Déclaration des Églises chrétiennes de Jérusalem

Publié le par G&S

Le 13 septembre 2011
Déclaration des Églises de Jérusalem à l’occasion de la demande pour un État palestinien à l’O.N.U.
Déclaration de onze chefs des Églises chrétiennes à Jérusalem

Dans la perspective de l’Assemblée Générale des Nations Unies en ce mois de septembre 2011
et d’une demande d’indépendance de la Palestine,
les représentants des Églises chrétiennes à Jérusalem
sentent le besoin d’intensifier les prières et les efforts diplomatiques
en vue de la paix entre Palestiniens et Israéliens.
Ils voient cela comme le plus approprié pour une telle démarche
et veulent ainsi réitérer les points sur lesquels ils sont d’accord
entre eux.

o O o

1. La solution de deux États sert la justice et la paix.

2. Les Israéliens et les Palestiniens doivent vivre chacun dans leur propre état indépendant avec paix et justice, respectant les droits de l’homme conformément au droit international.

3. La négociation est le meilleur moyen pour résoudre les problèmes non résolus entre les deux parties.

4. Palestiniens et Israéliens devraient faire preuve de retenue quel que soit le résultat du vote aux Nations Unies.

5. Jérusalem est une Ville Sainte pour les disciples des trois religions issues d’Abraham, dans laquelle tous devraient pouvoir vivre en paix et dans la tranquillité, une ville qui devrait être partagée par les deux peuples et les trois religions.

Ainsi nous appelons les décisionnaires et les personnes de bonne volonté à faire leur possible pour qu’adviennent la justice tant attendue depuis longtemps, la paix et la réconciliation entre Israéliens et Palestiniens, et pour que la prophétie du prophète David soit vécue à nouveau :

« Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent. » (Psaume 85, 11)

Liste des signataires

† S.B. Theophilos III, Patriarcat grec orthodoxe

† S.B. Fouad Twal, Patriarcat latin

† S.B. Tarkom II Manoogian, Patriarcat apostolique arménien

Fr. Pierbattista Pizzaballa, ofm, Custodie de Terre Sainte

† Mgr Anba Abraham, Patriarcat copte orthodoxe

† Mgr Swerios Malki Mourad, Patriarcat Syrien Orthodoxe

† Mgr Abune Mathias, Patriarcat éthiopien orthodoxe

† Mgr Joseph Jules Zreyi, Patriarcat grec catholique

† Mgr Suhail Dawani, Église anglicane de Jérusalem

† Mgr Mounib Younan, Église évangélique luthérienne en Jordanie et en Terre-Sainte

† Mgr Pierre Malki, Patriarcat syrien catholique

Publié dans Signes des temps

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Jérôme 20/09/2011 15:10



Bonjour,


Je suis assez d'accord avec Albert Olivier quand il fait remarquer qu'il est très facile de reprocher la mollesse d'un communiqué rédigé par des chrétiens qui ont à témoigner de leur foi dans un
contexte très dangereux, alors que nous vivons dans un contexte de "paix" et néanmoins de crise morale, intellectuelle et spirituelle.


Là-bas on risque sa vie parce que l'on est chrétien, là-bas les églises sont profanées, brûlées, les jeunes filles chrétiennes sont kidnappées et violées pour les forcer à se convertir à
l'islam...


Là-bas les juifs sont cernés de nations qui n'ont jamais vraiment accepté la renaissance d'Israël.


J'imagine déjà que l'on va me taxer d'islamophobie. Je n'ai que faire de ce terrorisme intellectuel. Ceux qui vantent les méritent de l'islam comme d'une religion de paix et de fraternité me font
penser à ceux qui vantaient les mérites du communisme comme idéologie de fraternité et d'égalité. or, quand on regarde les faits depuis l'origine de l'islam jusqu'à nos jours, on remarquera que
cette religion ne considère pas la violence comme un ultime recours mais comme un moyen régulier pour s'étendre et s'imposer. "Le paradis se trouve à l'ombre des sabres", comme il est écrit dans
le Coran.


