De commencement en commencement

Publié le par G&S

Une des grandes leçons du XXe siècle aura été la débâcle de tous les systèmes qui ont prétendu enfermer l’aventure humaine dans un discours totalisant. Nous vivons le deuil des grandes idéologies, des grandes convictions religieuses ou politiques qui entraînaient les foules dans des processions ou des manifestations. Le philosophe Paul Ricœur est un des penseurs qui s’est situé au cœur de cette crise en tentant de répondre à la question : comment s’engager dans la cité alors que le temps des certitudes est derrière nous ?

Dans la préface à la réédition des Écrits sur le personnalisme d’Emmanuel Mounier, Paul Ricœur analyse comment ce personnalisme auquel il a été très attaché a été emporté dans le déclin de ce qu’il appelle « la constellation des –ismes ». « Du coup, écrit-il, l’idée d’un règne à trois : personnalisme-existentialisme-marxisme, si souvent tenue par Mounier comme caractéristique durable d’une époque, prend aujourd’hui figure d’illusion ». Dans cette situation de suspicion généralisée contre tous les systèmes qui ont prétendu définir la totalité de l’humain, Ricœur ouvre une nouvelle voie : « Comment parler de la personne sans le support du personnalisme ? Je ne vois pour ma part qu’une réponse : elle consiste à donner un statut épistémologique approprié à ce que j’appelle, avec Éric Weil, une attitude. Nous avons appris d’Éric Weil que toutes les catégories nouvelles naissent d’attitudes qui sont prises dans la vie et qui, par la sorte de précompréhension qui leur est attachée, orientent la recherche de nouveaux concepts ».

Cette réflexion amène Ricœur à repérer ce qu’il appelle « une attitude personne » qu’il caractérise par trois critères distinctifs : la crise, la perception de l’intolérable et l’engagement. Dans cet itinéraire, la crise est « le repère essentiel », c’est le moment où « l’ordre établi bascule » et où « je ne sais plus quelle hiérarchie stable des valeurs peut guider mes préférences ». Mais, dans ce moment du crépuscule des certitudes et des systèmes, on découvre qu’il y a de « l’intolérable ». Ainsi pour beaucoup de militants l’engagement dans des organisations qui luttent contre la torture, le racisme, la faim, l’exclusion, le chômage est devenu le chemin vers la conscientisation politique. Ricœur conclut ainsi son analyse : « La conviction est la réplique à la crise : ma place m’est assignée, la hiérarchisation des préférences m’oblige, l’intolérable me transforme de fuyard ou de spectateur désintéressé en homme de conviction qui découvre en créant et crée en découvrant » 1.

Frere-Roger-Schutz.jpgDès lors, l’existence humaine se comprend non plus comme la somme de son patrimoine matériel, intellectuel ou spirituel, mais comme un processus continu de naissances. Un des derniers propos publics tenus par le Frère Roger Schutz, fondateur de la communauté de Taizé, était celui-ci : « Tout au long de l’existence, l’Esprit Saint nous donnera de reprendre la route et d’aller, de commencement en commencement, vers un avenir de paix » 2.

Le travail spirituel ne consiste pas à embrigader des êtres humains dans des institutions ou des savoirs qui prétendraient le dispenser de toute aventure personnelle, mais à éveiller en chacun ses capacités créatrices. C’est par la naissance à une attitude neuve devant la vie que l’esprit s’ouvre à de nouveaux horizons.

Bernard Ginisty

1 – Paul Ricœur : Préface à l’ouvrage d’Emmanuel Mounier – Écrits sur le personnalisme. Éditions du Seuil, Collection Points Essais, 2000.

2 – Frère Roger Schutz : intervention à la fin de la rencontre européenne de Lisbonne, en décembre 2004. Ce sont les dernières paroles qu’il a prononcées publiquement.

Publié dans Réflexions en chemin

Commenter cet article

Le Comité de Rédaction de G&S 05/10/2011 11:20






@ Jérôme
Au cours de sa dernière réunion, le comité de rédaction de G&S a évoqué le problème de vos interventions sur notre blog, sous forme de
commentaires.
Il a bien sûr confirmé le fait que vous avez, comme tout lecteur, un droit d’expression sous la forme de commentaires, droit qui n’a jamais été mis en cause, même si actuellement quatre
commentaires de vous sont en attente de modération.
Avant de les mettre en ligne nous voudrions vous rappeler – ainsi qu’à l’ensemble de nos lecteurs – quelques règles de bon usage destinées à garantir les droits des « commentateurs »
mais aussi ceux des rédacteurs et des autres lecteurs :


- Un
commentaire n’est pas un article et ne peut donc pas se transformer de façon régulière en exposé détaillé accompagné d’un grand nombre de références diverses ou de bibliographies étendues.


- Un commentaire est censé refléter l’opinion personnelle de son rédacteur, le recours à la pensée d’autrui étant seulement un moyen accessoire pour se faire mieux comprendre des autres lecteurs.


- Un commentaire, pour pouvoir être lu dans de bonnes conditions, ne
doit pas dépasser 1000 à 1500 caractères, espaces compris.


-  Il
ne devrait donc s’en tenir qu’au sujet de l’article qu’il commente et éviter toute dérive vers des sujets n’ayant qu’un rapport très lointain avec le sujet initial dudit article.


- Quand un commentaire qu’on a posté fait l’objet d’une question de la
part d’un autre internaute, il est naturel et donc souhaitable que la personne à qui cette question s’adressait y réponde.


-Les attaques ad personam
n’ont aucune place dans un échange d’idée sur ce blog ; quant aux  arguments ad hominem, ils
doivent rester dans les limites du respect dû à tout lecteur ou rédacteur de ce blog.


Ces critères étant énoncés, nous voudrions vous faire une proposition qui nous paraît pouvoir concilier (et réconcilier) tout le monde : puisque vous aimez écrire des textes circonstanciés,
pourquoi ne nous proposeriez-vous pas un article de ci de là, ce qui vous donnerait jusqu’à 10 ou 15000 caractères pour exprimer votre
pensée ?
Nous avons toujours incité nos lecteurs à nous envoyer des articles et nous en avons publié, bien sûr après lecture et avis de notre comité de rédaction, suivant une règle bien naturelle de
respect de notre ligne éditoriale.
Nous commençons à travailler sur un prochain dossier, qui aura pour thème « la sainteté » ; ne vous inspirerait-il pas un article ?
Nous espérons que ces quelques remarques nous permettront de reprendre le cours d’une « vie normale » entre nous.
Sincèrement vôtre.


Le Comité de Rédaction de Garrigues & Sentiers



Jérôme 25/09/2011 20:54



Cher Comité,


Je dois vous dire mon effarement devant votre réaction à mes messages que vous qualifiez de violents et dont vous réprouvez le contenu et les références bibliographiques. Si mes réflexions vous
semblent violentes , c'est dire à quel point elles détonnent dans le vaste consensus qui règne sur ce blog. Je peux certes concevoir que l'on ne partage pas mes réflexions ou que l'on discute et
mes thèses, et mes références bibliographiques, mais de là à les juger à la limite du recevable sans développer de contre-arguments, et donc sans entrer dans une discussion rationnelle, ou un
dialogue fructueux si possible...Je vous avoue encore mon effarement.


Pour être plus précis, je ne pense pas avoir été particulièrement violent à l'égard de M. Guyon dont je discute et les analyses, et les méthodes, jusque dans les écueils auxquels elles peuvent
mener, d'après ce que je peux en penser à partir de mes propres références.


En ce qui concerne les références bibliographiques que je précise dans mes messages, je serais curieux de savoir en quoi ce partage de connaissances peut rebuter l'esprit chrétien. Chacun est
libre de lire ce qu'il veut, c'est aussi cela la liberté de penser, dans la mesure où l'esprit critique peut s'exercer. D'ailleurs, je convie chacun à se plonger dans la lecture d'ouvrages
profondément anti-chrétien ou athée! Ca vous forge le caractère!


Mais si M. Guyon, un de vos principaux rédacteurs d'excellents articles, s'est senti agressé par mes messages, qu'il sache que je n'ai rien contre sa personne, mais que je me réserve le droit de
discuter ses thèses et ses méthodes.


Par-delà nos dissentiments, encore fraternellement dans le Christ!



Le Comité de rédaction de Garrigues et Sentiers 23/09/2011 21:42



Message à l’attention de notre lecteur Jérôme


Monsieur,
Le dernier message que vous avez mis sur notre blog (et qui est stocké en attente de modération) nous laisse très perplexes.
Voilà quelque temps que vous inondez le blog de messages immenses qui vous servent en passant à faire de la publicité pour toutes sortes d’ouvrages ; nous vous avons toujours laissé cette
liberté, bien que votre discours récurrent eût gagné grandement, à notre avis, à être bien plus concis et moins récité, et malgré les protestations reçues de plusieurs de nos lecteurs fidèles,
mais passons.
Or, hier matin, le dernier message que vous avez envoyé avait ces deux caractéristiques, mais aussi il franchissait une nouvelle limite.
En fin de ce commentaire, vous utilisez à l’égard d’un de nos rédacteurs bénévoles les plus actifs (près de 90 articles de lui, presque tous sur la Bible,
sont en ligne sur ce blog) des propos très agressifs, dans un langage à l’extrême limite de l’insulte :
Citation « Je me dis aussi en vous lisant que si vous pousuivez votre travail de déconstruction systématique du texte biblique,
vous pourrez bientôt rejoindre les idées développées dans L'essence du christianisme de Feuerbach, un auteur qui parvient très habilement à renverser
le christianisme pour faire croire que Dieu n'est au fond qu'une projection de l'homme, ou que ce n'est pas tant Dieu qui aurait fait l'homme à son image, mais bien plutôt
l'inverse !
Alors encore un effort M. Guyon vous allez y arriver à la grande démystification!
Fraternellement dans le Christ !
PS: S'il vous plaît, n'employez pas le verbe commettre pour dire l'action par laquelle vous analysez les textes bibliques, comme si vous endossiez le rôle de l'accusé et du coupable, ça sonne
faux, et je n'ai pas l'intention de condamner qui que ce soit, mais simplement de dialoguer. Je sais que vous n'êtes pas peu fier de vos réflexions
que vous comptez parmi les excellents articles de ce blog » Fin de citation.


