Appel de 21 prêtres français au Vatican

Publié le par G&S

C’est après mûre réflexion au sein de notre Comité de rédaction
que nous avons décidé de mettre en ligne le texte ci-dessous.

Forme et fond, il n’est guère en lui d’éléments auxquels nous apportons notre adhésion.

Mais comme dit le proverbe,
« Qui n’entend qu’une cloche, n’entend qu’un son. »

Et puis, cet appel est bien un de ces Signes des temps  
que nous avons pour vocation de scruter dans G&S.
Il reflète un certain état de l’opinion au sein de l’Église catholique romaine
cinquante ans, ou peu s’en faut, après la convocation du Concile de Vatican II.

Cet anniversaire intervient, en Occident,
dans une Église qui a perdu un nombre considérable de ses fidèles
pour des raisons que chacun pense connaître,
mais qui sont inverses selon qu’on est “ d’un bord ou de l’autre ” de l’Église :
fin d’une pratique forcée par les contraintes sociales pour les uns,
rejet d’une Église qui fait plus de politique que de catéchisme pour les autres.

C’est ce “ second bord de l’Église ” qui s’exprime dans cet appel
dont les auteurs ont choisi de rester dans l’anonymat.

Nous avons, comme il se doit, scrupuleusement respecté sa présentation.
À vous maintenant de juger de sa pertinence.

G&S

o O o

 À Son Éminence le Cardinal Ouellet, Préfet de la Congrégation pour les Évêques.

Éminence,

Nous voudrions vous faire part de l’incompréhension d’une large part des prêtres et des catholiques de France concernant les nominations épiscopales actuelles.

Dans notre pays, depuis trois ou quatre décennies, le catholicisme s’est réduit et continue de se réduire dramatiquement (effondrement constant de la pratique dominicale, du nombre des prêtres, des religieux, des catéchisés, des vocations, etc.). Il n’est pas impossible que le Saint-Siège soit bientôt contraint de transformer certains diocèses français en administrations apostoliques, compte tenu du nombre dérisoire de leurs prêtres en activité.

Or ce catholicisme malade n’est pas mort. Transformé par la terrible épreuve de la sécularisation, il a encore – pour combien de temps ? – la capacité de se revitaliser en son état de minorité : scoutisme, écoles vraiment catholiques, mouvements, pèlerinages, communautés nouvelles multiples, communautés traditionnelles jeunes et vivantes, nouvelles générations de prêtres réellement missionnaires, séminaristes diocésains et nombreuses vocations potentielles de type « génération Benoît XVI », possibilités liturgiques et vocationnelles offertes par le Motu Proprio Summorum Pontificum, jeunes familles chrétiennes nombreuses, groupements très actifs de soutien à la vie. Ce catholicisme-là veut tourner une page mortifère : abus liturgiques, prédication désastreuse concernant la morale du mariage, complexe anti-romain latent, pratiques sacramentelles déviantes (bénédictions de « remariages » des divorcés remariés, absolutions collectives), catéchèse douteusement catholique sur l’eucharistie, etc.

Dans ce contexte, les nominations épiscopales nous paraissent inintelligibles. Bien des évêques de France sont en décalage croissant avec ce nouveau catholicisme. Et c’est une immense déception de voir qu’une partie de ceux nommés aujourd’hui même, sous le pape Benoît XVI, comme s’ils se reproduisaient par cooptation, ont encore un esprit « génération 68 » plus ou moins recentré, et que l’autre partie est choisie, pour les besoins d’un consensus introuvable, parmi des hommes d’une timidité réformatrice extrême.

Les prêtres, les religieux, les clercs que nous représentons désirent que soit faite à l’adresse d’une société de plus en plus indifférente une annonce claire de l’Évangile. Ils sont en outre animés d’un vrai désir de réconciliation et de paix entre tous les catholiques de France, qui se savent désormais largement minoritaires. Mais pour mettre en œuvre une nouvelle pastorale, il faut choisir de nouveaux pasteurs. Il se trouve que les prêtres de 50 à 60 ans qui ont un profil pastoral, psychologique et intellectuel solide, répondant parfaitement aux besoins vitaux du nouveau catholicisme français, sont désormais nombreux.

Éminence, le salut du catholicisme français dépend de la nomination d’évêques qui répondront à ses besoins réels et à ses vraies attentes.

Nous exprimons à Votre Éminence notre profond et religieux respect, et La prions de transmettre à notre Saint-Père le Pape l’expression de l’affection dévouée et respectueuse de ses enfants fidèles, prêtres de Jésus-Christ.

Qui sont ces prêtres ? De parfaits représentants des « forces vives » du catholicisme français : ils sont 4 religieux, 2 membres d’instituts Ecclesia Dei, et 15 prêtres diocésains. Certains ont été tout récemment ordonnés ; d’autres sont prêtres depuis plus de 20 ans. Presque tous ont moins de 50 ans. En un mot, ils sont représentatifs de la génération de la nouvelle évangélisation. Ils ont vu le champ immense de la mission en France même et ne parviennent pas à comprendre que les bureaux et les officines continuent à s’arc-bouter sur des choix idéologiques d’un autre âge. Ils sont résolument favorables à la fin de la guerre liturgique et à la « réforme de la réforme » et aussi hostiles que possible aux interprétations néo-modernistes de Vatican II. L’animateur de ce groupe – qui en est aussi le doyen – a délibérément choisi de représenter cette « diversité » parmi les signataires.

Publié dans Signes des temps

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Robert Kaufmann 12/08/2011 11:26



Chers membres du Comité de Rédaction GS,


Merci encore pour la foi que vous mettez à faire ce que vous faites,vos talents,votre immense patience à regarder défiler des textes susceptibles parfois peut-être de révulser vos propres
sensibilités.


