralisme, mais c’est une question si grave, qu’il faut espérer que Garrigues et Sentiers fera un jour un dossier sur cette question.
Ce qu’on peut dire déjà, c’est que le “moralisme”, comme l”’immoralité” tue la morale.


Enfin, soyez gentil, allégez vos interventions, entre autres de leurs références livresques ou vidéo. Vos interlocuteurs savent lire, voir et entendre. Ils
attendent votre conviction, pas les complaisances de votre éventuelle érudition. En outre, vos références (que je vérifie souvent) ne sont pas toujours convaincantes. Ainsi, depuis “L’histoire de
l’Inquisition” d’H.-Ch. Lea que vous avez citée récemment, étude estimable à sa parution (1888 en anglais, 1900-1902 en français), il y a eu bien des études qui ont renouvelé la question, entre
autres celles de chercheurs de la “Casa de Vélasquez” ou du colloque d'Aix-en-Provence en octobre 2002, et ce à partir des archives espagnoles, portugaises, brésiliennes, romaines,
etc. Quant à l’homélie épiscopale, que vous nous aviez déjà servie, avec tout le respect dû à la fonction, et tout en reconnaissant qu’on peut toujours trouver quelque chose de juste dans un
discours, elle ne bouleverse ni ne renouvelle notre foi.


Albert OLIVIER



Paroissien de base 06/06/2011 08:41



Jérôme parle d'un "prétendu pouvoir sacerdotal". Serait-il aveugle et sourd ?
Ne connaît-il aucune paroisse où le curé fait ce qu'il pense bon contre l'avis de bien de ses ouailles qui pensent exactement le contraire ?
Quel est le pouvoir que peuvent avoir des laïcs dans une paroisse, hormis celui que le curé veut bien leur laisser ? Chanter, faire la quête, nettoyer l'église, faire les bouquets (qui doivent
plaire au curé), porter les enveloppes du denier du culte dans les boîtes à lettre, acheter les hosties et le vin de messe, faire réparer la sono ? Et se taire quand on ne leur donne pas la
parole ?
De ce pouvoir là, de cette église je n'en veux pas !



Francine Bouichou-Orsini 06/06/2011 05:42



Répéter encore, sur tous les tons et sous toutes les couleurs, la même condamnation définitive de la modernité -source de tous les maux- ne peut qu’aboutir à un effet certain : élargir
davantage le fossé. Ce fossé  qui sépare les jeunes, et autres dotés d’un esprit ouvert,   d’une institution refermée sur elle-même, ainsi rendue prisonnière
de son passé.


Nous sommes bien éloignés des larges perspectives ouvertes par l ‘Ascension (évoquées par G&S ces jours derniers), incitant à la prière et à l’action …


Francine Bouichou-Orsini


 


 



Jérôme 04/06/2011 20:28



Cher Blogmestre,


Pardonnez-moi car j'ignorais cette convention. Je ne pensais pas à mal.


Cordialement



Jérôme 04/06/2011 10:19



Une phrase emblématique!


"Le Dieu de l’Évangile se « défroque » des oripeaux de puissance et de fascination. Par quelle aberration certains, qui se
sont prétendus ses disciples, se sont-ils « froqués » de pouvoir, de dogmes, de moralisme, de richesses ?"


M. Ginisty, si vous avez raison, alors il faut détruire nos églises, nos cathédrales, faire disparaître tous nos ordres religieux,
toute la hiérarchie ecclésiastique, tous nos dogmes, toute la tradition, tous ces livres où ont été formulés ces maudits dogmes au feu et à l'oubli!!!! Saint Pierre de Rome, la Chapelle Sixtine
et toutes les oeuvres d'art d'inspiration religieuse chrétienne? Signes de richesse ostentatoire! Mépris des pauvres! Au feu, et à la destruction!!!!! Les sacrements, ces manifestations d'un
prétendu pouvoir sacerdotal? Aux géhennes, vous dis-je!!! Le pape? Pendons-le, haut et court!!!! Les ecclésiastiques, qu'ils se défroquent!!!! L'habit ne fait pas le moine!!!