En revanche quand je vois dans quelle tièdeur sont maintenus les coeurs des chrétiens d'Occident quand il s'agit de témoigner de sa foi dans la société, auprès des siens, de ses collègues de
travail, on peut se dire qu'ici la difficulté d'être chrétien est autrement plus sournoise. Il n'est que de voir de quelle façon le discours chrétien est disqualifié par avance par des médias qui
sont une formidable machine de propagande dont le message se résume à ce seul mot d'ordre: "Consommez!" Et je ne peux m'empêcher de voir dans cette consommation frénétique, cette obsession de
l'avoir, une perte de l'être ou une addiction, une concupiscence vorace qui nous détourne du Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, ce même Dieu qui est venu parmi nous en la personne de son fils
Jésus-Christ...


Alors, oui, Albert, on ne peut que déplorer la division des chrétiens dont l'origine n'est certainement pas dans la volonté de Dieu, mais dans la surdité, l'aveuglement et la stupidité des hommes
si sujets à tant de tentations dont l'orgueil n'est pas la moindre. Les divisons au sein des chrétiens c'est l'écartèelement du corps du Christ après sa crucifixion, comme un Père a le coeur
déchiré en voyant ses enfants se séparer.


Lorsque Dieu divisa les hommes lorsqu'ils voulaient bâtir la tour de Babel, ce n'était pas tant par désir de diversité linguistique, que par volonté d'humilier la volonté de puissance des hommes
qui cherchaient à égaler Dieu, sans Dieu. Ainsi, on peut voir dans la chute des tours du World Trade Center un châtiment pour cette civilisation capitaliste à l'unique langue anglaise mise au
service au culte de l'argent et du commerce. j'ose évoquer un châtiment parce que notre civilisation occidentale exporte beaucoup de violence par le non-respect de l'homme qu'elle manifeste (son
nihilisme, son matérialisme athée, sa manie de tout désacraliser, sa manie de vouloir tout résoudre par des moyens techniques, son vide spirituel et la violence militaire qu'elle engendre partout
dans le monde sont les causes profondes de la haine que certains vouent aux occidentaux) Que dire en effet, d'une civilisation qui pratique massivement et légalement l'avortement, le mariage
homosexuel, l'insémination artificielle et le don anonyme de sperme qui déserte le mariage ou l'abandonne avec un couple sur deux qui divorce, avec un nombre croissant de femmes qui élèvent
seules leurs enfants, avec un développement de la pornographie qui s'affiche et qui empoisonne la vie des hommes et des femmes. Que dire sinon que c'est une civilisation qui sombre petit à petit
dans la barbarie! Mais il ne faut pas s'y tromper, la barabarie n'a pas que le son des bruits de bottes, elle a aussi les charmes du plaisir et de la décadence joyeuse, jusqu'au jour où le
principe de réalité (je veux dire Dieu) se fait sentir douloureusement.


Je ne cherche pas à justifier les actes terroristes, et je les condamne, ou plutôt je les déplore car je vois bien à quel point nous sommes tous corresponsables de ce qui advient en ce monde.


Je vois déjà venir les réactions à mon pessimisme où on me dira qu'on a envie de se suicider en me lisant. Mais je n'oublie pas qu'il y a des forces plus grandes que celles qui sèment la
dévastation morale et spirituelle. je n'oublie pas que nul n'est prophète en son propre pays. Je n'oublie pas que le chemin est étroit. Je sais que nous aurons à passer par bien des épreuves
personnellement et collectivement.


D'ailleurs, ce n'est pas pour jouer les Cassandres, mais il me semble que la crise financière et économique n'est encore que le symptôme d'une crise plus profonde dont on ne commence qu'à peine à
sentir les douleurs. Cela nous apprendra à fonder un monde sur le culte de l'argent. Quand je pense que l'Europe a refusé de faire mention de ses valeurs judéochrétiennes même comme origine, et
qu'elle s'est empressée de construire son unité autour de la monnaie unique et du marché unique qui substitue au Dieu unique, cette nouvelle tour de Babel, je me dis que rien n'a vraiment changé
par-delà le changement de décor et d'époque et que l'homme n'a pas changé et donc que le message évangélique n'a pris une seule ride!