Concernant la FRATERNITE,si elle n'est pas de caractére biologique,elle peut surgir, à titre permanent ou occasionnel,du partage d'une épreuve,d'une foi en quelqu'un ou quelque chose....


En l'occurence,il s'agit ici,aprés échange sur un point précis théologique ou historique du Judéo-Christianisme,de nous retrouver en fratenité avc Jésus Christ.


Faut-il encore que nous parlions du même Jésus.Mon modeste propos tendait simplement à attirer l'attention sur le décalage du Jésus des Evangiles avec l'image de Celui-ci que veulent réléchir
certains. Car, de façon un peu surréaliste,il me semble le voir frémir de regarder évoluer certains courants de cette nouvelle église, dite catholique,qu'il n'a jamais réclamée de son vivant
d'aileurs....


RK



G&S 12/08/2011 09:49






@ Robert Kaufmann
Cher internaute, vous écrivez « Récemment visiteur de ce Blog remarquable, j'apprécie la confrontation des sensibilités religieuses et les manières d'interpréter l'Histoire. Je suis
néanmoins un peu surpris de certains échanges à fleurets non mouchetés, à la limite du mépris, se terminant néanmoins par des saluts "fraternels" ».
Tout d’abord un grand merci pour le qualificatif « remarquable » que vous attribuez à notre blog ! Cela nous remplit de joie et met « de la gazoline dans notre
moteur » pour continuer sur ces sentiers !
Néanmoins, vous êtes surpris par certains « échanges musclés » ! Il y a effectivement un petit goût d’oxymore dans l’expression « échange musclé », mais les deux premiers
exemples de l’article échange de mon dictionnaire (Grand Usuel Larousse) ne sont-ils pas échange des prisonniers et échange de coup de feu... les échanges
de vue ne venant qu’en 4e position… ?
Plus sérieusement, il nous semble que la vigueur est un signe de santé ; rien n’est pire que l’indifférence envers les idées et entre les hommes.
Et puis, Jean le baptiste ne traitait-il pas les gens qui venaient se faire baptiser par lui d’engeance de vipères (Luc 3,7) ? Et Jésus ne disait-il pas aux Scribes et aux
Pharisiens : « Serpents, engeance de vipères! Comment pourrez-vous échapper à la condamnation de la géhenne ? » (Matthieu 23,33) ?
Évidemment, la formule « bien fraternellement » peut être choquante après ces échanges musclés, mais ne pouvons-nous pas la considérer comme une suite normale des vigoureuses
« corrections fraternelles » qui précèdent ?...
Ce n’est pas une affirmation… c’est une question… en forme de souhait…
Bien fraternellement !


G&S



Robert Kaufmann 12/08/2011 01:49



Récemment visiteur de ce Blog remarquable,j'apprécie la confrontation des sensibilités religieuses et les manières d'interpréter l'Histoire.Je suis néanmoins un peu surpris de certains échanges à
fleurets non mouchetés,à la limite du mépris,se terminant néanmoins par des saluts "fraternels".


Je me demande si nos sensibilités politiques,consciemment ou pas,ne sont pas sans influence sur notre regard vis à vis de l'Eglise.Plutôt que Gauche-Droite à la française;ne devrait-on pas parler
de Progressistes et Conservateurs,comme les Anglo-Saxons?


Je ne vais pas reprendre mon commentaire(n°12)sur les turbulences de l'Eglise d'Autriche,mais je ne cesse de m'étonner de voir certains s'accrocher de façon presque attendrissante aux usages et
coutumes de l'Eglise du 18 ème siècle.Le propre même du message évangélique est le signal d'évoluer en fonction de son temps.C'est la supériorité peut-être des Chrétiens d'avoir su s'adapter à
l'évolution du monde,malgré les pesanteurs et les résistances,contrairement à la majorité des Musulmans et d'une partie des Juifs,fondant leurs comportements sur la lettre des textes antiques.


Je ne vois pas la dificulté de relire de temps à autre les Evangiles(ou ,du moins,de tendre l'oreille dimanche à la parole du Prêtre) et de relire ce que disaient les Pères de l'Eglise au cours
des 1ers siècles(St Jean Chrisostome;St Jérôme......... Cela éviterait du moins d'ironiser sur le "Prêtre-Assistante Sociale" et à mesurer l'océan
qui s'est creusé entre Nous(l'Eglise de la base) et certaines instances vaticanes.Il est vrai que là-bas aussi,il y a des hommes merveilleux,tel le Cardinal Etchegaray...Je ne sais s'il s'est
comporté en Assistante Sociale(Archevêque de Marseille) lorsqu'il a éveillé la conscience du monde au sort des Boat-Peaple.....


Je pense au réconfort,à la joie que Jésus doit éprouver voyant des hommes tels que ceux-ci,et les Abbé Pierre et les Jésuites de Lyon...et les Dominicains de Marseille...et le Pasteur
Boegner....pendant la guerre...et les millions d'hommes et de femmes qui ont compris son message et ont mis leurs pas dans les siens...ignorant les dorures,les dentelles,les sophismes....