Nous avons le 29 septembre une réunion de notre Comité de rédaction ; à cette occasion nous discuterons de la position à prendre en
présence d’’un tel comportement. Dans l’intervalle vos commentaires ne seront pas effacés mais mis en suspens pour une éventuelle mise en ligne ultérieure.


Le comité de rédaction de G&S



Jérôme 22/09/2011 13:23



Cher René Guyon,


Je dois vous avouer ma perplexité à la lecture du mot que vous m'adressez car je ne vois pas en quoi ma réponse au Béotien contreviendrait à la citation du Christ que vous transcrivez.


Quant au rapport à la paix et à la guerre au sein de la doctrine de la foi, je vous en prie, surtout ne me servez pas ce laïus pacifiste et iréniste qui consiste à s'imaginer que le Christ
réprouvait toute forme de violence comme si toute violence était en soi répréhensible. A-t-Il jamais dit aux centurions romains de quitter l'armée? Car, voyez-vous, c'est avec ce genre d'idées
pacifistes que l'on laisse bien des situations se dégrader. D'après vous, était-il contraire à la morale chrétienne de lutter ou de résister contre le national-socialisme ou le communisme?


Et pensez-vous que le vrai chrétien soit celui qui passe son temps à tendre l'autre joue après que l'autre a été gifflée? Pensez-vous que nous serions en ce moment à parler du Christ, et vous à
faire des lectures toujours plus pointilleuses des textes bibliques (D'ailleurs attention au littéralisme! Et si comme le dit le proverbe "le diable se cache dans les détails", je me demande si à
trop regarder dans les détails on ne risque pas de chercher davantage le diable que Dieu.), si nos ancêtres n'avaient pas fait reculer l'expansion de l'islam?


Quant à votre question sur les intentions de Dieu lorsqu'il met en garde l'homme devant la mort à laquelle le condamnera la consommation du fruit défendu s'il en mange, je ne vois là rien de
"piégeux", mais plutôt la condition de la liberté, car l'interdit est la limite par laquelle l'exercice de la liberté devient efficient. Sans doute faut-il voir dans la redondance du verbe mourir
une insistance par laquelle Dieu veut mettre en garde l'homme devant le danger qu'il encourerait à Lui désobéir. Désobéir, ne signifierait-il pas "ne pas écouter"?


Dieu ne tente pas, même s'il peut nous mettre à l'épreuve au sens où Il permet que nous soyons éprouvés par la tentation quoiqu'il ne le désire pas. C'est d'ailleurs pourquoi nous ne devrions pas
demander à Dieu de ne pas nous soumettre à la tentation mais bien plutôt à l'épreuve. Il n'y a que Satan qui tente pour faire chuter l'homme, n'est-il pas? Je vous renvoie à l'Epître de Jacques.


Si Satan, refusant que cet être de chair et de sang qu'est l'homme devienne le roi des animaux et soit l'objet de la préférence divine, n'avait donc pas par orgueil cherché à tenter Adam et Eve
(afin de contrarier les plans de Dieu), gageons que jamais les hommes n'auraient connu le péché. Adam et Eve ont été trompés par Satan, et leur châtiment n'est pas une damnation mais un chemin de
pénitence et de rédemption. Châtier ne signifierait-il pas rendre chaste, c'est-à-dire pur de coeur?


Mais l'entrée dans le Royaume de Dieu ne saurait consister dans ce retour au paradis terrestre que nous promettent tous les idéologues libérateurs et qui finissent toujours par construire des
enfers très convenables. Le Royaume de Dieu commence dès ici-bas mais ne s'achève pleinement que dans l'au-delà, n'en déplise aux esprits sécularisants...


Je me dis aussi en vous lisant que si vous pousuivez votre travail de déconstruction systématique du texte biblique, vous pourrez bientôt rejoindre les idées développées dans L'essence du
christianisme de Feuerbach, un auteur qui parvient très habilement à renverser le christianisme pour faire croire que Dieu n'est au fond qu'une projection de l'homme, ou que ce n'est pas
tant Dieu qui aurait fait l'homme à son image, mais bien plutôt l'inverse!


Alors encore un effort M. Guyon vous allez y arriver à la grande démystification!


Fraternellement dans le Christ!


PS: S'il vous plaît, n'employez pas le verbe commettre pour dire l'action par laquelle vous analysez les textes bibliques, comme si vous endossiez le rôle de l'accusé et du coupable, ça sonne
faux, et je n'ai pas l'intention de condamner qui que  ce soit, mais simplement de dialoguer. Je sais que vous n'êtes pas peu fier de vos réflexions que vous comptez parmi les excellents
articles de ce blog.


 



René Guyon 22/09/2011 10:10



@ Jérôme


Votre réponse à Béotien semble faire peu de place aux déclarations de Jésus du type de Matthieu 10,40 : « Qui vous accueille m'accueille, et qui m'accueille accueille
Celui qui m'a envoyé » ?


Je sais bien que Messie veut dire Oint,
mais n’oubliez pas (ou apprenez) que l’envoyé est le nom du fameux Shiloh dont parle Jacob à Juda (ancêtre de Jésus) en Genèse 49,10… Petite référence sur ce
site : un article que j’ai commis et qui s’appelle Jésus : porteur de paix
ou d’épée ? ; il comporte d’autres liens vers le même sujet.


Petite question subsidiaire : n’avez-vous jamais été interpellé par la phrase de Dieu à l’être humain : « Et de l'arbre de la connaissance du bien et mal tu ne mangeras pas, car le jour où tu en mangeras mourir tu mourras », traduction littérale de
Genèse 2,17. Qu’est-ce que la menace de "mourir" pouvait bien dire à cet être unique au monde qui savait à peine ce qu’était vivre, même avec le verbe
mourir répété ? Vous qui faites une lecture « rationnelle » (rationaliste ?) de ce texte, vous devez avoir une explication
qui dédouane Dieu d’une quelconque volonté de pratiquer un ésotérisme piégeux…



Jérôme 21/09/2011 21:05



Cher Béotien,


En relisant une de vos réactions, il m'est venu l'envie de dire que si Jésus-Christ n'a jamais explicitement nommé le péché originel comme raison ou cause de sa venue parmi nous, il ne s'est
jamais nommé explicitement comme le Messie. Il a toujours laissé à ses interlocuteurs le soin de le deviner ou de le comprendre au travers de ses gestes, de ses actes et de ses paroles qui, pour
le coup, ont toujours eu pour finalité de libérer les hommes de l'emprise du mal dont la cause réside dans ce péché originel qu'ont commis nos ancêtres en se détournant de Dieu ou en prétendant
pouvoir vivre vraiment sans Dieu, et comme des dieux...


Mais il se peut que ma réflexion vous laisse sur votre faim.



Jérôme 19/09/2011 12:48



Cher Béotien,


Je ne vous gourmandais pas. Je ne doute pas que vous trouviez des compagnons de routes plus à votre goût que moi. Je ne vous en veux d'ailleurs pas. D'ailleurs, peut-être m'étais-je mal exprimé
au point que vous avez cru percevoir dans mon propos une pointe de condescendance de ma part.


En matière d'ornière, je pense que chacun d'entre nous peut s'interroger sur les siennes propres. Ce n'est pas parce que quelqu'un n'est pas d'accord avec vous ou qu'il persiste dans ses idées
avec des arguments qu'il est un entêté obtus. On peut aussi se dire qu'il est en chemin comme nous et qu'il nous est peut-être donné de faire un bout de chemin ensemble...


Vous étonnerais-je en vous disant que j'ai appris et j'apprends beaucoup en dialoguant avec des athées ou des agnostiques en matière de foi. Certes, je peux être aussi agacé d'entendre certains
arguments, mais le fait d'y réfléchir permet aussi de forger une foi plus vigoureuse. D'ailleurs, je m'aperçois, jour après jour qu'il y a plus de raison de croire que de ne pas croire. La foi
n'est pas un pur acte de croyance arbitraire ou irrationnel, mais implique toute l'intelligence dont chacun est capable avec leur autres.


Ce dialogue m'a amené à mener des recherches tant sur le plan historique, philosophique, théologique qu'anthropologique. J'ai ainsi pu remarquer combien des idées fausses étaient fort répandues
sur ces sujets essentiels. L'ignorance est bien inculquée sous couvert de liberté. L'opinion remplace la connaissance.


Les arguments de Pierre Locher ou du Béotien, je les connais bien...et j'en ai fait le tour...Car ils procèdent de cette même pensée qui ravale le religieux à l'obscurantisme en lui déniant toute
rationalité ou lumière. Ainsi, on nie le caractère rationnel du récit de la Genèse en lui préférant le récit apparemment scientifique du récit évolutionniste d'inspiration darwinienne. On décrie
ces récits bibliques dont la teneur va à l'encontre de notre entendement humain enfermé dans ses catégories de pensée, au-delà des quelles il peut s'élever par la raison spéculative.


Mais pour ce point comme pour d'autres, on ne juge d'un arbre qu'à ses fruits! Le temps fera donc son oeuvre!


Fraternellement dans le Christ!


 


 



René Guyon 19/09/2011 12:22



Cher Jérôme, il y aplusieurs excellents articles sur les sdisciples d'Emmaüs sur ce blog, dont un qui me tient à coeur : Chemin d'Emmaüs, chemin d'Eden.
D'autre part ne ratez pas la réflexion sur le sexe du "second" disciple !



Dekoij'memèle 19/09/2011 12:05



@Béotien,


Moi je veux bien mettre mes gros sabots pour vagabonder avec vous dans la Genèse... mais parviendrons-nous à extraire Jérôme des ornières dans lesquelles il s'entête à vouloir s'ensabler ?


 


@ Pierre Locher,


J'aime bien votre "récit" de la,Genèse ... Je cherche en vain le mépris dénoncé par Jérôme... et je ne partage pas (avec lui?) la théologie du divin plombier....(celle du "Minuit Chrétiens"...)



Béotien 19/09/2011 11:15



@ Jérôme
Je vois que vous me gourmandez parce j’ai dit que je peux marcher sans vous dans la Genèse ! Mais, évidemment, cela ne veut pas dire pour autant que je veux marcher seul !



Jérôme 19/09/2011 09:25



Bonjour,


 Tout d'abord je veux dire au Béotien qu'il a une étrange façon d'enc=visager le dialogue entre chrétiens quand il m'éconduit en me signifiant qu'il peut très bien marche seul dans la
Genèse, non pas que je m'estime supérieur à lui en matière exégétique, mais parce que nul ne peut progresser seul dans l'intelligence de la foi. L'épisode évangélique des compagnons d'Emmaüs en
est une illustration manifeste. Mais passons, car, à vrai dire quand je vois ce qui s'écrit dans ce blog, je me demande ce qui reste de doctrine chrétienne dans l'esprit de ceux qui le fréquente,
si cen'est beaucoup d'objection, de refus, de doute et de négation.


