Éros & Thanatos : réflexion sur les débats en cours

Publié le par G&S

Les deux problèmes, devenus sociaux, que sont les conséquences d'une reconnaissance de facto de l'homosexualité comme comportement " normal " de l'espèce humaine, et de l'euthanasie comme solution finale à des termes de vies interminablement douloureuses, sont – même si le mot est devenu quasiment obscène – des problèmes moraux. Or n'est-ce pas Kant qui affirmait que pour être moralement bon un acte devait être généralisable à l'universel ? Qu'est-ce qui est universalisable dans ces deux domaines ?

Ne peut-on, dans ces débats difficiles parce qu'ils ont comme sujet l'homme, l'espèce humaine, accepter de réfléchir, en gardant raison, au lieu de s'invectiver avec des opinions toutes faites et rabâchées ?… Un préalable utile pour un dialogue constructif : qu'on puisse garder la liberté de ne pas partager l'enthousiasme de la société ambiante à propos de l'homosexualité – fruit d'un lobbying patient et de longue durée – sans être systématiquement taxé d'homophobie, terme qui ne s'applique qu'à une hostilité exercée contre les personnes 1.

1° – Sur la question du mariage entre homosexuels, il faut distinguer d'une part ce qui concerne les personnes concernées, toujours à respecter, et d'autre part les problèmes concrets, économiques par exemple, posés par la vie d'un couple de même sexe et non prévus ou réglés par la législation en place. On comprend que ces personnes veuillent garantir leurs droits. Le P.A.C.S. était censé remédier aux difficultés " civiles ". Il semble ne pas bien remplir cette fonction. Pourquoi ne pas l'améliorer pour donner toutes les assurances individuelles ou collectives nécessaires à ceux qui ont choisi ce mode de vie ? Mais pourquoi tenir à ce mot de " mariage " qui, dans la tradition occidentale et pas seulement religieuse, désigne l'union d'un homme et d'une femme, constituant une famille, éventuellement ouverte à la procréation, source de renouvellement de la société ?

Qu'on ne vienne pas nous dire, à ce propos, même si c'est une interrogation justifiée par l'évolution démographique du monde, qu'il y a assez de gens sur terre pour ne plus procréer. Ce constat n'est pas nouveau ; peut-être deviendra-t-il indispensable un jour (avec des risques de déséquilibre des pyramides des âges, d'eugénisme ou d'interdits " liberticides "). Au XVIIe siècle déjà, des théologiens avaient avancé que le " Croissez et multipliez ", jadis nécessaire pour assurer l'extension de l'Église, ne se justifiait plus, puisque celle-ci avait triomphé. La conclusion ne plaira guère aujourd'hui : les gens mariés étaient conséquemment invités… à ne plus avoir de relations sexuelles devenues inutiles, puisqu'envisagées, à l'époque, sous le seul angle procréateur !

Le mariage, depuis plus d'un demi-siècle, a été critiqué comme aliénation (tiens, on ne parle plus de H. Marcuse !), parfois ridiculisé. Pourquoi s'y attacher de nouveau en le détournant de son sens ? On voit bien qu'il y a, en arrière-plan, la question de l'adoption d'enfants par les couples homosexuels. C'est pourtant une toute autre question, et qui met en jeux d'autres exigences, la principale restant le " bien de l'enfant ".

Fondamentalement à ce sujet, faut-il – comme le pensent beaucoup de psychologues et de médecins – qu'il existe au sein de la " famille d'accueil " (naturelle ou adoptive) un pôle masculin et un pôle féminin permettant à l'enfant de construire sa personnalité ? Trop longtemps, on a fait de la distinction des sexes (qui existe physiologiquement, ne serait-ce que dans les flux hormonaux qui nous imbibent) un prétexte pour réduire la femme à un statut inférieur. Cette situation persistante n'est sans doute pas pour rien, outre le désir de " liberté ", dans le fait que l'opinion publique, consciente de cette injustice, tend à rejeter les structures traditionnelles de la famille : procréation, indissolubilité, etc. Un argument des homosexuels, qui semble a priori de bon sens, affirme qu'un enfant peut être plus heureux dans un couple homo qui s'entend et s'occupe bien de lui qu'avec un couple hétéro déchiré et maltraitant ; mais il est à double tranchant, car il n'y a aucune garantie qu'un couple homo ne puisse être déchiré et maltraitant…