Robert Kaufmann



Albert Olivier 23/07/2011 06:00



Cher Jérôme,vous dites (en italiques) et je
réponds :
« Il est toujours dangereux de citer un saint en ne prenant pas le temps d'en méditer le sens. Une citation extraite de son contexte c'est toujours une citation à resituer. »
Certes ! Me croyez-vous donc incapable de “méditer”, un texte religieux, ou de choisir une citation honnêtement et à bon escient ? Ou contestez-vous saint Cassien.
« Ainsi il faudrait détruire toutes les richesses que l'Église a accumulé [sic] ? »… 1° je n’ai pas soulevé ce problème ; 2° c’est vous qui parlez
d’“accumulation” : est-ce un “conseil évangélique” ? Saint Jacques au chap. V est sévère à ce sujet…
« Pensez-vous… que le Pape Benoît XVI vive au Vatican comme ces personnes qui vivent dans le luxe ? » À tout le moins dans un certain confort, non ? Mais ce
n’est pas la vraie question. « Ne pensez-vous pas que la splendeur du Jugement dernier de Michel-Ange invite à l'humilité ? » Non, pas
vraiment. Dans ce domaine, je préfère certaines icônes.
N.B. : La question du pouvoir pontifical, que vous abordez, est un trop grave problème pour prétendre le régler, favorablement ou
non, dans un si petit espace, façon “café du commerce”. Il peut y avoir des pouvoirs légitimes, parfois utilisés abusivement.
« […] Je suppose [SIC] que vous exécrez non moins tous les temples, tous les édifices, tous les rites religieux et que
vous en appelez à travers cette citation à un iconoclasme total, à un nihilisme intellectuel […] » Pourquoi vouloir faire croire que, sur toutes les questions, la réponse ne
peut être que blanche ou noire ? J’aime l’art (j’ai même un diplôme d’histoire de l’art), mais je crois que dans bien des cas les commanditaires d’œuvres : 1° Se sont fait plaisir : il
n’était pas indispensable que l’aile d’habitation voulue par Alexandre VI (Borgia) soit décoré par Pinturicchio, ni que l’appartement privé de Jules II soit “illustré” par Raphaël. Il s’agissait
de lieux théoriquement privés, où la gloire de Dieu n’a rien à faire. 2° Que bien souvent (pas toujours heureusement) les donateurs soignent leur réputation de générosité et de magnificence
autant qu’ils veulent honorer Dieu.
« C'est vrai qu'il y a de quoi pavoiser quand on voit où de telles idées (?) ont conduit dans l'histoire: que de destructions et de massacres… » Bien
sûr, je constate et regrette avec vous, mais quel rapport avec mon texte ?
« Je suis quant à moi plutôt outré de voir les salaires et le train de vie de certains patrons ou de certains de nos hommes politiques… » Pour une fois, on est
d’accord ! Mais quel rapport ? Ils ne sont pas censés représenter le Christ.
« Je suppose que vivez dans la plus grande simplicité, voire pauvreté… » Je pourrais vous dire que c’est indiscret et que ça ne vous regarde pas dans ce qui est, en principe, un débat d’idées, non dans une polémique ad
personam. Au fait, et vous ?
« Fraternellement dans le Christ ! » Aussi ! Mais faut s’accrocher…
Albert Olivier



Jérôme 22/07/2011 15:03



Chère Fanfan,


Vous n'êtes pas en effet Albert, mais je vais vous répondre qu'un tel emploi d'une citation d'un saint ressemblait au lancement d'un slogan. Par ailleurs, sachez que vous m'étonnerez
toujours...et que je vous apprécie beaucoup pour cela.


Bien à vous!



fanfan 21/07/2011 20:13



Bonsoir cher Jérôme,


Vous écrivez à Albert OLIVIER, en fin de post:"Je suppose que vivez dans la plus grande simplicité, voire pauvreté.."que fait cette question pour le moins surprenante,dans votre démonstration?je
ne suis pas Albert OLIVIER, certes , mais je la trouve déplacée et hors sujet...Que diable il y a bien d'autres arguments pour démontrer que ce que vous pensez!


fanfan



Jérôme 21/07/2011 16:57



Cher Albert,


Il est toujours dangereux de citer un saint en ne prenant pas le temps d'en méditer le sens. Une citation extraite de son contexte c'est toujours une citation à resituer.


Ainsi il faudrait détruire toutes les richesses que l'Eglise a accumulé ou alors elle devrait s'en défaire soit en les distribuant soit en les vendant à l'encan?


Drôle façon de croire qu'il suffit d'être apparemment pauvre et dans le dénument pour être proche du Christ...Pensez-vous par exemple que le Pape Benoît XVI vive au Vatican comme ces personnes
qui vivent dans le luxe? Ne pensez-vous pas que la splendeur du Jugement dernier de Michel-Ange invite à l'humilité, sans parler de toutes les autres oeuvres artistiques nées de l'inspiration
chrétienne, signe évident de l'incarnation? Faudrait-il donc renier et détruire ces richesses qui ne sont là que pour glorifier Dieu? Benoît XVI n'est pas un chef autocrate ni un despote, c'est
le premier serviteur de Dieu et des hommes en ce qu'il a pour tâche de veiller à l'unité de son troupeau. Tout l'apparat sacerdotal ou pastoral, ecclésial ou liturgique a une fonction symbolique.
Si vous êtes cohérent, alors vous devez sans doute vous réjouir que le Dalaï Lama ait été chassé de son palais par les révolutionnaires communistes chinois, et je suppose que vous excécrez non
moins tous les temples, tous les édifices, tous les rites religieux et que vous en appelez à travers cette citation à un iconoclasme total, à un nihilisme intellectuel (puisqu'il s'agit de rien
moins que de nier la valeur esthétique et éthique de ces oeuvres par lesquelles les hommes manifestent leur quête de sens et de vérité, des oeuvres qui édifient!) et culturel.


C'est vrai qu'il y a de quoi pavoiser quand on voit où de telles idées ont conduit dans l'histoire: que de destructions et de massacres...