Enfin, je veux m'adresser à Pierre Locher piur lui dire qu'il n'est au bout de son étonnement. Ce que vous dites sur le salut des âmes est à la fois vrai et faux. L'âme est un vocable qui n'est
proprement hébreux, mais plutôt grec ou héllenistique. Vous pourriez faire la même objection pour bien des termes employés par les chrétiens à commencer par celui de chrétien qui vient de
christos, un mot qui n'est pas hébreux mais grec. Cependant, lorsque nous parlons du salut des âmes, nous parlons du salut de notre être entier et charnel en tant qu'il se tourne vers Dieu,
c'est-à-dire vers sa seule vraie destination spirituelle.  La chair est un mystère où se noue ce lien entre la matière et l'esprit, entre l'âme et le corps...ce lien ne pouvant être dénoué
par une approche scientifique, mais pouvant être pleinement vécu dans une perspective mystique de prière, de communion, et d'action de grâce.


Ainsi, c'est une question de perspective. Alors que notre époque n'en n'a que pour la santé des corps et des esprits, pour un confort matériel douillet, le christianisme en appelle à la sainteté,
c'est-à-dire au salut de nos âmes. Ce qui ne veut pas dire qu'il faille négliger les soins du corps, mais qu'il faut les subordonner à des exigences supérieures, morales et spirituelles. Ainsi,
on peut négliger son intégrité physique par amour en prenant des risques pour ceux que l'on aime. On ne peut pas dire qu'en acceptant d'être crucifié le Christ nous est fait une leçon de
bien-vivre comme en trouve dans nos magazines santé, encore que la résurrection soit une glorification paradoxale du corps, où Dieu et les hommes se réconcilient!


Quant à votre petite histoire de la genèse, je la trouve assez drôle, et manifeste un mépris profond pour la vérité déposée dans ce récit qui, tout mythique qu'il puisse paraître à nos esprits
pétris de positivisme, recèle une vérité que les faits démontrent jour après jour...


Mais, la quête du sens et de la vérité est un vagabondage divin pour reprendre une expression de Platon!


Fraternellement dans le Christ!



Pierre Locher 16/09/2011 17:17



 


En lisant certaines interventions de Jérôme, je suis toujours un peu étonné que l'on puisse tenir de tels propos...sans rire ! Alors quitte à sourire, une petite histoire...courte :


 


Après avoir créé l'homme à son image, Dieu s'aperçut un jour qu'Adam était en train de faire un bien mauvais usage du jardin qu'il lui avait confié et qu'il donnait une bien mauvaise image de son
créateur : il avait tout arraché, y compris l'arbre de la connaissance du bien et du mal auquel il ne devait pas toucher et il construisait un centre de remise en forme pour personnes
argentées avec hôtels 5 étoiles, golf et jacuzzi. Dieu prit son portable et essaya de joindre Adam pour avoir des explications : peine perdue, Adam ne répondait plus, il se prenait pour...un
petit dieu (on appellera cela plus tard une idole) ! Dieu finit par retrouver Adam et le mit en demeure de tout remettre en état. Adam refusa et Dieu mit fin à son contrat.


Quelques siècles plus tard, Dieu se dit qu'il fallait bien faire quelque chose de sa création défigurée, il décida donc d'envoyer son fils pour...réparer.


On appelle cela la « théologie du plombier », mais ce n'est malheureusement pas la théologie chrétienne...


 


P.S. « Sauver les âmes des pauvres pécheurs » ? Pour mémoire, Jérôme, il y a dans le credo une phrase qui parle de résurrection de la chair : Dieu se fiche bien des bonnes âmes, si j'ose dire, il ne pense qu'à sauver l'homme dans sa totalité : corps, âme et esprit. Demandez aux
Hébreux qui fuyaient l’Égypte ...



Béotien 16/09/2011 09:20



@Jérôme
Ne trouvez-vous pas quand même curieux que Jésus n’ait jamais énoncé LA raison pour laquelle il était venu sur Terre en évoquant le péché
originel ? Car pour vous et bien d’autres catholiques la seule raison est bien LE péché originel ! Mais « sauver les
pécheurs » n’implique pas forcément l’existence DU péché originel de deux êtres mythiques.
Ce n’est pas avec l’Immaculée Conception inutile et les voix de Bernadette, qui ne font pas partie du dépôt de la foi catholique, que vous me convaincrez.
Où voyez-vous une malédiction venant de Satan, qui d’ailleurs a des relations avec Dieu plutôt ambiguës ; cf. Job et les tentations au désert où Jésus est envoyé par l’Esprit POUR y être
tenté ? Où avez-vous vu qu’il s’agit d’un ange déchu ?
La conception de Caïn a eu lieu dans le jardin d’EÉden puisque le verset 4,1 de la
Genèse dit : « L’Adam AVAIT CONNU Ève sa femme… », verset trahi par toutes les bibles sauf celle du Rabbinat. Je ne vois pas du tout pourquoi vous dites qu’Ève considère
Abel comme « sa possession » ; on pourrait d’ailleurs traduire ainsi : « j’ai créé un homme avec YHWH » ! Rachi écrit à ce sujet : « Dès
cette première naissance d’un être humain, la Bible nous enseigne que les époux coopèrent avec Dieu en une association intime, lorsqu’ils s’unissent pour accomplir l’œuvre de procréation. Car
ceux-là mêmes qui ne veulent voir dans la fécondation autre chose qu’un phénomène purement naturel, comment expliqueront-ils la présence de l’âme immatérielle dans le fruit qui va naître, sas n
la référence à l’intervention du Créateur divin ? Sa majesté plane in visiblement au-dessus de l’union du couple procréateur, prête à la bénir, en dotant le corps qui se développera du
souffle de la vie, émanant des sphères célestes ». C’est pas beau, ça ?!
Où voyez-vous que je récuse la notion de péché ? Vous prenez vos désirs pour des réalités, cher Jérôme ! Je suis bien placé pour savoir qu’il existe ; je suis un homme pécheur, ô
combien ! La notion, je l’ai dit (et vous n’avez pas voulu le voir), n’apparaît explicitement qu’en Genèse 4,7 quand Dieu dit en substance à Caïn : « le péché n’est-il
pas tapi à ta porte ? » en en faisant ainsi, d’ailleurs, un « être » extérieur et non intrinsèque à la nature de l’homme…
Je sais sans doute aussi bien que vous ce qu’est un mythe, cher Jérôme ! Et j’ai lu l’Épopée de Gilgamesh, qui a beaucoup inspiré les auteurs du récit biblique (comme celui du
Déluge, d’ailleurs) ! Un parallèle sérieux amène même à reconsidérer sérieusement l’histoire des « culottes de figuier » !
Je ne vois pas ce que le big-bang vient faire dans notre discussion et je n’ai jamais dit ce que vous essayez de me faire « avoir dit »… !
Et vous savez quoi, cher Jérôme ? Je peux aussi marcher sans vous dans la Genèse.
Fraternellement dans le Christ !



Jérôme 15/09/2011 21:01



Chère Fanfan,


Les chrétiens sont envoyés dans le monde en mission pour annoncer le Christ, non pas au "genre humain" mais à des hommes et des femmes qui appartiennent à des cultures et des peuples différents.
Les jésuites missionnaires ne s'adressaient pas une humanité abstraite mais à des hommes et des femmes dont ils apprenaient la langue, observaient les moeurs, et ils chercahient en somme à meiur
en comprendre la mentalité pour leur annoncer la Bonne Nouvelle qui change le regard sur les choses de la vie, et donc la vie...C'est tout la sens de la conversion du regard que provoque l'écoute
attentive de la parole de Dieu...


Le mot de genre humain a quelque chose de trop massif qui ne fait pas dans le détail et qui semble faire abstraction des différences inhérentes aux réalités humaines saisies dans leur dimension
concrète et historique.


Mais pour le reste je suis pleinement d'accord avec vous!


Fraternellement dans le Christ!



Jérôme 15/09/2011 19:20



Cher Béotien,


J'ai lu très attentivement votre réaction à ma réponse. Je dois avouer qu'elle m'étonne. Ce n'est pas parce que le Christ ne parle pas du péché originel ou qu'il ne l'évoque pas explicitement que
ce non-dit signifierait sa négation. Je dirais au contraire que toute l'action du Christ dans l'Histoire d el'humanité s'inscrit dans celle du salut où il n'est rien moins question de sauver les
âmes des pauvres pécheurs que nous sommes.


Quant à votre credo individualiste je n'y adhère pas du tout car il me semble que toute la sagesse de la doctrine de la foi chrétienne est de maintenir cet équilibre fragile entre l'individu et
la collectivité, par l'idée de personne humaine qui n'est pas une notion explicitement formulée par le Christ mais qui découle de la méditation de la valeur sacrée de la vie humaine, en tant que
chaque être humain est depuis sa conception procréé à l'image de Dieu...Une image flétrie par le péché...Ce qui ne fut pas le cas de la Sainte Vierge, l'Immaculée conception (révélation faite à
Bernadette Soubirou, une fille du peuple sans instruction, à Lourdes, par une Dame dont l'apparition avait quelque chose de plutôt extraordinaire.


Vous évoquez la malédiction d'Adam et Eve. En effet, Dieu ne saurait maudire ses créatures, mais Dieu peut très bien laisser ses créatures assumer les conséquences de leurs actes. Dieu permet le
mal, mais ne l'autorise pas: tel est le prix de notre liberté, et le bonheur que nous avons d'avoir un Dieu qui ne soit pas un tyrran. En effet, la malédiction vient de Satan, cet ange déchu qui
refusa le projet divin d'amour de Dieu pour les hommes.


Quant à la conception de caïn, je vous invite à relire la Bible car Adam et Eve avait déjà péché et avait été chassé du paradis terrestre. Je vous inviterais aussi à saisir la différence d'état
d'esprit dans lequel Eve enfanta Caïn et Abel d'une part, et Seth d'autre part. Pour le premier Eve considère ses fils Caïn et Abel comme sa possession, alors que pour le troisième à savoir Seth
elle reconnaît en lui un don de Dieu...Un vrai changement de perspective, comme un début de conversion, non?