En résumé, compte tenu de l'évolution des mœurs, il paraît souhaitable d'assurer à un couple homosexuel les conditions de stabilité et de droits civils. Mais avec un autre mot que mariage. Et en dissociant la question de l'adoption qui ne concerne pas seulement le couple mais les enfants à venir et mérite par là une réflexion qui dépasse les seuls sentiments et désirs singuliers, si respectables soient-ils.

Reste à trancher – si faire se peut sans atteindre à la liberté de chacun – jusqu'à quelles limites la société peut accepter les choix de vie individuels.

Quant à l'euthanasie, c'est un dilemme ancien. Au Moyen-Âge déjà, on en voit des cas soumis à la Pénitencerie apostolique, pour solliciter l'absolution de " crimes " accomplis par pitié devant le long martyr de malades condamnés. On connaît les thèses avancées par ceux qui plaident pour " mourir dans la dignité ". Elles sont respectables. Mais une ambigüité demeure. Veut-on mourir ou seulement échapper à des douleurs insupportables ? Celles-ci relèvent-elles d'abord du malade, ou de l'entourage qui n'en finit plus d'attendre ? L'innovation qu'ont constituée les soins palliatifs modifie sérieusement les données. Aux témoignages manifestés, l'expérience est positive ; resterait à pouvoir offrir cette possibilité à tous ceux qui en auraient besoin. Et si le principe de précaution avancé contre les faiseurs d'héritage semble facile, la question ne se pose-t-elle jamais dans la réalité ?

On a déjà franchi un grand pas en renonçant à l'acharnement thérapeutique. Pie XII, pourtant peu laxiste, avait, en son temps, accepté qu'on puisse renoncer à des traitements " extra-ordinaires " destinés à prolonger artificiellement une vie sans espoir de guérison, et même il admettait l'emploi de sédatifs contre la douleur, même si ceux-ci risquaient d'abréger la vie, quoique sans intention de donner la mort. Peut-on s'en tenir à la seule volonté du malade ou au simple bon sens désintéressé de sa famille ou à la compétence du corps médical ? Faut-il s'accrocher au concept de " respect de la vie " ? Celui-ci demeure bien équivoque, alors qu'en bonne théologie on admet la notion de " guerre juste ", qui fait bien plus de morts (innocents eux aussi) que les hôpitaux.

En résumé, question complexe, vitale (sans jeux de mots), qui de l'avis de bien des professionnels de santé ne gagnera rien à être trop encadré législativement. Rappelons que beaucoup considèrent la Loi Léonetti de 2005 comme une bonne réponse à un grand nombre de cas ; la connaît-on assez, même dans le corps médical ? En tout cas elle semble correspondre à la sagesse d'un " ni prescrire ni proscrire ".

Marc Delîle

1 – Voir l'excellent dossier du n° 3496 de La Vie (30 août-5 septembre 2012) : L'Église est-elle homophobe ?, en particulier l'éditorial de J.-P. Denis.

Publié dans Réflexions en chemin

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Pierre Locher 03/09/2012 18:16


 


Quelques commentaires à l'attention de G&S et de Marc Delile sur le rôle du blog:


 


« Aucune de ces personnes n’a l’impression de travailler dans un blog d’information ! » 


Je me suis surement mal exprimé, car je pense qu'un blog n'est justement pas un journal d'information, mais une forme de média où ce qu'on appelle ailleurs la « ligne
éditoriale » est généralement assez « carrée », surtout lorsqu'il s'agit d'un blog à rédacteur unique (cf. Nystagmus, Koztoujours ou René Pujol).


 


« l’avis de G&Stransparaît dans le gros millier d’articles ...