Et pourtant, je me demande si cette citation ne pourrait pas vouloir dire que nous devons nous détacher des biens terrestres non pas pour les mépriser ni les rejeter mais pour les resituer dans
la perspective de la providence divine, en ce que ces biens terrestres sont vains s'ils ne sont accueillis comme des dons de Dieu. Les tableaux de Rembrant, ou du Caravage n'invitent-ils pas à la
contemplation et la méditation du sens des Evangiles?


Et par ailleurs, faudrait-il rappeler toutes les oeuvres de bienfaisance que l'Eglise soutient avec sa richesse? Mais je ne doute pas un seul instant que l'anticléricalisme (je n'ai d'ailleurs
aucune sympathie pour le cléricalisme, ces deux tendances antagonistes s'appelant et se nourrissant l'une l'autre) continue à sévir.


Je suis quant à moi plutôt outré de voir les salaires et le train de vie de certains patrons ou de certains de nos hommes politiques...


Je suppose que vivez dans la plus grande simplicité, voire pauvreté...Mais c'est vrai que nous en Occident on peut se permettre de critiquer l'Eglise, c'est un luxe d'enfants gâtés...


Fraternellement dans le Christ!



fanfan 21/07/2011 15:13



Bonjour,


Vive St Césaire d'Arles et les Arlésiennes et les Arlésiens de toutes les époques!
Ce n'est pas que je n'ai pas d'admiration et de respect pour le saint Curé d'Ars( à quelques lettres près c'était Arles!!!;),mais lui qui a vécu dans le dénuement le plus complet, avec une sainte
âme exaltée,voulait montrer sûrement à son époque qu'il réservait le meilleur au Seigneur...très louable...Il n'avait pas dû lire les écrits de St Césaire,dommage pour la force de son témoignage
qui serait moins daté XIX° siècle...avec tout ce que cela comporte d'outrances( en tout cas à mes yeux)Merci Albert Olivier pour ces lignes qui "recadrent" l'ensemble simplement..


fanfan


 



Albert OLIVIER 21/07/2011 10:41



Saint CÉSAIRE d’Arles (dangereux "progressiste" du Vème siècle) et le luxe  “EN L’HONNEUR DE DIEU” (no comment)


« Le Seigneur plongea son pain dans un plat de terre, non dans un vase d’argent et il enjoignit à ses disciples de ne posséder ni or ni argent.
L’œuvre sainte se poursuit jusqu’à distribuer les vases sacrés […] donnés pour le rachat de ces hommes (des captifs) ; les parures sacrées du Temple sont vendues pour le rachat du
vrai temple… N’est-ce pas dans du verre que le sang du Christ a resplendi et à du bois que son corps très précieux a été suspendu ? »


Vie de Césaire, I,32-33. Sources chrétiennes (536), Cerf (2010), p.191-193



G&S 21/07/2011 11:12



Cher Internaute,
En tant qu'arlésien, le blogmestre vous remercie tout particulièrement de nous offrir cette citation de Saint Césaire d'Arles, à qui nous avons emprunté la devise de notre blog.




Christine N 20/07/2011 21:41



petite leçon du curé d'ars


Je voudrais rappeler à tous que le curé d'Ars choisissait toujours les plus beau tissus pour célébrer ces messes, et n'hésiter pas à dépenser tout son argent pour acheter une objet liturgique,
mais il s'habillait au demeurant de gueunille et vivait pauvrement. Poser vous la question pourquoi?


Pour lui rien n'était trop beau pour représenter la gloire de Dieu, rien n'était trop beau pour lui rendre grâce.


Si le christ dans son humanité était simple, il n'est dit nul par qu'il était habiller de guenille. Et d'autre part le Christ en Gloire était resplandissant d'une beauté incroyable.


Le monde à besoin de la beauté, elle est un signe. N'ayons pas honte de la beauté de nos église, mais n'oublions pas que cette beauté et pour chacun de nous, elle est pour nous tous. Saint Paul
dit bien qu'il pouvais vivre aussi bien en étant très riche que très pauvre.


La richesse devient un obstacle quand elle est gardée pour soi, et qu'elle nous rend égoiste, mais la richesse peut être un bien quand elle est partage, don, homage, et festin. N'oublions pas
qu'au ciel nous sommes invités au festin des noces de l'agneau!!! J'ai hate d'aller à ce festin, et j'ai déjà parfois l'impression d'y être, quand nos eucharisties sont de véritable fête
resplendissante de beauté.



fanfan 19/07/2011 17:47



cher ami Jérôme,


Excusez-moi mais je n'ai vraiment lu que la dernière ligne de votre exposé...plein de renseignements des plus précieux mais tous ces discours épistolaires m'ennuie...je préfère les images...c'est
normal pour une fanfan fantasque candide et lègèrement naïve.Allez cher ami érôme , sans aucune rancune ni rancoeur...j'aime tous mes frères et soeurs en Jésus-Christ...et au-delà même...


fanfan



Jérôme 19/07/2011 16:19



Cher Passant,


Vous êtes étonné que j'aie pu joindre à ma réaction à vos jolies photos, une partie de l'entretien qu'a donné Alexandre Del Valle. Aussi je vais essayer de vous dire pourquoi il y a un lien entre
ce qu'il dit ou plutôt dénonce et la teneur de vos propos. Ce journaliste a le mérite de mener des enquêtes et décrire des ouvrages qui révèlent des faits qui mériteraient d'être davantage
connus. En effet, au cours de cet entretien, M. Del Valle fait la liste des nombreuses situations dans le monde où tant de chrétiens sont persécutés et la religion chrétienne ostracisée. Il fait
mention de l'indifférence ou du mépris que beaucoup d'occidentaux entretiennent à l'égard du chritianisme et tout particulièrement de l'Eglise catholique coupable de tous les crimes, il va sans
dire. Vos critiques à l'endroit du cérémonial religieux chrétien et tout particulièrement catholique s'inscrit en droite ligne dans la tradition iconoclaste selon laquelle 'image ne saurait
représenter Dieu, ni l'habit faire le moine. Or, prôner je ne sais quelle épure qui pourrait confiner au nudisme si le clergé ne doit plus se vêtir d'une manière qui le disitingue des autres
fidèles, ou si il ne doit plus y avoir de révérence ni distinction par l'abolition d'un ordre hiérarchique au nom d'un égalitarisme fou...Prôner de telles choses conduit à abandonner nos
traditions et nos héritages sans lesquels la connaissance de l'Evangile et la transmission de la foi sont impossible.