Puissque vous semblez finalement récuser le terme et la notion même de péché sous prétexte que ni l'expression, ni la notion ne sont explicitement formulées (ce qui est assez fort de café, si je
puis dire, au regard de ce qui est racontée dans la Bible, à savoir cette histoire d'amour entre Dieu et les hommes, une histoire contrariée par le mal ou le péché qui a frappé l'humanité depuis
le début de l'histoire.


Quant au caractère mythique du récit de la Genèse, il faut bien savoir ce que veut dire un mythe. Un mythe est un récit qui rapporte des faits qui précèdent le début de l'histoire de l'humanité
ou qui relate l'origine de l'humanité. En ce sens une approche positiviste d'un mythe ne peut que passer à côté du sens de ce récit imaginaire, et néanmoins inspiré et étiologique au sens où il
dit l'origine des choses de ce monde. Il y a ainsi une portée scientifique ou de sagesse dans le récit de la Genèse que rien dans les théories scientifiques telles que la théorie de la relativité
ou celle du big bang ne réfute, mais complète voire explicite! Il va sans dire que la lecture de Evolution, une théorie en crise (éd. Champ Flammarion) de Michael Denton, un
biogénéticien, permet de voir que le darwinisme n'a rien de scientifique. Je me permets aussi de signaler à nouveau un autre ouvrage qui ale mérite de montrer les tenants et les aboutissants de
l'évolutionnisme sur le plan scientifique, social et politique. je veux parler de La société pure de Darwin à Hitler (éd. Champ Flammarion) de André Pichot, un chercheur au CNRS.


D'ailleurs, je mets au défi quiconque de prouver que l'idée que l'univers et les espèces vivantes ont été créés par Dieu soit obscurantiste et contraire au projet de connaissance scientifique des
phénomènes naturels.



Le fait que vous étudiez ces questions depuis 20 ans montre à quel point le chemin est étroit! Je suis en marche avec vous!


Cordialement!




Béotien 15/09/2011 18:14



@Jérôme
Vous dites : « Certes le Christ n'évoque pas explicitement le péché originel », et vous avez raison ! Mais ce qu’il faudrait dire c’est qu’il ne l’évoque pas du tout !
Je connais en profondeur, car je l’étudie en détail depuis 20 ans, le texte que vous m’invitez gentiment à relire… Il dit bien sûr des choses profondes, comme bien des textes bibliques, mais
croire à l’existence d’un homme et d’une femme primitifs nommés Adam et Ève m’est totalement impossible. Même l’Église,
très prudemment car il ne faut pas désespérer ses ouailles trop vite, marche vers la reconnaissance d’un mythe, qui décrit génialement (j’ai envie de dire : divinement bien) comment Dieu a
poussé l’homme à se prendre en charge comme nous l’avons fait avec nos propres enfants en bons parents que nous étions !
L’homme créé à l’image de Dieu et à la ressemblance de la nature a trouvé son indépendance et son unité en étant revêtu par Dieu de sa peau qui le rend « individu », être unique et
indivisible et co-créateur du monde que nous habitons.
Vous savez comme moi que contrairement à ce qui est dit ici où là depuis des siècles, Dieu n’a pas maudit l’homme et la femme mais seulement le serpent et que le mot péché n’apparaît jamais dans
ce texte, mais seulement au chapitre 4 où Dieu s’adresse à Caïn (qui, soit dit en passant, a été conçu au Jardin des Délices) en lui disant que le péché risque d’être tapi à sa porte…
Je terminerai en paraphrasant votre fin : « Le plus difficile n’est pas de croire que Dieu existe, ce qui est évident, mais de croire que j’existe pour Dieu » !
Cordialement



Jérôme 15/09/2011 16:54



Bonjour De quoi je me mêle!


Je viens de m'apercevoir  d'un message de vous qui m'était adressé et je m'empresse donc d'y répondre, c'est la moindre des politesse, et d'autant plus que votre réplique mérite de ne pas
rester sans réponse.


Vous disiez:


 "Je vous invite à relire Mathieu 25... Il n'est pas dit qu'en prenant soin
de celui qui est "affamé ou assoiffé, étranger ou nu, malade ou en prison" on doive en même temps lui "faire le catéchisme"... On peut agir tout simplement avec son coeur,
par pure compassion, sans souci d'endoctriner..."


A quoi je vous réponds que tous les grands révolutionnaires du XXè siècle étaient pétris de bonnes intentions. Que de crime commis au nom
de la compassion? Que de crimes commis sous prétexte de faire le bien sans se référer à la doctrine de la foi chrétienne? On avorte par compassion, on euthanasie par compassion, on extermine par
compassion, et tout simplement avec son ceour. car, n'en doutez pas, tous ces crimes sont commis avec le coeur de ceux qui les commettent.


Quant à l'idée d'endoctriner ou d'endoctrinement, je considère que nul ne peut prétendre être sans doctrine, sans préjugé, sans bagage
intellectuel, sans idée préconçue, sans héritage...alors, lucidement, il faut choisir entre les idéologies et la doctrine de la foi chrétienne...


Il est vrai que le mot de catéchisme est très péjorativement connoté. Mais que dire du catéchisme matérialiste et athée qui est répété à
travers les médias? Celui-ci ne semble guère vous choquer! Le catéchisme de l'Eglise catholique est le fruit d'une longue maturation des saintes Ecritures, c'est un travail d'appropriation de la
parole du Seigneur!


Ainsi croyez-vous vraiment qu'une ONG qui apporte de l'aide matérielle auprès de populations en Afrique reste neutre idéologiquement?
Croyez-vous que l'incitation à l'utilisation du préservatif en afrique soit neutre idéologiquement et n'implique pas une certaine conception de l'homme, toute humanitaire et sanitaire?
Croyez-vous que nous pouvons faire comme si nous n'étions pas chrétiens, alors que tant d'idéologues déversent leurs idées folles à travers des médias de masse?


Et néanmoins, toujours fraternellement dans le Christ!






fanfan 15/09/2011 16:34



Non seulement il faut ANNONCER L'ÉVANGILE , ainsi que Jérôme le note à la fin de son dernier en date, long développement...mais IL NOUS FAUT LE VIVRE au QUOTIDIEN...Et là ce n'est pas gagné
d'avance pour aucune ni aucun des baptisé(e)s..surtout si nous voulons que le genre humain "jusqu'aux extrémités de la Terre" soit en vérité, éveillé à la BONNE NOUVELLE ( de Jésus-Christ , le
Verbe Incarné),et puisse à son tour en VIVRE!...Haut les coeurs!


fanfan


 



Jérôme 15/09/2011 16:32



Cher Béotien,


Je suis étonné que vous n'ayez pas compris ma réponse...


La notion de péché originel procède d'une lecture totale de la révélation judéochrétienne, c'est-à-dire de la Bible dans sa totalité, Ancien et Nouveau Testament.


Il ne faut pas lire que les Evangiles! Non seulement il faut lire aussi les autres textes de la Bible, mais aussi, quand c'est possible et chacun avec ses capacités et son désire de Dieu, prendre
le temps de lire et d'observer ce qui s'écrit ou se fait en ce monde (philosophie, art, politique, histoire, religions, idéologies...)


Nous sommes les descendants d'Adam et Eve qui, par le péché d'orgueil et de désobéissance qu'ils ont commis, ont déclenché une catastrophe. La chute les porta hors de la communion d'avec Dieu,
hors de l'Eden. Une catastrophe anthropologique et spirituelle, (et même écologique!) dont nous sommes les héritiers et les continuateurs chaque fois que nous péchons...


La nature humaine est corrompue. Je renvoie dos à dos ceux qui considèrent que l'homme est mauvais par nature et ceux qui considèrent que c'est la société qui le corrompt. Ce sont les deux à la
fois, ou plutôt l'homme est pécheur, c'est-à-dire toujours tenté de mal agir, faillible, stupide...la fêlure est là en chacun de nous...et il n'est que de voir des enfants pour s'apercevoir que
la tentation de mal agir peut être précoce, et combien plus forte elle est quand les parents ne montrent pas le bon exemple...


Certes le Christ n'évoque pas explicitement le péché originel, mais sa venue comme sa personne incarnée ne sont justifiées que par l'existence du péché qui défigure les âmes. Le Christ n'est-il
pas venu parmi nous pour racheter nos péchés? Or, quelle est la cause de nos péchés? Quand l'humanité a-t-elle été contaminée par le péché?


Je vous invite vivement à relire le passage de la Genèse où il nous est révélé comment l'homme et le femme furent trompés par le Serpent, et comment ils tombèrent en disgrâce... Je vous mets en
garde contre la tentation de considérer ce récit comme purement imaginaire. C'est un mythe, et ent ant que tel il dit des choses très profondes sur notre nature et notre condition...et en plus
c'est écrit dans la Bible, cette bibliothèque inspirée par Dieu...


D'ailleurs, ceux qui nient la virginité de Marie devraient considérer celle-ci comme la nouvelle Eve par qui l'homme nouveau, figuré en Christ, devait venir parmi nous...en rémission de nos
péchés dont l'origine réside dans ce péché commis par Adam et Eve.


Certains s'insurgeront peut-être d'avoir à répondre des fautes commises par Adam et Eve. Mais qui n'a pas déjà remarqué combien dans nos familles nous subissons les conséquences des fautes
commises par nos parents, grands-parents, et ainsi de suite! "Aïe mes aïeux!", comme dirait Anne Ancelin Schutzenberger...


Il y a une cohérence profonde entre l'Ancien Testament et le Nouveau Testament. Le Christ est la clef de lecture de toute la Bible.


Le médecin n'intervient qu'auprès d'un malade. De même le Christ intervient pour nous libérer de ce mal qu'est le péché. Si la Loi mettait en garde contre le mal, l'Amour du Christ nous montre la
voie du Bien! Un chemin étroit et difficile mais pas impossible à pratiquer!


Saurons-nous répondre à son appel? Saurons-nous mettre en application la prescritpion christique: "Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés", et chaque mot a son importance, et cette
phrase ne saurait être comprise indépendamment de tout ce qui a été écrit dans la Bible.


Le plus dur n'est pas de croire en Dieu, mais de croire que nous aurons le coeur assez grand pour accueillir son Amour, je veux dire le Christ!


Fraternellement dans le Christ!