Alors prions et oeuvrons pour la paix, en luttant pour la vérité, en nous tournant vers le Christ! Mais de combien de reniements devrons-nous nous repentir?


C'était un cri dans le désert! Mais peut-être que Dieu a gardé l'islam sous le coude pour nous redonner du coeur à l'ouvrage, car, il ne faut en douter, en terre d'islam, la foi est vive...et le
désir est grand de dominer...


Mais peut-être faut-il se réjouir de voir nos églises se déserter sous prétexte qu'aller prier le Christ serait devenu accessoire au regard de l'action sociale et humanitaire, alors que
parallèlement se construisent des mosquées qui ne désemplissent pas, ici même en France...


Fraternellement dans le Christ!



Albert Olivier 19/09/2011 23:06



Pour Massialotès


Il est certes plus facile de commenter la situation en Israël en étant «confortablement installés, à des milliers de kilomètres de distance », Mais c’est vrai pour toutes
les situations tragiques. J’étais en Algérie entre 1954 et 1962, les articles des journaux et revues publiés en France, même avec des correspondants sur place, semblaient souvent dérisoires,
qu’ils soient pro-FLN ou pro-«Algérie française». On risquait plus, d’ailleurs, simplement à lire certaines publications sur place, qu’à les écrire à Paris.


Je ne doute pas un seul instant que les dignitaires religieux, auteurs de ce texte, ne l’aient fait avec un souci pastoral. Mais n’est-ce pas le
philosophe Louis-Joseph Wittgenstein qui disait (à peu près) que «
Ce dont on ne peut parler, il faut le taire » ?


Quant à l’unité des Chrétiens, ce n’est pas un choix «libre», un luxe inutile. On a reçu de Jésus une sorte de onzième commandement : «Qu’ils soient
UN … pour que le monde croit ». Ce qui ne veut pas dire qu’une telle Église —qui serait enfin «universelle»— doive être uniforme ; elle ne devrait pas pour autant se montrer
équivoque.  Il y a « plusieurs demeures dans la maison du Père » et une diversité d’approches du mystère de Dieu est enrichissante —y compris dans l’interreligieux— à conditions qu’elle ne
soit ni occasion de conflits qui sont comme autant de contre-témoignages pour ceux qui sont au dehors, ni de compromissions par faiblesse de convictions mal définies ou mal exprimées.


Albert OLIVIER



Jérôme 19/09/2011 08:44



Bonjour,


Voilà un texte tout à fait révélateur du pacifisme politique et de l'irénisme religieux des chrétiens. En effet, il convient de rappeler certains faits historiques pour comprendre la situation
actuelle au Moyen-Orient, et plus particulièrement entre les israëliens et les palestiniens du Hamas ou du Fahta.


Tout d'abord il convient de rappeler que les juifs n'avaient jamais quitté intégralement le Moyen-Orient et y compris l'actuel Israël. C'est sous le vocable de Ychouv que l'on nomme cette
présence éparse des juifs dans cette zone du monde. Ainsi, dire que les Israëliens sont des conons est une bêtise inouie.


Par ailleurs, il faut rappeler que le nationalisme palestinien a pour origine un personnage historique dont on parle vraiment trop peu. Je veux parler du grand mufti de Jérusalem, Hadj Al amin
Husseini qui sympathisa ouvertement avec Hitler et son idéologie qui rencontraient les idées et les intérêts politiques et religieuses de ce Mufti. Celui-ci fut le maître à penser de Yasser
Arafat. Le Hamas et le Fatha sont les deux faces de la même volonté de détruire l'Etat d'Israël et à terme d'exterminer les juifs.


Un détail de taille: Mein Kampf fut le premier livre occidental traduit et diffusé dans le monde arabo-musulman!


Voici, un documentaire diffusé sur Arte :


http://www.dailymotion.com/video/xbt16i_la-croix-gammee-et-le-turban-1-3_webcam


http://www.dailymotion.com/video/xbt27k_la-croix-gammee-et-le-turban-2-3_webcam


http://www.dailymotion.com/video/xbt1l9_la-croix-gammee-et-le-turban-3-3_webcam


Edifiant!