Mais il faut être un occidental gâté pour se payer le luxe d'une telle critique à l'endroit du clergé catholique, car si vous étiez un russe ortodoxe ou irakien chrétien vous ne penseriez même
pas à réprouver le vêtement et la liturgie religieuse, car vous seriez fier de votre église dont vous vous sentiriez membre à part entière dans la persécution.


Enfin, c'est à la fois au nom de ce désir d'austérité et par le fait que l'Eglise a perdue beaucoup d'influence sur l'Occident que nous nous retrouvons avec des églises de bêtons, sans clocher,
et d'une pauvreté intérieure à faire pâlir. De telles églises ne font pas bander! Pardonnez cette métaphore érotique, mais l'aspiration au divin passe par une érection spirituelle, et le clocher
signifie aussez bien cette érotique par laquelle soulève la matière pour l'offrir à Dieu...


Quant au cérémonial, il est nécessaire car il permet aux hommes d'avoir des repères. Chaque liturgie est une mise en scène de la parole de Dieu. S'incliner devant le Pape Benoît XVI ne signifie
pas considérer ce dernier comme un Dieu mais comme le Vicaire du Christ, c'est-à-dire comme le premier serviteur des hommes après le Christ, par la mission qui est la sienne: veiller à l'unité de
son troupeau, l'Eglise catholique, et Dieu si il y en a qui cherchent à disperser ses ouailles....


La critique de tout cérémonial a ceci de légitime que l'on peut toujours suspecter ceux qui s'y adonnent de se perdre dans la routine, et dans le formalisme, mais cela ne doit aucunement
signifier l'abolition des rites que chaque fidèle doit apprendre à lire, à regarder, comme une incarnation de la foi.


Sinon, si vous avez quelque idée de vêtement et de cérémonial, je vous invite à envoyer au Vatican les croquis de vêtements que souhaiteriez voir porter par le clergé.


Quant à vous Fanfan, vos réactions me feront décidément encore sourire par leur petite ironie teintée de candeur...


Fraternellement dans le Christ!



fanfan 19/07/2011 12:46



Bonjour ,


Et le voilà le roulis, le tangage...frères souquez ferme , le Maïtre dort du sommeil du Juste...et ceci sans apparats sinon la tunique pourpre et la couronne d'épines qui lui fût "enfoncée" sur
le crâne..mais qu'Il déposés au pied de Qui vous savez... .Que tout ce qui surcharge le navire soit jeté par-dessus bord autrement nous allons couler...Ho Hisse et Haut...les coeurs..!


fanfan



Passant 18/07/2011 23:21



@ Jérôme
Votre réaction à ce que j’ai mis en ligne va bien au-delà de ce que mon post disait en image. Où voyez-vous dans ce post une quelconque demande de passer par la mitraille cette
« prêtraille » (terme que je n’oserai jamais employer) comme vous dites ? Les seules paroles que j’ai écrites sont de vous ; si vous y trouvez de la véhémence et de
l’outrecuidance vous êtes lucide.
Mais juste quelques questions : comment conciliez-vous (tiens, tiens ! il y a du concile dans l’air !) ce qu’on sait de la vie du Christ avec ces Monsignori couverts de
dentelles fines ? Imaginez-vous un instant Jésus portant un manteau de pourpre (tien, cela me rappelle quelque chose…) de plusieurs mètres de long avec une traîne soutenue par un larbin, ou
faisant porter son chapeau par un domestique comme s’il n’avait pas eu la force de le porter lui-même, ou faisant garder le lieu où il était (tout de marbre bâti et couvert de dorures) par des
soldats en grand apparat et en armes ?
Je ne juge pas ; je montre et je demande ce que cela évoque. À chacun de se déterminer.
Ne pensez-vous pas que ceux qui crachent à la face du Christ ne sont pas forcément ceux que vous pensez ?
Et pourquoi réduire l’image de l’Église à ceux que vous nommez les « très modernistes, très progressistes, mais surtout très socialistes » ?
Je ne vois pas bien le rapport entre mon post et l’immense vidéo logorrhéique que vous avez mise en lien.
Bien fraternellement



Jérôme 18/07/2011 22:07



Au Passant,


Qui ne fait que passer et qui repassera sans doute aucun...


Je voudrais dédier ces quelques vers que sa véhémence


Et son outrecuidance m'inspirent...


Ah si toute cette prêtraille pouvait


Passer par la mitraille!


Au feu ces bures, ces soutanes et ces protocoles!


Et ceux qui les portent et colportent!


Qu'ils quittent leurs frocs!


Qu'ils se défroquent et qu'ils fassent la nique à cette infâme tradition!


Les nazis, les communistes, et tant d'autres ont rêvé et rêvent encore de faire disparaître tout cela! Tant ils sont d'accord sur leur antijudéochristianisme! Sur leur anticléricalisme et leur
antipapisme!


Et ils ont tenté et tentent encore d'exterminer les chrétiens et leurs traditions,


Mais le Christ vaincra!