 



Béotien 15/09/2011 14:49



@Jérôme
Votre long message répète ce que vous dites depuis longtemps, mais évite soigneusement de répondre à la question fondamentale que je vous posais et dont je cherche la réponse depuis 50 ans :
y a-t-il au moins un verset des évangiles où Jésus parle, ne serait-ce que par allusion, du péché originel ?
Cet « oubli » révélateur montre combien le sujet est délicat… ce que je savais déjà !
J’attends votre réponse, cher Jérôme, non sans impatience.



Jérôme 15/09/2011 14:29



Bonjour,


Décidément, voilà des réactions pour le moins expéditives voire lapidaires qui en disent long sur mes interlocuteurs ou interlocutrices. De même elles révèlent combien il est difficile de se
faire comprendre...


Alors je vais tenter de répondre...


Tout d'abord, je trouve le qualificatif d'"indécrottable" plutôt méprisant...


Par ailleur, en ce qui concerne le péché originel et sa formulation, il ne peut s'agir d'une invention purement humaine, sortie des esprits névrosés de deux convertis repentis....En effet, les
explications psychanalytiques ou psychosociologiques des parcours spirituels de Saint Paul de Tarse ou de Saint Augustin d'Hippone ont le tort de faire l'impasse sur le contenu de la révélation
judéo-chrétienne qui ne se limite pas aux seules évangiles mais englobe aussi l'Ancien Testament. La Révélation, c'est l'Ancien et le Nouveau Testament!D'ailleurs, j'invite celles et ceux qui
cherchent à dévaloriser les pensées d'autrui en les ravalant à des symptêmes névrotiques ou à des conditions socio-historiques d'en faire de même avec eux-mêmes. Ainsi on pourrait se demander ce
que révèle l'idée selon laquelle le fait d'être chrétien ou non importe peu alors même que l'on prétend être chrétien soi-même et avoir la foi en Jésus-Christ avec tout ce que cela implique. Je
me demande ce qu'aurait été l'annonce de l'Evangile avec des apôtres qui relativiseraient leur foi en la confiant dans la sphère privée, ou en mettant Jésus-Christ au même niveau que Mahomet,
Bouddha ou je ne sais quel autre initiateur d'autre religion ou idéologie.


Saint Paul et Saint Augustin sont des apôtres du Christ qui, par leurs écrits, ont permis de développer l'intelligence de la foi...


Or, la venue du Christ parmi nous n'aurait aucun sens sans cet événement originel relaté dans la Genèse. Je veux parler biensûr de ce péché originel par lequel Adam et Eve ont cru qu'ils
pourraient devenir comme dieux et vivre sans Dieu, ou à sa place! Le Christ est comme un médecin dont la parole, les gestes et les actes thérapeutiques ont pour finalité de nous guérir de ce mal
qu'est le péché, qui nous éloigne de Dieu et de notre véritable destination. Le Christ est venu pour notre salut, pour sauver nos âmes. Le péché se décline au pluriel et consiste le plus souvent
en une altération d'une vertu ou de ce qui est bon en l'homme, et s'exprime par les nombreux vices et autres tentations. Il est assez étonnant de voir que Freud, en observant le comportement des
enfants, remarqua qu'un enfant était un pervers polymorphe...Ce qui est comme la transcription en langage psychanalytique du péché originel...Car dès l'origine, dès l'enfance l'homme est tenté de
tout ramené à soi...


Par ailleurs, je suis assez étonné des arguments avancés contre mes propos et qui consistent à déconsidérer leur contenu en leur reprochant d'être dignes d'un discours préprogrammé. Ce que j'ai
pu dire de l'amour et de sa déclinaison (déclin?) à notre époque peut certes paraître très élaboré et construit. Je peux même reconnaitre que j'ai des préjugés et des idées préconçues, et je dois
avouer que je prends régulièrement le temps de les examiner et de les confronter tant à l'expérience des choses de la vie qu'à des lectures assez diverses que possible...D'ailleurs qui peut se
vanter de ne pas avoir des préjugés? Qui peut prétendre ne pas porter de jugement? Que pourrait signifier le fait d'abdiquer sa liberté de jugement?


Il y a des arguments qui sont comme des aveux de faiblesse.


Enfin, en ce qui concerne la valeur et la portée du baptême chrétien, je vous dirais qu'il change la vie de la personne qui est baptisée tant sur le plan moral, spirituel que mystique. Biensûr,
des hommes et des femmes baptisés ont renié leur baptême et se sont détournés du Christ. C'est que pour que la graine donne du fruit il faut qu'elle meure...Qui est prêt à cette mort?


Certes, les hommes et les femmes du monde entier, au cours de l'histoire, n'ont pas attendu la révélation judéochrétienne ou le baptême chrétien pour aspirer à l'amour ou à d'autres sentiments
nobles, pour s'efforcer de pratiquer des vertus. Mais la révélation judéochrétienne transforme la vie des hommes et des femmes qui se laissent toucher ou qui sont touchés par la Parole divine.
Essayons simplement de comprendre pourquoi la foi en Christ s'est autant répandue à travers les siècles et au sein de peuples si différents, et pourquoi notre cher Occident, si fatigué d'être
lui-même,  est si tenté de s'en défaire avec tout ce que cela signifie de désaffection, de dépression, et de destruction tant morale que psychologique, et autres...


Ne pas voir en quoi la conversion au Christ transforme la vie de chaque baptisé, ne pas voir dans quel combat spirituel cela nous engage, ne pas voir en quoi la révélation judéochrétienne a
bouleversé notre rapport au temps, ne pas voir en quoi cette révélation éclaire nos ténèbres, c'est bien dommage...et ne pas souhaiter ardemment que tous les hommes et les femmes du monde se
convertissent à la foi en Jésus-Christ, le Fils de Dieu, c'est refuser d'accomplir la tâche de tout chrétien: ANNONCER L'EVANGILE!


Fraternellement dans le Christ!



Dekoij'memèle 13/09/2011 10:40



@Jérôme


Tout d’abord vous vous méprenez sur ma personne : je ne suis pas touchant mais touchante …


Je constate qu’en appuyant sur le bouton « AMOUR » j’ai déclenché tout un discours préprogrammé et mal digéré… qui n’a guère à voir avec ce que j’ai voulu dire… et qui nous conduit une
fois de plus à nous dérouler un tableau très noir(ci) de notre pauvre société pourrie par la violence le sexe et la recherche des plaisirs faciles…


Ce qui me gène le plus dans vos appréciations c’est qu’il me semble qu’il est pour vous inconcevable qu’un humain soit capable d’amour vrai s’il n’est pas chrétien… Tout Homme est à l’image de
Dieu…même s’il n’est pas baptisé, même s’il ne le sait pas. Les chrétiens n’ont tout de même pas l’exclusivité de l’amour…


 


 



Dekoij'memèle 13/09/2011 10:35



@ Fanfan


Merci de votre soutien ! Mais il me semble que notre Jérôme est « indécrottable » : sourd et aveugle…mais hélas pas muet…



Béotien 13/09/2011 07:34



@Jérôme
Vous écrivez : « d'ailleurs pour cela la doctrine chrétienne est très éclairante sur la nature de l'homme et la fêlure qui l'affecte dans son être, à savoir le péché
originel. » Je profite de cette affirmation pour vous poser une question dont je cherche la réponse depuis 50 ans : y a-t-il au moins un verset des évangiles où Jésus
parle, ne serait-ce que par allusion, du péché originel ?À ma connaissance, cette invention a été faite par deux convertis – Paul de Tarse et surtout Augustin d’Hippone –
qui, comme bien des convertis, reniaient avec vigueur leur passé, juif pour l’un, et surtout manichéen pour l’autre… sans oublier sa longue vie de débauche, ceci expliquant cela !



Jérôme 12/09/2011 16:03



Non, mais De quoi je me mêle!


Oui, vraiment vous ête très touchant par votre éloge de l'amour humain, sans doute trop humain pour que l'Amour de Dieu y soit ravalé. Vous dites que je brosse de notre monde un tableau trop noir
pour être vrai, or c'est ne pas voir la lumière d'espérance qui peut s'entrapercevoir par-delà des analyses et des réflexions qui permettent de diagnostiquer les maux de notre époque et d'en
identifier les causes, et d'ailleurs pour cela la doctrine chrétienne est très éclairante sur la nature de l'homme et la fêlure qui l'affecte dans son être, à savoir le péché originel.


Le jugement que vous faites des JMJ est assez triste et affligeant, mais peu importe...Après tout il st toujours dommage que l'on s'attarde sur le doigt qui montre l'étoile qui scintille plutôt
que de s'émerveiller du rayonnement de celle-ci. Nul n'est prophète ne son pays...


Pour en revenir à l'amour, je considère que ce sentiment est tellement galvaudé qu'il ne veut plus trop rien dire de vrai. Je vous invite simplement à regader dans quelles situations le verbe
aimer est employé. Quant à cette compassion mièvre qu'il est largmement devenu je dirais qu'il n'est que la parodie du vrai amour. Car la charité ou l'amour chrétien n'est ni sensiblerie ni
apitoiement morbide, et encore moins sentimentalité pure ou autre sensiblerie, mais il est engagement moral et affectif à l'égard de Dieu et des hommes...


Voir de l'amour partout c'est verser dans une ingénuité inouie, et je dirais aussi que la haine a de la noblesse quand elle prend pour objet ce qui est haïssable...


Mais il est vrai cependant qu'il y a de par le monde des chrétiens qui témoignent de l'amour de Jésus-Christ par leur témoignage de vie, voire jusqu'au martyr. D'ailleurs, il est assez
significatif que la religion la plus persécutée aujourd'hui comme hier soit le christianisme. C'est une loi du genre: depuis le Christ et le premier martyr, Saint Etienne, le nombre de chrétiens
passé au pressoir de l'humiliation n'a jamais décru...


Aujourd'hui il semblerait que l'amour soit devenu l'alibi de toutes les tolérances, de toutes les démissions, de toutes les lâchetés, comme si aimer c'était ne rien exiger de l'autre et de
soi...Quelle farce! Comment s'exopliquer que dans nos sociétés modernes il y ait environ un couple sur deux qui divorce, qu'il y ait tant de violence conjugale, qu'il y ait tant de violence
érotique dans les médias, que la relation entre homme et femme ne soit trop souvent qu'envisager sous l'angle d'une sexualité qui doit être absolument épanouie jusqu'à l'obsession d'un bonheur
que l'on croit trouver dans des plaisirs immédiats qui laisse au finale un goût bien amer d'ennui...à chasser par de nouveaux jeux et d'autres désirs toujours plus piquants et excitants!