Non, mais sérieusement, va-t-on en finir avec cette litanie iconoclaste? Va-t-on en finir avec ce mépris de soi et de la tradition?
Va-t-on jamais en finir avec ce modernisme dont le goût pour l'abstraction et l'évolution est tel qu'il déracine et désincarne tout ce dont il se saisit? D'où vient cette nausée? D'où vient cette
difficulté à assumer l'histoire de l'Eglise? Celle-ci ne fut-elle qu'une suite d'erreurs et d'aberrations dont les dogmes et les rites seraient les preuves évidentes? D'où vient cet appel à une
épuration toujours plus acharnée sur la chair de l'Eglise? Serait-ce d'une anorexie spirituelle? Serait-ce l'expression d'un idéalisme forcené? Les richesses que vous semblez rejetées ne
sont-elles pas les signes de la fécondité de la foi qui a su au cours des siècles inspirer les artistes?


Après tout, à quoi bon se dire chrétien? Pourquoi dire quelque chose? Pourquoi se référer aux Evangiles, à la Bible, puisque ces textes
sont déjà les fruits d'une tradition? Pourquoi ne pas enfouir tout ça et faire notre révolution culturelle, qui sent bon son autodafé? Et prêchons la religion de l'Humanité!!!! Dieu est mort!
Vive l'homme!!!


Mais n'oubliez pas que ce nihilisme intellectuel qui consiste à rejeter les héritages du passé n'a produit que des idéologies
destructrices.


Un petit rappel, les sacrements ne sont pas l'expression d'un pouvoir personnel des prêtres, mais l'expression de la puissance de
l'Esprit-Saint qui agit par leur intermédiaire. Qu'il y ait eu des abus de la part de certains, ou qu'il y ait un malentendu de la part des fidèles, c'est possible, mais cela veut tout simplement
dire que c'est une question d'enseignement. Il ne s'agit pas pour autant de dénigrer des sacrements et les pouvoirs sacerdotaux dont sont investis les prêtres.


Par ailleurs, s'il est vrai que Dieu, en la personne du Christ, s'est fait humble parmi nous, il n'empêche que par les nombreux
miracles qu'il a accompli il a sucscité de la fascination, de l'étonnement, de l'admiration, de l'émerveillement. Il n'est pas passé en ce monde ni vu ni connu...


En matière de moralisme, je crains qu'il faille rappeler qu'il y a une morale chrétienne, et que la négation de celle-ci conduit à
l'anomie, à l'absence de loi morale. S'il n'y a plus de loi morale, il n'y a plus de péché, il n'y a alors plus de culpabilité, et il n'y alors plus de repentance ni de pardon. Autant dire qu'il
y auait là une invalidation de la Passion du Christ. La Grâce n'est pas là pour effacer la Loi, mais pour la compléter, car cette Loi ne donnait que la connaissance du Péché par l'ensemble de ses
prescriptions. La Grâce libère du péché mais n'en nie pas la réalité! Notre époque ne cherche d'ailleurs plus à absoudre les pécheurs, mais les péchés eux-mêmes...dérive!...qui consite à nier
l'existence des péchés parce que tous les désirs sont considérés comme désirables et légitimes, au nom d'un individualisme qui n'est rien moins qu'un dévoiement de la personne.


Allez, voici un exemple d'évêque qui, droit dans sa chaire, parle et dénonce les dérives de notre temps, ça sent la tradition et la
répétition du message évangélique (reformulé et réactulisé par la parole vivante de ce clerc qui en a) face à l'actualité:


http://www.dailymotion.com/video/x8xt1h_le-courage-de-la-verite-homelie-de_news


Fraternellement dans le Christ!






G&S 04/06/2011 13:28



Jérôme,
Dans tous les forums du Net il est bien connu qu'on ne doit pas écrire en caractères gras ou en MAJUSCULES et encore moins en gras
et en couleur...
Merci de respecter cette règle... de respect envers les autres.