Vos paroles pleines de véhémence n'y font rien,


Vous êtes comme ceux qui crachaient sur la face du Christ quand il montait au Calvaire... Vous reniez l'histoire de l'Eglise, comme beaucoup d'occidentaux...


C'est triste, comment pouvez-vous ainsi juger vos frères? Et puis franchement, réduire l'image de l'Eglise aux quelques images que vous avez publiées c'est de la vraie caricature!


Regardez donc ce que révèle cet entretien...


http://www.dailymotion.com/video/xjmlom_alexandre-del-valle-a-la-reunion-des-bloggeurs-le-29-juin-2011_news


C'est assez significatif non?


Bien à vous et non moins fraternellement dans le Christ!


 



Passant 09/07/2011 07:12



Jérôme, vous avez écrit : " regardons devant quoi elle se prosterne...et nous verrons qu'elle passe son temps à renier son héritage judéo-chrétien et se prosterne devant Moloch et ses
associés! "
Vaut-il il mieux ceci ?














Jérôme 08/07/2011 23:56



Bonsoir,


La véhémence des réactions à ce texte plein de lucidité compense la pauvreté des contre-arguments et le caractère insensé et irréaliste des contre-propositions. Il me semble par exemple que
certains confondent encore la tâche d'un prêtre avec celle d'une assistante sociale...Or, si l'enseignement de la foi chrétienne a une portée sociale, elle en a d'abord une essentiellement
spirituelle et morale. Mais comme notre époque matérialiste a troqué le salut de l'âme pour le confort matériel, la santé, et tant d'autres biens terrestres, alors pourquoi continuer à aller à la
messe, et transmettre la foi, et la vivre en communauté...et pourquoi reconnaître au prêtre une quelconque autorité spirituelle puisque celle-ci ne saurait rivaliser avec le pouvoir efficace
(mais est-il pour autant véridique et suffisant?) d'une Technique qui se pare de tous les attributs du divin?


Je subodore dans les réactions que j'ai pu lire des tendances très modernistes, très progressistes, mais surtout très socialistes...Oui, je sais que c'est mon cheval de bataille...Mais après
tout, si on veut comprendre la société dans laquelle nous vivons regardons devant quoi elle se prosterne...et nous verrons qu'elle passe son temps à renier son héritage judéo-chrétien et se
prosterne devant Moloch et ses associés!


Sur ce à bientôt sûrement!



Zorro 07/07/2011 22:29



Messieurs les concombres masqués, un peu de courage, démasquez-vous !





Comme on connaît ses saints on les honore, comme on dit à Saint-Céré !



Pierre 07/07/2011 21:50



des prêtres "répondant parfaitement aux besoins vitaux du nouveau catholicisme français" ! Quelle outrecuidance de la part de ces prêtres! et
qu'est-ce que le "nouveau catholicisme français" ? Une secte naissante calfeutrée dans ses bastions à l'abri du monde "relativiste" et si loin de l'ouverture de l'Evangile ! Ah! la nostalgie
d'une époque où les prêtres exerçaient une autorité sans partage sur la vie (y compris sexuelle) de leurs ouailles, lesquels n'avaient pour toute fonction que d'ouvrir la bouche, non pour parler
mais pour recevoir la becquée prédigérée d'une loi infantile...



Jérôme 07/07/2011 19:21



Bonjour,


Voilà un texte qui détonne et qui étonne! Que son contenu rebute ceux qui gèrent ce blog et la plupart de ceux qui le fréquentent n'a rien d'étonnant, car j'ai pu mesurer et apprécier la teneur
des idées qui s'y expriment en matière de religiosité chrétienne...Mais c'est tout à l'honneur du blogmestre et de ses collaborateurs d'avoir eu l'audace d'éditer ce texte qui fait un diagnostic
que d'aucuns nieront parce qu'ils auront aligné leur conception du christianisme sur l'esprit du temps, ce qui ne peut que les pousser à plus de révolution, à plus de rupture avec le passé, tant
honni!


Je dois dire que je partage la vue que développent ces 21 prêtres, et j'inviterais simplement ceux qui se réjouissent de la situation de l'église catholique en France et en Europe à la comparer
avec la situation du catholicisme sur d'autres continents, la différence interpelle à tout le moins. Sans doute faudrait-il mener une recherche historique et sociologique, et une analyse des
idéologies qui circulent en Europe depuis plusireurs siècles afin de mener une psychanalyse qui mettrait en évidence les raisons profondes de cette crise...


La question du mariage des prêtres est une vielle rengaine que nous servent les progressistes qui ne tarderont sans doute pas un jour, eux et leurs épigones progressistes, à vanter le mariage
homosexuel et l'adoption d'enfants par des invertis...Comme disait Philippe Meyer, le progrès fait rage, mais jusqu'où ira-t-on? Quant au taux de divorce dans nos jolies sociétés individualistes,
je pense que cela devrait inviter à s'interroger sur l'ampleur de la crise qui ronge nos liens conjugaux, et sociaux...Il semble que l'enseignement de l'Eglise soit très éclairant sur ce sujet et
mériterait d'être médité au lieu d'être si méconnu ou méprisé.


Bien à vous tous, et non moins fraternellement dans le Christ!



ChGD 07/07/2011 15:07



Merci à Fanfan pour ce commentaire plein de bienveillance pour les équipages. Oui, il y a les courageux rameurs, qui ont besoin de solide et de discipline pour faire avancer la galère, et ceux
qui hissent foc et grand voile guettant la direction du vent (qui bien sûr souffle où il veut). Et il y a tous ceux qui ont quitté le navire pour rejoindre l'autre rive sur des radeaux de
fortune.