 


Fraternellement dans le Christ!



fanfan 12/09/2011 12:15



@ Jérôme, et @ fraternellement dans le Christ( qui vous suit partout!)


Sans vouloir me mêler de quoi que ce soit(encore que...), je suis tout à fait d'accord avec ce que vous écrit Dekoij'memèle.On dirait même qu'elle est mon double" en pensée, en parole en action
ou en omission" (ou vice  versa..)..c'est dire..!!!
Mais ne soyez pas découragé, cher Jérôme, le ciel est au bout...Et vous le croyez  n'est-ce pas?
fanfan



Dekoij'memèle 11/09/2011 18:06



@ Jérôme


En lisant vos commentaires et votre analyse de la société dans laquelle nous vivons, j'ai l'impression de me retrouver dans les années 68, tentant de dialoguer avec un de mes frères complètement
endoctriné et qui ne jurait que par le petit livre rouge des pensées de Mao... Les idées étaient différentes mais c'était un discours semblablement stéréotypé : mon ftère était devenu un
magnétophone, il suffisait d'appuyer sur le bouton...  Le dialogue était devenu impossible.


Les JMJ de Madrid (avec leur petit livre jaune !!!) ou d'ailleurs ne me semblent pas être vraiment des étoiles susceptibles d'éclairer la nuit de ce monde violent, matérialiste et athée
dans lequel nous vivons...Mais plutôt de grands feux de paille pour en mettre plein la vue...


Ce monde est le nôtre et nous avons notre part de responsabilité dans ce qu'il est, à notre petite mesure, là où nous sommes... Le Royaume n'est-il pas déjà là ? ... même s'il n'est pas encore
advenu.


Ce monde n'est pas aussi "athée" que vous voulez le croire : tant que l'Homme est capable d'aimer vraiment il me semble que Dieu est là. Pouvez-vous affirmer qu'il existe un humain qui soit
incapable de la plus petite parcelle d'Amour ? Dieu est Amour... la "pratique" religieuse dans les assemblées dominicales n'a plus la cote mais la "pratique" de l'Amour : regardez autour de vous,
des étincelles du Royaume vous en découvrirez tous les jours si vous ne vous obstinez pas à juger le monde mauvais ...


 


 


 


 



Jérôme 11/09/2011 13:47



@De quoi je me mêle!


Je veux dire que je suis beaucoup moins pessimiste qu'il ne le croit et beaucoup plus optimiste qu'il ne le pense...Ou plutôt devrais-je préciser que mon pessimisme et mon optimisme sont l'objet
d'un profond et non moins révélateur malentendu. C'est une question de perspective...Mon espérance va au-delà de ce monde bien qu'elle s'y enracine ou s'y incarne...Espérer contre toute
espérance...Voilà le défi que nous lance la foi chrétienne...


Les JMJ qui se sont déroulées à Madrid sont comme toutes les autres JMJ une raison d'espérer comme une étoile qui luit dans la nuit...


En voici l'hymne: http://www.youtube.com/watch?v=aC9oYFpuEFk&feature=related


La tâche de tout chrétien est d'oeuvrer à la conversion des coeurs en commençant par le sien, et ce tant par l'annonce verbale de l'évangile que par des actes.


On peut certes faire de l'humanitaire sans parler de Jésus-Christ et faire comme des ONG qui, par une compassion antichrétienne, financent et réalisent des avortements de masse dans les pays
pauvres...Alors que ces enfants sont l'unique richesse dont dispose les pauvres de ces pays. D'ailleurs, je me demande si le Christ se faisait plus de souci pour le confort matériel des pauvres
que pour le devenir spirituel du jeune homme riche...


C'est par la conversion des coeurs à la Parole du Christ que nous sauverons nos âmes et le monde avec, et ce par la collaboration au Saint-Esprit...Mais saurons-nous ouvrir nos coeurs?


Il n'y a pas si longtemps j'écoutais sur RCF une émission concernant l'attentat de masse du 11 Septembre 2001, et j'avoue que j'ai été étonné par la réponse d'un pasteur protestant à une
auditrice qui voyait dans la chute des deux tours une illustration de la chute de Babel (Babylone en fait). En effet, alors que l'auditrice voyait avec justesse une sorte de châtiment contre ce
monde que nous bâtissons sur le culte de l'argent et avec la prétention de vivre sans Dieu et à l'égal de Lui, ce pasteur répondit qu'il fallait voir dans la dispersion et la division des hommes
voulues par Dieu la volonté de maintenir la diversité contre l'uniformité. Or, qu'un protestant soit tenté de vanter la division et la diversification des doctrines religieuses n'a rien
d'étonnant car c'est un moyen de justifier la dissidence ou la dissonnance protestantes à l'égard de l'Eglise catholique qui serait assimilée à la tour de Babel. Ainsi, les attentats du World
Trade Center résultent de la violence de notre monde matérialiste athée (j'en veux, entre autres, pour preuve la place qu'occupe la propagande tantôt consumériste et hédoniste et tantôt
annonciatrice de mauvaises nouvelles, dans les médias par rapoort aux médias susceptibles d'annconcer la seule vraie bonne nouvelle qui vaille en ce monde!Et je ne parle même pas de la pratique
religieuse, faut-il se réjouir de voir nos églises désertées et les postes de télé si fréquentés? Et je ne néglige pas qu'il y a là des responsabilité partagées de part et d'autre, y compris dans
le clergé qui n'a pas tant péché par traditionnalisme mais plutôt par un modernisme très complaisant avec les moeurs de nos contemporains) et de la violence inhérente à l'islam quoi qu'en pensent
les tenants de l'irénisme religieux ou politiquement correct toujours prêts à sacrifier la question de la Vérité pour avoir la paix, enfin je veux dire la tranquilité d'âme...et puis après nous
le déluge...


Fraternellement dans le Christ!


 



Dekoij'memèle 11/09/2011 13:41



"On peut certes faire du social ou de l'humanitaire sans se référer au Christ, sans se nourrir de sa divine parole vivifiante, mais c'est alors que l'on sombre dans une idéologie séculière,
humanitariste, progressiste pour laquelle la finalité de l'existence humaine résiderait dans le bien-être matériel et social"


Je trouve votre analyse à la fois prétentieuse, simpliste et insultante pour  ceux qui ne partagent pas vos idées (j'hésite à dire votre foi...)...


Quant à votre mépris pour Luther et nos frères réformés je me demande d'où vous vient cette hargne ... Pour ma part je tiens à me référer davantage et d'abord à la Bible plutôt qu'au Magistère
romain... et tant pis si pour cela vous me considérez comme schismatique, hérétique et autres doux qualificatifs...


 






Jérôme 10/09/2011 21:43



Cher Albert,


Ce n'est pas pour avoir le dernier mot et quel serait donc ce terrorisme intellectuel qui consisterait à déconsidérer par avance la réplique de son interlocuteur en lui faisant le procès
d'intention d'avoir le dernier mot, comme si la teneur de la réponse n'avait aucune importance. Je veux vous dire que j'apprécie beaucoup nos échanges, et je mesure à chaque fois l'interlocuteur
de qualité que vous êtes.


Cependant, les expressions que j'ai employées précédemment pour remettre en question votre vision de l'Eglise n'avait pas d'autre fin que de vous rappeler que la mission de L'Eglise est
d'annoncer l'Evangile, c'est-à-dire cette merveilleuse nouvelle qu'est l'Incarnation du Fils de Dieu, cette visite inimaginable par le commun des mortels d'un Dieu qui se fait homme pour partager
avec nous notre condition dans ce qu'elle a de plus fragile, de plus humble.


Aussi, il me semble que la tâche de tout chrétien est d'avoir le courage de parler de Jésus-Christ quand l'occasion se présente et de cultiver sa foi sur le plan intellectuel et existentiel. En
cela il me semble que si l'histoire de l'Eglise a pu être ponctuée d'excès et de péchés, mais comment cela pourrait-il être autrement puisque nous sommes tous pécheurs?, il n'empêche que nous
devons beaucoup non seulement à l'institution mais aussi aux faits et gestes, et aux témoignages des chrétiens qui nous ont précédés sur le chemin de la foi.


L'Eglise doit d'abord oeuvrer par la prédication, l'évangélisation ou la christianisation! Ce qui implique bien entendu des actions où se manifeste la charité toujours précaire des hommes.
Faudrait-il faire la liste de toutes les actions caritatives que l'Eglise catholique soutient? On peut certes faire du social ou de l'humanitaire sans se référer au Christ, sans se nourrir de sa
divine parole vivifiante, mais c'est alors que l'on sombre dans une idéologie séculière, humanitariste, progressiste pour laquelle la finalité de l'existence humaine résiderait dans le bien-être
matériel et social, alors que pour la foi chrétienne la souffrance et la mort font partie de la vie et que le vrai bonheur ne se limite pas à notre existence terrestre. Sans quoi le Christ serait
venu en coacher pour pousser les hommes à réussir leur vie selon les critères de ce monde, ou encore aurait-il multiplier les préservatifs plutôt que les pains et les poissons...C'est que le
chemin auquel nous invite le Christ est celui du salut, et ce chemin a une destination spirituelle...


Quant en ce qui concerne Luther et tous les autres hérésiarques qui ont été à la tête des schismes qui ont marqué l'histoire de la Révélation, je les considère comme pétris de bonnes intentions
et non moins aveuglés par l'orgueil. Il est bien connu que le diable tient son nom de ce qu'il s'ingénie perpétuellement à séparer les hommes de Dieu et à les diviser entre eux. D'ailleurs, il
est assez significatif de voir quel a été le devenir du protestantisme: il s'est développé comme il est apparu, c'est-à-dire par divisions successives: luthéranisme, calvinisme, anglicanisme,
méthodisme, les témoins de Jéhova, pentecôtisme, mormonisme, et j'en oublie encore sûrement.


D'ailleurs, quand on voit sur quoi repose l'anglicanisme on peut être stupéfait que les anglicans n'aient pas tous encore ouvert les yeux sur le caractère inqualifiable de l'attitude du roi Henri
VIII. Thomas More et son témoignage ou plutôt son martyr devrait les interpeler. Ce qui n'empêche pas biensûr que sur le plan théologique il y ait peu de différence entre catholiques et
anglicans, mais tout de même quelle division!