Comment l'avis de G&S pourrait-il transparaitre quand on ne sait pas si le signataire est membre de la rédaction ou non ? Deux exemples récents :




un article de Maurice Bellet : je ne pense pas qu'il soit rédacteur à G&S.




un article de Marc Delile : je découvre qu'il est un des contributeurs de G&S.




 


« Il n'y a pas de ligne G&S », dites-vous, mais il y a cependant un « fond commun » : outre que la distinction mériterait des précisions, c'est
probablement ce fond commun que je ne vois pas toujours, par exemple quand vous publiez un texte de la Congrégation pour la doctrine de la foi ou ...une interview de Jean-Pierre Mignard.


 


Ceci dit, les articles de Maurice Bellet ou de Jean-Charles Thomas sont certainement plus essentiels et plus vitaux pour notre avenir.


Pierre Locher

Marc Delîle 03/09/2012 10:32


Les remarques toujours percutantes, le plus souvent pertinentes de Pierre Locher, — que j’aime beaucoup lire et qui est, de fait, un
véritable " compagnon de route " de G&S —  permettent de réfléchir au rôle d'un blog.


Tel que nous le comprenons, modestes contributeurs de ce blog, il doit permettre, après information, la confrontation
d'idées. Cela suppose qu'il y ait des textes " provocateurs " à cette confrontation, et de diverses orientations.


Si nous sortons aussi bien des décrets de la Congrégation pour la doctrine de la foi que des textes du P. Joseph Moingt ou,
aujourd'hui, ce texte lumineux de Mgr Jean-Charles Thomas (qui pourrait être signé G&S tant nous nous y retrouvons), c'est pour offrir à nos lecteurs l'occasion d'échanger et de
partager des avis éventuellement contradictoires.


Nous essayons d’écouter chacun, ce qui ne signifie pas que nous partagions tous les avis, d’essayer de comprendre des positions qui ne sont
pas forcément les nôtres, et dont, parfois, nous nous enrichissons.


Mais il n'y a pas une "ligne G&S", en dehors de laquelle il n'y aurait pas de salut


Le fond commun ce serait l’espérance en un christianisme véritablement évangélique, des Églises plus ouvertes, plus fraternelles, et il
nous semble que le concile Vatican II marquait un pas important en ce sens.


Bref, reportez-vous au rêve de J-Ch Thomas !


Marc Delîle

G&S 03/09/2012 08:40


@Pierre Locher
Je ne comprends pas pourquoi la citation du code pénal pourrait être attribuée à G&S ; elle est l’œuvre du législateur et appartient à tout le monde ! Ce n’est pas une
« opinion » dont quelqu'un aurait la paternité mais un fait qu’il était normal d’évoquer.
D’autre part, ne pensez-vous pas que l’avis de G&S (qui est la façon de parler de la petite douzaine de personnes qui donnent de leur temps, chacune selon ses possibilités et ses
désirs, pour faire vivre ce blog) transparaît dans le gros millier d’articles et les 19 dossiers mis en ligne depuis 6 ans ? Aucune de ces personnes n’a l’impression de travailler dans un
blog d’information !
Qu’en pensent nos lecteurs ?

Pierre Locher 02/09/2012 23:31


 


Cher G&S, reconnaissez que votre présentation est pour le moins ambiguë. Lorsque vous mettez en caractère gras la phrase :
« Cette procédure serait manifestement illégale » ,
c'est bien que vous voulez insister sur cet aspect. J'ajouterai que si vous ne voulez pas que cet opinion vous soit attribué, vous pouvez dire en toute transparence qui l'a prononcé :
Jean-Pierre Mignard avocat catholique proche de François Hollande.


P.S. Pour éviter les quiproquos , G&S pourrait de temps en temps donner son avis (quitte à en donner plusieurs) sur les débats en cours. Après tout, un blog n'est pas un journal
d'information.


P.S. bis Si j'ai écrit la phrase « projet révélé par France-Inter » , ce n'était pas une citation de votre article, mais pour
souligner que le dit projet n'est à ma connaissance pour le moment pas confirmé.