Oui, il faut sans doute des nouveaux pasteurs pour une annonce claire de l'Evangile à une société indifférente:"pour mettre en oeuvre une nouvelle pastorale, il faut de nouveaux pasteurs": pas de
discrimination à l'embauche, mais à mi-temps et en CDD.


 



Albert Olivier 06/07/2011 19:37






Cette lettre étonne sans surprise ! Sincère et/ou cynique ? A tout le moins, elle nécessiterait quelques précisions.
1er § : Quelles nominations épiscopales actuelles sont capables d’inquiéter d’honnêtes catholiques ? Y a-t-il parmi elles ces nombreux francs-maçons que les intégristes dénoncent,
tel le pape Jean XXIII ? Le pape actuel est-il leur complice ?
3ème § : La crise de l’Église viendrait de la “sécularisation”. Celle-ci a été, avec sans doute des excès parfois, une réaction au cléricalisme aveugle du XIXe siècle. A
force d’avoir voulu contrôler non seulement la vie spirituelle, mais aussi la collectivité temporelle, les nostalgiques de Pie V et Pie IX ont rendu inévitable une mise à distance du “religieux”
par la société civile. Notons que les signataires n’ont pas osé attaquer directement la laïcité, dont les effets pacificateurs sont manifestes aux croyants de bonne foi 1 
comme aux incroyants de bonne volonté.


Suit une énumération des points d’appui de la “minorité” revendicative. Quelles sont les écoles “vraiment catholiques” ? Celles où l’on
réécrit l’histoire de notre pays, où l’on condamne les “Droits de l’homme” ? Incroyable qu’ils n’en aient pas parlé, pour les opposer aux “Droits de Dieu”, autrement dit aux droits de l’Église
romaine, que ceux-là bafoueraient…
Qui sont les “prêtres réellement missionnaires” ? Les hommes de Dieu qui, comme dom Helder Camara ou Oscar Romero, défendent les pauvres, parfois au prix de leur vie, ou des “princes de l’Église”
qui soutenaient Augusto Pinochet ?
Sur la querelle liturgique, pour savoir ce qu’on nous réserverait, il suffit d’aller sur quelques sites ”vraiment catholiques”, la , par exemple. L’avenir de l’Église
dépend-t-il de la seule exigence de dire la messe en latin (langue qu’ignorait Jésus-Christ) ? Ils prêchent depuis des années la rébellion, alors qu’ils la condamnaient lorsqu’elle venait de ceux
qu’ils appellent “modernistes” et qui ont préféré quitter, sur la pointe des pieds, une Église qui leur déniait toute place, comme la majorité des prêtres-ouvriers.
“Soutenir la vie” qui ne sera d’accord ? Celle des fœtus est totalement respectable, mais aussi toutes les vies en péril : celles des peuples opprimés, celles des victimes d’une économie sans âme
… Si l’on excommunie les avorteurs, il serait juste de le faire aussi pour les spéculateurs et pour les affameurs.
On sent les signataires prêts à une “sainte” dénonciation des responsables des «prédications désastreuses, des pratiques sacramentelles déviantes». Que signifie cette phrase mystérieuse : «
les besoins d’un consensus introuvable, parmi des hommes d’une timidité réformatrice extrême» (§ 4) ?
§ 5 : Absolument d’accord pour une «annonce claire de l’Évangile», après avoir défini ce que l’on entend par là. Prône-t-il une obéissance aveugle ? Jésus n’a-t-il pas été, vis à vis de la
synagogue, un grand “déviant” ? Il était venu l’accomplir la Loi et non la répéter, mais en ne respectant pas, lorsque la caritas était en jeu, ses
prescriptions tels le respect du sabbat ou le lynchage d’une adultère.
Quant au «vrai désir de réconciliation entre tous les Catholiques de France», je crains qu’il soit à la hauteur de la manière dont ces mêmes milieux envisagent la cessation de la division entre
Chrétiens : un retour des “hérétiques” dans le giron romain, sans discussion ni murmures ; heureux si on ne les affuble pas du “san-benito”.
§ 7 : De même, j’ai peur que leur hostilité «aux interprétations néo-modernistes de Vatican II», ne couvre tout ce qui a pu être développé, dans la pensée et la croyance de l’Église, après les
décrets du concile de Trente (clos en 1563) et au concile Vatican I (1870), resté incomplet parce qu’interrompu par des circonstances historiques.
D’accord, encore, pour respecter la diversité des fidèles et de leur approche du Dieu vivant —et non d’une idole— à condition que ce soit réciproque. S’il s’agit de permettre aux latino-phones,
d’entendre (= ouïr et comprendre) la messe dans leur idiome, pourquoi pas ? à condition qu’ils n’essayent pas, insidieusement, de l’imposer à tout le peuple de Dieu. S’il est question de
subsister dans un délire permanent contre le “monde” (que nous habitons quoique “comme n’en n’étant pas”), au lieu d’œuvrer pour que ce monde soit effectivement moins fou, moins “pervers”, alors
nous ne partageons pas le même Évangile qui nous en a établis, d’après saint Paul, cohéritiers et coopérateurs.
Pour ne rien oublier des traces du message de Jésus dans cette lettre au Saint Père, j’ai
cherché le mot amour : “introuvable” a répondu mon ordinateur.


Albert OLIVIER 


1 – Il
y a au moins un domaine qu’ils ne pourront pas contester : sans la loi de 1905, l’Église de France serait dans l’incapacité financière d’entretenir ses bâtiments cultuels.












jacqueline Viltard 06/07/2011 19:12






Je pense à des écrits de Madeleine Delbrêl.