Quant à Luther, je ne prétend pas faire de lui un portrait diabolisé, ni trop noir, car je pense qu'il a été aveuglé non seulement par son orgueil mais par sa soif de pureté. Il n'est d'ailleurs
que de voir à qule le protestantisme substitua la Bible au Magistère, la Bible étant considérée comme l'unique autorité en matière d'intelligence de la foi. Ainsi, pendant des siècles les
protestants ont fait table rase de leur passé catholique, pensant que le christianisme commençait par la Bible et les commentaires qu'un Luther ou un Calvin en avaient donnés. Mais je sais que
certains protestants redécouvrent les richesses spirituelles de la tradition chrétienne, et c'est assez encourageant pour espérer qu'un jour tous les chrétiens seront réunis dans la même foi, la
même espérance, la même charité et dans la même Eglise.


Contrairement à Luther, Saint-françois d'Assises pourtanrt si épris de pauvreté ne se sépara pas de l'Eglise dont les richesses pouvaient le rebuter, mais fit acte d'obéissance, et par son geste
fondateur permit une nouvelle expression de la foi catholique. Vous aurez remarquer la diversité des ordres religieus au sein de l'Eglise catholique, qui sont autant d'expressions d'une
sensibilité singulière à l'Evangile sans qu'elles soeint incompatibles dans l'unité de l'Eglise, ce corps mystique du Christ.


Quant aux dépenses occasionnées par la construction de la Basilique Saint-Pierre elle ne me choque pas autant que vous, car j'y vois un chef d'oeuvre d'architecture et une manifestation de la
force de la foi. Je dirais la même chose des cathédrales et de tout édifice religieux roman, gothique. Certes on peut s'offusquer des moyens par lesquels on a financer ce chantier, mais les
indulgences ne peuvent-elles pas être considérées comme des dons par lesquels on pouvait manifester son attachement à l'Eglise et à son édification.


Enfin, il ne faudrait pas oublier que si les papes ont avoir parfois des comportements de pécheur, ils n'ont jamais prêcher faussement l'Evangile. Ils n'ont jamais falsifié la doctrine de la foi,
et je trouve le jugement de Luther sur la soi-disant "mécréance" des autorités religieuses de l'époque beaucoup trop sentencieux. Car après tout, on peut être pécheur et pourtant croire vraiment
en Jésus-Christ. Et le triple reniement de Saint-Pierre ne l'a pas empêché d' oeuvrer à l'édification de l'Eglise, comme tous les papes à sa suite.


Qui veut faire l'ange fait la bête! Reprocher à nos ancêtres leurs imperfections et leurs faiblesses c'est trés facile, et c'est s'empêcher de comprendre pourquoi nous sommes tous pécheurs, ce
que signifie le péché, et en quoi le Christ nous aide à nous en libérer.


Fraternellement dans le Christ!


 



Dekoij'memèle 10/09/2011 10:46



@ Jérôme


Vos commentaires sont désespérants et votre regard sur nos contemporains est d'un tel pessimisme qu'il donnerait presque des envies de suicide... Hors de La très Sainte Église Romaine et de son
saint catéchisme, pas de salut... Quelle prétention !


"Mais si vous voulez faire du social sans faire de catéchisme, peut-être que vous pourriez être socialiste et faire de la propagande
idéologique!"


 Je vous invite à relire Mathieu 25... Il n'est pas dit qu'en prenant soin
de celui qui est "affamé ou assoiffé, étranger ou nu, malade ou en prison" on doive en même temps lui "faire le catéchisme"... On peut agir tout simplement avec son coeur,
par pure compassion, sans souci d'endoctriner...


Changez de lunettes, que diable !





 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 






Albert Olivier 09/09/2011 15:34



Holà, Jérome : «Mauvaise foi», «outrecuidance», «aveuglement idéologique (le mot magique pour diaboliser) anticlérical», en voilà des qualificatifs pour ceux
qui —même catholiques— ne partagent pas votre vision du monde et de  … Dieu. Heureusement, cette fois-ci, vous n’avez pas terminé par votre «Fraternellement dans le Christ», ça aurait sonné
faux.


NB. : En général, quand j’aborde un sujet d’histoire, je m’informe avant et considère contradictoirement les avis de spécialistes du sujet
(ça vaut mieux que des «vérités» assenées par des polygraphes-amateurs). 


Je n’ai pas à défendre ou à attaquer Martin Luther. Son histoire, complexe, est bien connue maintenant et sa contre-histoire aussi, c’est à dire la légende
noire qui en a fait un exalté ou un débauché, de même que la légende noire des Jésuites les a montrés fourbes, intéressés … Mais pour comprendre son indignation de 1517, puis sa séparation, après
avoir tenté d’en appeler en vain au magistère, il faut rappeler, entre autres, son séjour à Rome, pour le compte de son ordre [=  il était donc considéré comme un bon moine], en 1510-1511.
C’est alors le «règne» de Jules II (1503-1513), successeur d’Alexandre VI Borgia de lugubre mémoire, connu principalement pour avoir lancé d’énormes et très coûteux travaux à Rome (qui seront à
l’origine financière du drame théologique des «indulgences»), et surtout comme un pape-guerrier et même belliqueux. D’ailleurs, Luther ne reproche pas au clergé romain de «mal vivre» (c’était
connu), mais de «mal croire». Quant au successeur de Jules II, Léon X, il a plus aimé les arts que l’unité de l’Église, car dans le schisme luthérien, tous les torts ne sont pas venus du même
côté. Relisez la confession d’Augsbourg (1530).


Quant au développement de la Réforme en Allemagne, il est, lui aussi, complexe : rébellion d’authentiques chrétiens scandalisés par les abus de l’institution,
mais également, il est vrai, «conversion» de princes (tel le grand maître des Chevaliers Teutoniques, Albert de Brandebourg), qui ont profité de la révolte pour séculariser des biens d’Église.
Leur répression contre les masses populaires a le même degré de sauvagerie  («c’est l’époque qui veut ça», direz-vous) que celle des princes catholiques et ce dans la longue durée des
nombreuses guerres de religion. Cf. le sac de Magdebourg, en 1631, qui a vu 85 % de sa population exterminés par les troupes impériales. 


Cela dit et puisque, comme toujours, ce qui devrait être un dialogue ressemble de plus en plus à votre monologue, j’interromprai pour cette fois mes réponses.
Ça vous permettra, ce que vous aimez, de garder le dernier mot.


Albert OLIVIER



Jérôme 07/09/2011 08:34



Cher Albert,


Je vais tâcher d'être aussi bref que possible.


A votre première question, je répondrais qu'effectivement il peut y avoir et il y a du bon qui vient d'ailleurs que de l'Eglise romaine. tout d'abord, tout ce qui procède de la création divine,
c'est-à-dire la Nature, y compris l'humaine est bonne, mais elle est atteinte par le péché originel. Ainsi lorsque l'on voit avec quelle voracité nous consommons la nature, on mesure à quel point
le péché de cupidité ou de gourmandise est tenace. En ce qui concerne, les autres religions, et les courants philsophiques ou idéologiques qui occupent les esprits de tant de nos contemporains,
j'admets qu'ils peuvent comporter des vérités partielles, des intuitions, des pressentiments. Mais la Vérité, total et en même temps insaisissable, c'est Jésus-Christ! Et c'est l'Eglise
catholique qui est dépositaire de la mission d'annoncer cette bonne nouvelle qui nous change de toutes ces mauvaises nouvelles dont on abreuve et abrutit nos contemporains. Foi, Espérance et
Charité: vertus théologales! Or, pour prendre un exemple tel que Martin Luther, que dire d'un homme plein d'orgueil qui a tant oeuvré à la division des chrétiens, qui a osé traité Galilée de
cinglé, qui osé traité le pape de l'époque de bête immonde ou d'antéchrist, ou encore qui incitait les princes convertis à sa cause protestante de réprimer sans pitié ceux qui refusaient de leur
obéir? Voilà un homme plein d'amour évangélique! Mais je ne confonds pas les protestants avec la cause de leur dissension, car je sais que malgré son caractère hérétique, le protestantisme n'a
pas empêché des hommes et des femmes de se rapprocher entre catholiques et protestants.


Oseriez-vous réduire l'action de l'Eglise catholique en un répétitif "Seigneur, Seigneur!" comme expression et manifestation de "Aimer DIEU et son prochain"? Je suis très étonné de cette remarque
qui procède d'une mauvaise foi et d'un aveuglement idéologique à consonnance toute anticléricale!


"faire concrètement et véritablement ce qu'il nous a enseigné": et croyez-vous que les prières et le temps de la contemplation soient inutiles ou nuisibles? Voudriez-vous dire que l'Eglise ne
fait rien, ou n'agirait pas? Si vous êtes historien, et si vous preniez le temps de vous informer, vous prendriez conscience de l'outrecuidance de votre question.


Mais si vous voulez faire du social sans faire de catéchisme, peut-être que vous pourriez être socialiste et faire de la propagande idéologique!




Albert Olivier 06/09/2011 23:03



Deux brèves questions seulement, espérant deux brèves réponses :


1° Peut-il y avoir quelque chose de bon en ce monde qui ne vienne pas de l'Église catholique romaine ou "récupéré" par elle ;


2° Peut-on —sans être catholique romain— suivre Jésus, c'est à dire non pas de répéter : "Seigneur, Seigneur", mais de faire concrètement et véritablement ce qu'il nous a enseigné : aimer Dieu et
notre prochain.



Jérôme 06/09/2011 12:58



Cher Albert,


Contrairement à ce que vous semblez coire, je ne suis pas aveugle à ce qui se fait de bien en ce monde où le péché abonde, mais où la Grâce surabonde! Je vois dans les JMJ une manifestation très
positive de la foi catholique dans le monde, et la liste serait longue pour faire l'énumération des actions de charité de par le monde!


Je voulais surtout mettre en garde contre l'idée selon laquelle il n'y aurait plus d'idéologies ni de certitudes aujourd'hui, attendu que dans le meilleur des cas une conviction est une certitude
réfléchie et patiemment questionnée, et éprouvée.


