Jésus, le ressuscité

Publié le par G&S

Répondre à la question sans produire un pavé (ce dont je serais bien incapable, n’étant ni « littéraire » ni férue de théologie) m’oblige à aller à l’essentiel, à donner la réponse la plus « spontanée », celle que je donnerais tout de suite à celui qui me poserait la question (je dois dire que cela ne m’est quasiment jamais arrivé).

Alors très simplement je répondrais : « Jésus, pour moi, c’est le ressuscité » parce que c’est la résurrection qui éclaire tout le reste, qui est la clé indispensable et que c’est parce que le Christ est ressuscité que je peux fonder ma vie sur Lui. En cela je me retrouve tout à fait dans les paroles de Paul aux Corinthiens : « Si le Christ n’est pas ressuscité alors notre prédication est vide, vide aussi votre foi »

Un dieu qui s’incarne ce n’est pas si nouveau. Les dieux grecs venaient aussi de temps en temps passer un petit moment chez les hommes. Mais un dieu qui se montre dans la fragilité d’un enfant qui naît dans le silence, cela n’a pas de sens.

Ce n’est qu’après avoir partagé toute l’aventure humaine, qu’il nous révèle avec sa résurrection le dessein de Dieu pour l’Homme.

Comment comprendre « il créa l’homme à son image, à sa ressemblance » s’il n’y a pas en chacun de nous une graine d’éternité que la résurrection nous fait percevoir ?

Sans la résurrection pourquoi la croix ? Mais si le Christ est ressuscité, sa mort sur la croix prend sens.

Elle me dit que c’est lorsqu’on donne tout, lorsqu’on s’oublie que la vraie vie s’offre à moi.

La résurrection éclaire, elle ne démontre pas. Le soir du Jeudi Saint je ne suis pas sûre que les apôtres aient compris (d’ailleurs ça me rassurerait beaucoup de savoir qu’ils sont restés perplexes) ce que Jésus leur disait « Prenez et mangez, ceci est mon Corps ». Reconnaissons-le : 2000 ans après c’est encore difficile, alors la 1e fois !

Mais si le Christ est ressuscité alors oui je peux croire qu’Il est là, j’en suis sûre et je peux accepter de ne pas tout comprendre. Sur ce dernier point je regrette toujours le mépris attaché à la foi du charbonnier. La foi c’est comme l’amour. On peut toujours commencer par trouver quelques explications rationnelles : « je l’aime parce que… », « je crois parce que… » mais il y aura toujours un pas à faire, le pas qui change tout, le pas qui ne nécessite aucun diplôme mais simplement la confiance.

La résurrection du Christ a changé la vie des disciples, éclairés par l’Esprit-Saint. Aujourd’hui c’est la résurrection du Christ qui me permet d’engager ma vie dans la confiance parce qu’Il nous a dit : « Je suis avec vous pour toujours », qu’il a toujours aidé à se relever ceux qui étaient tombés et parce qu’il ne demande rien d’autre que d’aimer et de pardonner.

Joëlle Palési

Publié dans DOSSIER JESUS

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