Marc Delîle 02/09/2012 19:14


A Michelle D.  Bien sûr, " l'amour " (du moins s'il n'est simple pulsion ou un désir passager) est « une  des principales raisons
de l'union d'un couple ». Mais on peut s'aimer véritablement hors institution. Le mariage civil —je n'abordais pas le mariage-sacrement qui n'est pas  concerné par une loi d'État — n' a de
sens que comme contrat (ce sont les termes de la loi actuelle), destiné à régler les questions de droit réciproque : capacité  parentale, héritage, gestion des biens, etc. L'amour peut être
la cause première de l'union, il n'est pas constitutif de l'alliance " écrite ".


Les deux premiers commentaires se préoccupent fort justement de l'avenir des enfants. Depuis longtemps, d'ailleurs, la société s'en soucie :
PMI, écoles, services de protection de l'enfance : enfants abandonnés, enfants mal traités, enfants handicapés, etc. Mais plus profonde et non juridique, demeure la question
fondamentale, controversée, du droit de l'enfant de construire son identité, dès sa prime jeunesse, en fonction des repères que sont un père (homme)  et une mère (femme), les
deux faces de l'humaine condition. La science ne s'est pas définitivement prononcée, et c'est normal à cause de la complexité de l'être humain. Alors, une fois de plus, puisqu'on ne sait pas :
appliquons le principe de précaution. Parler de la complémentarité des sexes, comme le fait encore l'Église (mais aussi bien des psychanalystes), risque, certes, de figer des "modèles"
intangibles et de justifier une famille traditionnelle inégalitaire, avec un padre padrone et une génitrice soumise. Il faut en sortir, mais sans tomber pour autant dans
l'indifférenciation insignifiante, où «tout est dans tout… et réciproquement ». Et si l'on veut faire jouer la partie féminine du père et la partie masculine de la mère, pourquoi pas ?puisque
c'est l'apprentissage du réel. Ça montrera à l'enfant la diversité des personnes.

Marie 02/09/2012 15:23


Pierre ,merci pour vos arguments ,c'est ,ce sont les votres ,et je dois les respecter ,mais mon éducation chrétienne ,catholique ,n'est-elle pas encore trop dans  cette réalité
,tais toi ,ne te pose pas de questions ,et si tu as des problème dans ta vie quotidienne ,ne les vois pas ,ne les vis pas .


aujourd'hui ,ce temps est terminé ,pour beaucoup ,et il est bien malheureux ,et encore plus douloureux de constater que justement déjà nos prêtres ,encore plus nos évêques ,ne sont plus de notre
monde ,encore plus aujourd'hui ,et demain pire ,car tous se ferment dans des communautés diverses ,ou ceux qui parlent pour tous ,oui sont si minortaires ,si peureux ,ou méprisants des autres que
,pardon ,je ne me ressents ,n'en vit leur vie ,déjà exclus (je pose des questions)


mais qu'annonçons nous ,puisque cet appel ,est verbal ,non la vie ,dans ce que nous osons annoncer ,et que  ne pouvons finalemnt pas expliquer ,dans la folie des termes théologiques ou
de cultes !.(d'ou nos questions)


Grand-mère aujourd'hui ,je préfère me perdre finalement dans un dialogue avec notre Père Divin ,essayer de lire ,appliquer ce qu'il me semble (avec tant d'échecs!) des évangiles ,que
d'imposer une foi à mes tiers ,qui revient à cela tais-toi ,et une hierarchie inexistante ,juste des cultes ,ou des annonces qui excluent un de mes proches !


car ,nous vivons cela comme tous ,divorce ,homo-sexualite,chomage ,petits salaires ,ou professions dites 'importantes ,la richesse ,la galère ,pas la faim encore ,mais tant d'anxièté ,de
renoncements divers ,et de joies d'entraide ,et ces maladies ,qui frappent  avec violence nos jeunes de moins de quarante ans,et nos ainés qui n'ont plus d'accompagnement des prêtres
,alors que cela a été leur vie ,oh pas parcequ'il y en a pas ,mais les vieux c'est "certe" pas intéréssant ,mais un jeune ,oui !!!!les communautes de ville sont loin de pratiquer le partage
,mon curé à moiiiiiiiii!