Pour faire simple, ma conviction est que nous sommes passés d'une extrémité à l'autre, à savoir d'une conception générique ou collectiviste de l'homme (où l'Etat, la Nation, la Race ou la Classe
sont considérés comme le tout indépassable) à une conception individualiste de ce dernier (où la personne humaine est remplacée par l'individu, cet atome sans attache). Mais comme ces nouvelles
idéologies sont des illusions mensongères elles déçoivent et nos contemporains cherchent ce que l'Eglise a à leur offrir: un message de Vérité, à savoir que Dieu existe et qu'Il est Amour au
point d'être venu parmi nous en la personne de Jésus-Christ, son Fils, et grâce au oui de la Sainte Vierge Marie!


Vous évoquez mon catéchisme répétitif! Mais c'est que j'ai été étonné de voir si peu de références concrètes ou substantielle à Jésus-Christ dans cet article fort intéressant et révélateur par
les idées qui s'y déploient.


En effet, la tradition ne vaudrait pas grand-chose sans ceux qui la reprennent et la font vivre en en montrant la fécondité par leur créativité qui présuppose prière, lecture de la Bible,
méditation, dialogue avec les autres, expérience de la vie et observation des autres et de soi-même...et puis l'accueil fécond du Christ dans nos vies...


Fraternellement dans le Christ!



Albert Olivier 05/09/2011 17:01



Jérome, A lire votre catéchisme répétitif, car les idées (pas fausses en elles-mêmes) que vous égrenez sur ce blog (le monde mauvais, le matérialisme
triomphant, etc.), vous nous les avez servis déjà quelques fois sans tenir compte d’autres «nouveautés» plus optimistes comme une certaine solidarité entre les nations et entre les gens qui
n’existait guère jadis, je me demande :



1° Si un certain catholicisme pur et dur (genre Néo-Contre-Réforme) ne court pas le risque de n’être —elle aussi—
qu’une idéologie , i.e..« Ensemble de croyances, d’idées propres à un groupe, à une société, à un moment donné ».  Le christianisme n’est pas né en Occident, mais
il s’y est développé dans une culture particulière qui n’a pas été sans en modifier l’esprit (influence, par exemple, de l’empire romain, puis du système féodal dans l’organisation de
l’institution).


2° Si Jésus-Christ a eu raison d’«accomplir» la Loi  juive (sa religion), en appelant les hommes à l’mour de Dieu et du prochain préférablement aux 631
interdits de la tradition multi-séculaire de son peuple, ou aux exclusions (voir ses relations avec les Samaritains)..


3° En outre,  si je suis tout à fait persuadé qu’il ne faut pas ignorer le passé, sous peine de piétiner dans les mêmes ornières, il reste que la vie
continue alors que l’environnement se modifie malgré nous (NB. Jésus n’a jamais utilisé de «papamobile» !). Vous dites qu’aurait été frère Roger sans la Tradition ? Sans doute. Mais que serait
la Tradition au XXIe siècle sans frère Roger, qui lui a vécu un véritable ministère de réconciliation. NB. : Il s’est rapproché de Rome, il communiait à l’Eucharistie catholique, mais il n’a
jamais «rallié» l’Église romaine, contrairement à son bras droit Max Thurian. Il était un chrétien véritable.


Puisqu’il ne faut pas ignorer le passé, rappelons que la Tradition catholique est très composite, et qu’elle s’est construite à travers des contradictions :
Cf. la condamnation des premiers écrits de saint Thomas d’Aquin, la suspicion de l’Inquisition à l’égard de saint Ignace à ses débuts, ou la mise sous contrôle de Padre Pio par le Saint-Office
en 1931, etc. 



Albert OLIVIER



Jérôme 04/09/2011 21:36



 


Bonjour,


Voilà que ça recommence, puisqu'il faut faut aller de commencement en commencement!


 


En effet, le XXè siècle a vu s'effondrer des idéologies telles que le national socialisme et le communisme qui
sont comme les enfants terribles du socialisme, du darwinisme et du matérialisme athée, ou du néopaganisme où c'est tantôt l'histoire, tantôt la race, tantôt la société humaine qui sont comme
divinisées. En effet, c'est idéologies qui se sont développées dans un contexte occidental en réaction contre le judéochristianisme. Il est étonnant que le matérialisme athée se soit développé en
Occident, là même où le christianisme a pris si profondément souche dans le coeur des hommes, jusqu'à ce que des théoriciens et autres idéologues cherchent à nuire à l'Eglise. Ainsi les hérésies,
le protestantisme et toutes ses déclinaisons, puis toutes les idéologies nées du sicècle des Lumières (ce qui supposerait que les autres siècles étaient obscurs! Quel blague! Quel bluff
idéologique! Mais passons!) ont toujours constitué des réactions contre cette vérité scandaleuse pour certains et folles pour d'autres, à savoir que Dieu nous aime tant qu'Il s'est fait homme en
la personne de Jésus-Christ et qu'Il a accepté de se livrer en sacrifice pour nos péchés en les portant jusque sur la croix.


Or nous pouvons observer de nouvelles idéologies qui se répandent à notre époque comme les rejetons des
idéologies des sicècles passés. Quelles sont-elles? L'individualisme, l'hédonisme, le consumérisme et le productivisme, le capitalisme, le relativisme moral, et le subjectivisme qui ne sont pas
moins totalitaires que les précédentes. Mais je ne leur reprocheraient par leur caractère totalisant, car l'homme est un tout et que l'adoption d'une pensée finit toujours par se répandre dans
tout son être. Qu'en est-il du Christianisme? Le Christ ne s'adresse pas qu'à une partie de nous-mêmes, mais à tout notre être et en cela le christianisme est totalitaire. Il veut tout l'homme,
corps et âme, car c'est la religion de l'Incarnation. Que n'ont pas cherché à faire pour transformer l'homme les idéologies passées, présentes et avenir? Propagande, matraquage publicitaire,
eugénisme, génocide, camp de rééducation, de concentration, d'extermination, goulags, et puis charniers par milliers parce qu'au final on se rend compte que l'homme ne peut changer de lui-même
dans la perspective de la religion de l'humanité que les XVIIIè et XIXè siècles ont savamment élaboré à coup d'anticléricalisme, d'anticatholicisme, et d'irréligion!


En effet, bien des certitudes se sont évanouies encore que certains éprouvent parfois encore une certaine
nostalgie pour le bon vieux temps soviétique. Que Ché Guévara soit encore l'objet d'une admiration romantique laisse songeur quand on sait le tortionnaire qu'il fut!


Mais un homme peut-il vivre sans certitude et dans un perpétuel doute? Descartes fit du doute une méthode, non
une fin en soi. En quoi la modernité l'a largement trahi. Les manifestations des JMJ seraient-elles la démonstration d'un embrigadement dans une institution étouffante? Ne sont-elles pas la
preuve que la jeunesse a besoin d'entendre un discours de vérité qui les aide à grandir, un discours qui a de le teneur et de la tenue pour que les hommes et les femmes de demain soient des
personnes qui tiennent la route?


Se gargariser du doute c'est sombrer tôt ou tard dans le scepticisme, dans le nihilisme. A quoi bon chercher la
vérité?


En ce qui concerne Paul Ricoeur et Frère Roger, je me demande ce qu'aurait été leurs oeuvres et leurs vies sans
l'apport de touts ceux qui les avaient précédés sur le chemin de la foi et de la recherche de la vérité. Quand Frère Roger s'est converti au catholicisme ou quand des protestants redécouvrent les
mérites du célibat des religieux, sont-ils les victimes d'une vaste manipulation idéologique?


Certes l'histoire est marquée par des nouveautés, mais celles-ci n'ont de sens que par rapport à ce qui a
précédé et se fondent sur cet héritage. Certes Ricoeur a raison de dire que la conviction est une réplique à la crise morale et spirtuelle qui affecte nos sociétés atomisées, mais qu'est-ce
qu'une conviction sinon un corpsu de certitudes éprouvées et réfléchies. Il faut dire que lé génération de Ricoeur et la suivante ont été tellement fascinées par les idéologies modernes que les
voir s'effondre ainsi a été un choc inoui!


Mais qu'en est-il de cette crise? Quelles en sont les causes? Ne serait-ce pas que notre époque s'est
profondément détournée de Jsus-Christ en bâtissant des sociétés qui vouent un culte quasi exclusif à l'argent, au sexe, ou pouvoir, en flattant les égos de chacun appelé à participer à ce culte
par une fréquentation régulière de ces temples de la consommation que sont grandes surfaces, et autres lieux de consommation?


Nos sociétés sont malades de leur matérialisme athée et tant d'hommes et de femmes cherchent le bonheur qu'on
leur vend frauduleusement avec des idées fausses, des promesses mensongères.


Aussi, il est une institution qui existe depuis 2000 ans: c'est l'Eglise catholique! Combien de divisions disait
l'autre? Des millions d'âmes qui prient et qui oeuvrent de par le monde pour le salut des âmes et du monde.


Nos héritages sont des trésors et c'est par leur approfondissement que nous pourront avancer. Qu'aurait-été
Ricoeur sans Arsitote? Qu'aurait-été Frère Roger sans cette tradition chrétienne de deux millénaires qui a transmis le message de l'Evangile, et par-delà qui a parlé de Jésus-Christ!


Si Dieu a pu créer l'univers ex nihilo, par sa propre puissance créatrice, nous, simples, créatures faites a son
image, nous ne pouvons pas créer autrement qu'en reprenant les oeuvres qui nous ont précédés! Nous avons besoin d'un matériau qui nous précède et qui nous a été donné.


En somme, c'est par la prière et la communion, et les oeuvres que nous redresserons la situation, et que nous
lutterons efficacement contre Satan. L'Eglise catholique a déjà sauvé la civilisation occidentale lors de la chute de l'Empire romain, elle a su préserver les peuplades indiennes d'Amérique
latine, elle a su protester contre le nazisme et le communisme en dénonçant leur barbarie, elle a aujourd'hui le courage de dénoncer les dérives de notre époque, c'est par elle que le Salut est
venu, vient et viendra!


La foi est l'intelligence éclairée par l'amour, comme le disaont si bien Simone Weil, mince encore un témoignage
du passé qui fait héritage...ma créativité va-t-elle en prendre un coup? Un coup de fouet enthousiasmant!


Frat



daniel 04/09/2011 15:05



de passage ....



Sarah 04/09/2011 12:03



C'est vrai nous avons trop tendance à vouloir trouver les réponses dans des préceptes bien établis qui donnent des réponses toutes faites alors que notre chemin d'évolution est dans notre
démarche à ouvrir notre esprit, à apréhender les choses à les comprendre selon notre propre persecption pour mieux les façonner et créer à nouveau une ère humaine.