Voici aussi deux ouvrages qui permettent d'entrer plus en profondeur dans cette période qui fut la matrice de cet islamofascisme:


Croissant fertile et croix gammée. Le IIIè Reich, les Arabes et la Palestine, Martin Cüppers, Klaus-Michael Mallmann, éditions Verdier, 2009.


Jihad et Haine des Juifs. Le lien troublant entre islamisme et nazisme à la racine du terrorisme international, de Mathias Küntzel, éditionsde L'oeuvre, 2009.


1. La solution de deux États sert la justice et la paix. Certes dans la mesure où celui que l'on a en face de
soi ne s'est pas juré votre mort. Or, dans la charte du Hamas est exprimée la volonté de détruire Israël. On peut aussi y trouver le protocole des sages de Sion, ce faux produit par les services
secrets russes dans les années 1900, pour inciter le Tsar à opprimer les juifs.


2. Les Israéliens et les Palestiniens doivent vivre chacun dans leur propre état indépendant avec paix et justice,
respectant les droits de l’homme conformément au droit international. Les droits de l'homme sont respectés en Israël, mais pas en Palestine où les membres du Hamas font appliquer la charia,
envoient des enfants se battre à coup de pierre (intifada!), et faut-il simplement évoquer la pratique du terrorisme?


3. La négociation est le meilleur moyen pour résoudre les problèmes non résolus entre les deux parties. Que
négocier avec des hériters intellectuels du Grand Mufti de Jérusalem et de Hitler? Saviez-vous que le salut hitlérien est pratiqué dans les camps d'entraînement du Hamas?


4. Palestiniens et Israéliens devraient faire preuve de retenue quel que soit le résultat du vote aux Nations Unies.
Je me demande de quelle retenue des partis fanatiques peuvent faire la démonstration si ce n'est par la ruse et la manipulation médiatique. Ainsi est-on parvenu à faire croire qu'Israël était
un Etat fasciste qui aurait tous les torts. Je me demande comment la france réagirait si 'elle était agressée comme Israël l'est?


5. Jérusalem est une Ville Sainte pour les disciples des trois religions issues d’Abraham, dans laquelle tous
devraient pouvoir vivre en paix et dans la tranquillité, une ville qui devrait être partagée par les deux peuples et les trois religions. Jérusalem est une Ville Sainte certes, ce qui ne lui
épargne pas les pires épreuves. Quant à l'ascendance abrahamique de l'islam, la lecture de certains ouvrages permet d'en apercevoir le caractère pour le moins problématique tant sur le plan
historique que doctrinal. En voici les références: Le Messie et son prophète (2Vol.), de Edouard-marie Gallez, éditions de Paris, collection Studia Arabica, 2005 ; Islam et judéo-christianisme,
de Jacques Ellul, éditions PUF, 2008; L'Islam, ses véritables origines, de Joseph Betuel, Nouvelles éditions latines, 1981.


Ces ouvrages ont le mérite  de soumettre le texte coranique à une lecture critique et historique, chose que
les musulmans sont incapables de faire car ils sont habitués à considérer ce texte comme le transcription d'une dictée divine par l'intermédiaire d'un certain Djibril. Avouons, pour nous qui
sommes chrétiens, qu'il est assez fort de café que le même ange Gabriel aurait était le médiateur entre Mohammed et Dieu après avoir annoncé à Marie qu'elle enfanterait le Fils de Dieu, le sceau
de la Révélation...Quel coup stratégique! Quel bluff théologique! Il est d'ailleurs remarquable que les arabes chrétiens n'empoient pas le nom de Djibril mais celui de Djaebrel pour nommer
Gabriel.


Ainsi nous appelons les décisionnaires et les personnes de bonne volonté à faire leur possible pour qu’adviennent la
justice tant attendue depuis longtemps, la paix et la réconciliation entre Israéliens et Palestiniens, et pour que la prophétie du prophète David soit vécue à nouveau :


« Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent. » (Psaume 85, 11)


Il ne faudrait pas confondre la paix qui se conquiert au prix d'un combat au nom de la Vérité avec la
tranquillité d'âme qui s'obtient trop souvent par lâcheté et démission.