voilà une partie de ce que vous voulez encore ne pas aborder !,il y en a des centaines !!!!


et que dire de tous ces pr^tres ,dont tant dont moi nous font porter  cette souffrance ,toi tu savais ,tu sais ,et tu n'as rien fait ,tu ne fais rien ,pour nous protéger ,mais tu as pardonné
,l'autre qui fait mal qui continue ,que dire dans ma prière au Père ,pardon ,mais ils continuent peut-être sur d'autres !


n'est-ce pas une forme passive d'euthanasie spirituelle ,alors ,il y en aurait à témoigner ,car celui qui est ainsi atteind surtout enfant dans sa purété ,laisser faire n'est-ce pas le "tuer"
dans sa vie ?;  n'y at-il pas un déni de ce qui est à potéger,notre vie réalité spirituelle ,le physique ,le corps  n'est-il pas qu'une envelloppe ,dans notre vie
terrestre ,indissociable,un tout ?;


en se taisant ,en n'entendant pas ceux qui ont à parler ,voilà ce que cela donne ,se servir de Marie (une mère!) ,pour diviser ,exclure ,mais qui va pardonner cela ,l'homme oui ,mais que va nous
dire au seuil ,celui qui nous accueille ?et puis n'est-ce pas une division ,une méconnaissance de la Mère ,la vie ,avec le Père ,toutes ces insinuations ,donc du couple parental !


ALORS ?OUI ,mais combien sommes nous sans réponses ,sans présences,sans écoutes ,le tais-toi est fini ,ce temps est révolu !,mais ne me croyez pas ,


et le plus dur ce n'est pas de croire en ce merveilleux Père DIVIN ,et en Chist ,ou Jésus- CHRIST ?MAIS DE LUTTER CONTRE CE QUE trop dans notre église 


veulent ,que nous ne croyons plus ,que nous nous perdions ,dans la haine ,division ,mépris ,irresponsables ,dans notre quotidien ,appel a nous éloigner de notre réalité humaine ,enfants
,tous fréres en CHRIST ,


allez je retourne ,comme beaucoup à mes taches familialles ,à la vie comme elle arrive ,avec tous !si deux témoignages ,des amis espagnols ,nous alertent ,ils ne peuvent plus venir ,cette
année en France ,pas assez d'argent pour l'essence,la vie est de plusen plus  chère ,malgré l'entraide ,les petits boulots ,pour beaucoup il ya que cela ;


mes voisins ,moi qui est la chance d'avoir une maison secondaire ,oh des gens trés biens ,que d'enchantements dans notre communauté chrétienne ,riches ,puissants ,famille un peu nombreuse ,super
,trés cathos ,connaissent fréquentent tant de prélats et des biens !,et là ne disent bonjour à personne ,ne répondent au salut !!


voilà le quotidien !


il est à prier ,sans cesse ,avec ce que je vis,nous vivons  !pas gagné,et je suis loin de me taire avec l'âge,si j'ai tort ,c'est la responsabilité en Christ à l'autre à me le dire ,non
,oui ?.


Bon chemin ,à bientôt Pierre 

Amour et vie 02/09/2012 14:44


Voici un lien à lire et merci à Garrigues de nous faire réfléchir : http://www.dieumaintenant.com/mariageshomosexuels.html#top

G&S 02/09/2012 14:08


@Pierre Locher
Vous écrivez : « La signature de la rédaction de G&S au bas de l’article sur un « projet révélé par
France-Inter » m'a laissé un peu pantois. »
--------------------------------------------------------
Je ne comprends pas pourquoi.
Les arguments étaient évidemment ceux de France-Inter (comme vous pouvez le vérifier en cliquant sur le lien de la station) que nous avons explicités pour une meilleure compréhension de
nos lecteurs.
Pensez-vous que donner une information de cette nature est forcément manifester qu’on est d’accord avec ce qui est dit ? Et que nos lecteurs (et vous-même, sans doute) ne nous connaissent
pas assez pour se faire une idée des motifs qui nous font agir depuis bientôt 6 ans et 1150 artilces ?
Bien cordialement
G&S


P.S. : où les mots que vous avez mis entre guillemets dans votre phrase se trouvent-ils dans le blog ? Je ne les trouve pas.

Pierre Locher 02/09/2012 10:43


 


 


La fête de l'Assomption 2012 a décidément fait des vagues dans les communautés catholiques et la déferlante qui a suivi en a laissé quelques-uns groggy sur la
plage ! J'avoue ressentir un certain malaise à lire les contributions parues depuis deux semaines sur G&S (exceptions faites de celle de René Guyon sur la brasure divine, celle de Maurice Bellet et celle, récente, de Marc Delile), mais peut-être suis-je un peu « à coté de la
plaque » ?...Voici néanmoins les questions que je me pose à propos du sujet qui fâche et que l'on peut résumer en deux mots : mariage et
homosexualité.


 


Sur la tonalité générale, on sent comme une agressivité larvée, voire revendiquée à l'égard de la Conférence des évêques de France, c'est en gros et en caricaturant
un peu : feu à volonté sur la hiérarchie catholique française, certains l'identifiant à l’Église. Encore faudrait-il se demander : qu'est-ce que l’Église ou dit autrement qui est
l’Église ou qui fait Église?


 


Un certain nombre d'arguments ont été utilisés qui me paraissent très contestables pour ne pas dire irrecevables à la fois pour le citoyen que je suis, mais aussi
pour le lecteur de la Bible.


 


Premier type d'argument, les sondages : « 45% des catholiques pratiquants sont favorables au mariage
homosexuel » (source ?)


Une institution, quelle qu'elle soit, détermine-t-elle sa politique ou sa communication au vu des sondages en cours ? Quand le pape ou un évêque publie un
texte que les circonstances rendent nécessaire, doit-il engager un institut de sondage ? Les évêques qui ont dénoncé en 2010 la montée de l'ostracisme vis-à-vis des Roms ont-ils fait
auparavant un sondage auprès des catholiques pratiquants ? Quand Jésus de Nazareth faisait des sondages, c'était pour « sonder les reins et les cœurs », et renvoyer ses
disciples à leur conscience. Mais certains m 'objecteront que c'était d'un autre temps ...


 


Deuxième type d’argument : l'illégalité. La signature de la rédaction de G&S au bas de l’article sur un
« projet révélé par France-Inter »m'a laissé un peu
pantois. Je sais, on n'est pas dans les mêmes circonstances, mais tout de même, laisser croire que conscience évangélique puisse rimer avec légalité – fût-elle républicaine - a, pardonnez-moi,
des relents d'une époque où l’État français avait remplacé la République et où la hiérarchie catholique était majoritairement plutôt du coté de la...légalité. Les chrétiens qui se sont dressé
contre l’occupation nazie en France étaient-ils dans la légalité ? Les chrétiens, une partie de l’Église donc, qui se sont opposés à la politique de colonisation en Algérie étaient-ils dans
la légalité ? Et, pour en référer au livre qui nous est commun, les prophètes qui ont précédé la bonne nouvelle étaient-ils toujours dans la légalité ? Sans en faire un révolutionnaire
professionnel, Jésus de Nazareth, l'homme-Dieu auquel nous nous référons, a-t-il toujours vécu dans la légalité ? Pourquoi alors l'avoir condamné à mort comme un hors-la-loi sur un
poteau de torture ?


 


Troisième type d'argument : l'appel aux bons sentiments . Grosso modo : « voyez comme ils s'aiment, laissez les se marier en paix et circulez,
il n'y a rien à...commenter » (sous-entendu, les évêques sont des cerveaux froids et inhumains), façon un peu facile de noyer le poisson et d'éviter de se poser des questions. C'est au nom
de ces bons sentiments que l'on a fait des « familles reconstituées » le nouveau modèle de la société de demain. Peut-être faudrait-il une réflexion un peu plus approfondie sur le sens
de l'amour dans la Bible, qui n'a pas grand chose à voir avec les bons sentiments, ni même avec le sentiment tout court ?