Fraternellement dans le Christ!


PS: Un documentaire choc diffusé sur ARTE sur les origines du Coran:


http://www.youtube.com/watch?v=9TBlpzoUdt4



Béotien 18/09/2011 14:31



Tout Béotien que je suis, je suis capable de reconnaître quand je me trompe (eh, oui, cher Jérôme !).
Je demande donc au webmaster de supprimer mon précédent commentaire.
Avec mes sentiments les plus admiratifs pour Massaliotès (de Marseille, je suppose).



G&S 18/09/2011 14:33



Votre demande est acceptée et votre commentaire a disparu.
Merci pour votre démarche.
Le blogmestre de G&S



massialotès 18/09/2011 13:06






Que ce communiqué des Églises chrétiennes soit un peu « mou », comment ne pas en convenir ? Mais je trouve bien trop durs les commentaires qu’il a inspirés pour l’instant sur ce
blog.


Certes, c’est un PPCM que nous livre ce texte. Traduisons pour ceux qui auraient oublié ce sigle depuis le primaire : cette déclaration des Églises chrétiennes est le plus petit commun
multiple de ce que pouvaient écrire ses auteurs sous peine de passer pour partisans de l’une ou l’autre des parties. La prudence dont ils font montre est-elle excessive ? Peut-être. Mais
lorsqu’on sait quelle est la situation des chrétiens au Moyen Orient dans la conjoncture actuelle où les fondamentalistes de tout bord voient en eux de commodes boucs émissaires, elle peut se
comprendre. Eux en tout cas ont compris la chose ainsi. Dirons nous qu’ils sont moins à même d’en juger que nous-mêmes qui sommes confortablement installés, à des milliers de kilomètres de
distance, comme au balcon d’un théâtre où se joue depuis plus de 60 ans une tragédie dont les morts ne se relèveront  jamais pour saluer à la fin
du spectacle qu’ils ne cessent de nous offrir, et pour combien de temps ? Pour ma part je m’y refuse.


Je fais aux auteurs de ce texte le crédit de croire que c’est en pasteurs qu’ils ont voulu agir. Et c’est pourquoi je trouve bien injuste la façon dont Béotien les affuble du terme de
« Caciques ». Et tout aussi injuste que, comme Albert Olivier, il juge que l’état de division dans lequel ils vivent ordinairement les disqualifie pour prononcer une parole commune.
Encore l’école primaire : lorsque – par exception, direz-vous : mais qu’en savez-vous exactement ? – lorsque, donc, ils ne se livrent pas entre eux à l’exercice du PGCD
–  traduisons à nouveau : « plus grand commun diviseur » –, comment ne pas s’en réjouir, et de grand cœur ?


D’autant que pour ma part, la division des chrétiens –même à Jérusalem !– ne me scandalise pas outre mesure. Certes elle est une écharde dans la chair de l’Église, ce peuple de pécheurs
– mais de pécheurs pardonnés ! – en pèlerinage sur cette terre. Mais qui peut dire si cette écharde n’est pas là pour nous rappeler qu’il est plusieurs maisons dans la Maison de
notre Père commun et que l’Unité ne peut passer que par l’acceptation lucide de cette pluralité, seule apte à permettre de tisser des liens de communion entre ces diverses maisons ? Au fait,
et si la « tunique sans couture » de l’Église, que nous rêvons tous blanche et immaculée, avait aux yeux du Père la couleur d’un manteau d’Arlequin ?


 


Massialotès



Albert Olivier 17/09/2011 17:36



Ce texte, un peu mou, rencontrera une adhésion facile : qui serait contre la paix ? Et qui peut trouver une solution à une guerre autrement que par la négociation ? Mais on a envie de dire à ces
dignes dignitaires religieux : que n'appliquez-vous ces principes de "négociation" entre vous ? La situation de la Palestine depuis plus d'un demi-siècle est un scandale, dont la "Communauté
internationale" n'a pas lieu d'être fière ; mais qu'il y ait 13 "Églises chrétiennes", dans la ville où est mort Jésus-Christ, 2000 ans après son geste "salvateur" … me scandalise.


Albert Olivier