 


Une fois ce type d'arguments mis de coté, on peut peut-être débattre plus sereinement en posant des questions qui remettent le sujet sur ses
fondements :


Que signifie la différence sexuelle dans une lecture contemporaine de la Bible ? Quel sens donner à l'altérité ?
Pourquoi, en créant l'homme, Dieu crée-t-il un être différent de lui et pourtant à son image ? Pourquoi crée-t-il un être « incomplet » ? Que veut dire pour nous aujourd'hui « créés mâle et femelle à l'image de Dieu » ? etc...


 


Sans ce type d'interrogations – et il y a bien d'autres questions à formuler- , je ne pense pas que le sujet mérite qu'on s'y attarde.


 


Pierre Locher

madeleine 31/08/2012 20:19


"Mais avec un autre mot que mariage. Et en dissociant la question de l'adoption qui ne concerne
pas seulement le couple mais les enfants à venir"


Voila qui est vite réglé!!


Amis/ies et freres/soeurs homosexuels/lles


1- vous avez le droit de vous aimer; mais pas comme les autres. Si par hasard vs etiez chretiens, que vs voyiez dans  votre amour la
main  de DIEU, et que vs desireriez le marquer du sacrement du mariage, qui manifeste l'amour d'une personne pour une autre personne... et bien repassez la prochaine fois


 


2- Si  cet amour vs amenait à la fécondité de l'Amour en donnant - bien naturellement- le désir d'enfants que vs ne pouvez pas faire
naturellement (comme nombreux couples stériles), on vs objecte à vous- a vous seulement- : ET L'ENFANT ???? 


  Je ne vois pas qu'on ait jamais demandé à l'enfant son desir de naitre, ou par qui il souhaitait etre adopté!.
La seule justification à la venue d'un enfant est d'etre le fruit  de l'amour qui unit 2 personnes.  



Or -et ce'st d'une hypocrisie enorme- on permet l'adoption à des femmes seules. ENFANT=
Objet du désir de sa mère.. (DyADE) et non plus fruit de l'amour de 2 personnes (TRINITE)


 Les identifications sont multiples et ne se limitent pas au sexe reconnu :
combien de mères masculines et/ou dominantes, de pères sensibles en phase avec une certaine féminité. Lenfant s'identifie aux poles masculins et feminins de son entourage, qui ne sont pas
forcement portés par le père et la mère.


Et nombre d'objet d'identifications dans son parcours... HEUREUSEMENT!


Changeons nos regards, convertissons nous!;  la seule loi est celle de l'amour.



Michelle D. 31/08/2012 17:13


L'auteur de cet article omet une des principales raisons du désir de mariage des personnes homosexuelles, qui ne sont en aucune manière différentes des hétérosexuelles: l'amour, et la volonté de
clamer aux yeux de tous que c'est celui là ou celle là qu'on fait le pari d'aimer jusqu'à son dernier jour, dans n'importe quelle circonstance. C'est cela qui est beau. Les personnes
homosexuelles, ce ne sont pas "les autres", c'est nous; et pour vouloir aimer Julie jusqu'à ce que la mort nous sépare, on peut s'appeler Paul ou Pauline...Il ne s'agit pas de mesquins
"arrangements civils" ou de droits.  Quand à l'adoption, on fait comme si les homosexuel(le)s étaient des êtres d'un troisième sexe! Or ce n'est pas du tout la même chose d'être élevé par
deux femmes ou par deux hommes; l'orientation sexuelle est un problème distinct. Un homme ne peut être une mère. Il peut donner les mêmes soins, mais dans dans le psychisme de l'enfant, il ne
sera pas une mère. Le débat me parait devenir intéressant, du point de vue des enfants qui est le seul valable, à partir de là...