Et si ces prêtres se souciaient d’accompagner les personnes alourdies par le poids des fardeaux de toutes sortes, les aidant à retrouver sens et espérance, à discerner les valeurs qui les animent
plutôt que de tendre à retrouver un ordre ancien aujourd’hui révolu…


Et toujours la liturgie d’avant 1968…


Et croyons-nous que l’Esprit œuvre dans notre monde même s’il nous pousse vers moins de rites et plus de spiritualité, à nous de discerner, non ?


Ou bien, faut-il distinguer "les enfants fidèles" tandis que les autres ne le seraient pas ?


ces divisions ne cesseront donc jamais, pourtant, si je me reconnais dans l'Église issue du Concile, je ne me crois pas "enfant infidèle" mais plutôt "enfant fidèle" aussi.



Robert Kaufmann 06/07/2011 16:18



Comment n'être pas consterné devant un tel texte ?


Pour le moins,avoir le courage de le signer ?


Si le nombre de pratiquants a baissé,comme dans les autres religions,c'est dù à une évolution de la Société en général,que nous n'allons pas analyser ici, car ce n'est pas le propos.  
                                                       
                    Mais essayons d'imaginer ce qu'il en serait aujourd'hui si le Bienheureux Jean XXIII n'avait eu la révélation et
l'intelligence de convoquer le concile?


Si l'on interroge l'homme de la rue ,on trouvera rarement des jugements défavorables envers Jésus,même chez les Juifs,les Musulmans,les agnostiques .Par contre,la condamnation des dérives parfois
meurtrières,souvent anti-scientifiques (si Dieu- Créateur existe,qu'a t-on à craindre des découvertes des mystères de la nature??) font la quasi unanimité de l'opinion.L'image caricaturale que
l'Eglise a parfois donné  au cours des siècles du Testamnt de Jésus Christ a été dramatique dans la société judéo-chrétienne et,ne nous en étonnons pas,dans la Société tout court.


D'ailleurs,remarquons que l'Eglise est encore bien vivante dans les paroisses et les lieux où l'on pratique l'accueil,l'ouverture aux Autres,là où la joie de célébrer J C est visible.
  


Ces retours en arrière,ces prêtres qui se couvrent de dentelles pour célébrer et choisissent des ciboires en métal précieux sont une véritable insulte à l'enseignement de Jésus.Ce n'est pas
simplement absurde,c'est suicidaire pour l'avenir de l'Eglise Catholique romaine!


(Voir mon commentaire sur le GS du 3 Juillet)


Je ne suis certes pas pour les dérives gauchistes soixante-huitardes mais pas plus pour les nostalgies qui frisent le fanatisme. La Voie du Milieu !!  Ne nous étonnons pas que beaucoup de
Chrétiens se sentent attirés par le Boudhisme!


Pour ce qui est des nominations,quels que soient les immenses qualités et l'oeuvre accomplie par Jean Paul II,force est de constater qu'il a déliberément nommé nombre de cardinaux que l'on peut
considérer comme "conservateurs".D'où,la conséquence prévisible de l'élection du cardinal Ratzinger.  Fort heureusement,cet homme hautement cultivé, très conscient de l'immense
responsabilité qu'il porte envers l'avenir de l'Eglise,semble s'ouvrir progressivement.


Sourds et aveugles ceux qui ne comprennent pas!!


Robert Kaufmann



Sarah 06/07/2011 12:19



Ou là, serait-ce un coup de pied dans la fourmillière, histoire de faire bouger une Eglise moribonde en France.


Mais est-elle si moribonde ?...Selon les stats oui ! ... Dans la réallité j'en doute ! Beaucoup de personne sont catholiques non pratiquantes et sont élévées selon des principes catholiques même
si ils ne sont pas communiés, ni baptisés...le rejet est lié surtout au fait que les prêtres ne peuvent se marier et que le lien du mariage est indissoluble..ce qui réfrène les ardeurs de nos
concitoyens essentiellement.


Toutefois, il faut vivre avec son temps et refuser le mariage à des personnes qui ont subi les aléas de la vie est une forme de rejet, à mon sens, de l'église catholique. La question qu'il
faut se poser est : Est-ce que le Christ l'aurait vu ainsi ?


Si le cas du divorce lui avait été présenté aurait-il jugé le divorcé et la raison du divorce ou bien aurait-il admis le fait que l'homme est faible et commet des erreurs n'a-t-il pas dit "que
celui qui n'a jamais péché me jete la première pierre". Le divorce semble être un péché puisqu'il rompt un sacrement..aussi faut-il lui jeter la pierre ou rentrer dans une phase de réconciliation
et admettre la possibilité que l'homme a le droit d'aimer à nouveau et repartir sur de nouvelles bases et pourquoi pas partager cette foi chrétienne ? Car si il souhaite se remarier devant
l'Eglise c'est qu'il reconnait l'institution même du mariage tout en  admettant que la vie est ce qu'elle : un parcours d'épines sur lesquelles parfois on se blesse ou sur lesquelles parfois
on arrive à marcher  mais toujours avec le Christ à nos côtés qui ne juge pas mais qui nous accompagne dans nos épreuves.


Si l'Eglise Catholique arrive à comprendre et à intégrer dans sa conception la nouvelle vision de l'homme face à son institution alors les Eglises pourront se remplir à nouveau. L'Eglise hélas
doit se moderniser si elle souhaite survivre. Cela ne veut pas dire tout réformer ou rejetter toute réforme en prônant haut et clair que l'Eglise Catholique ne varira pas même sous la houle la
plus forte mais  tenir compte du vent qui se présente et barrer en fonction de lui pour arriver dans des eaux plus calmes...



fanfan 06/07/2011 11:22



Y a du roulis, y a du tangage...attention à babord,  attention à tribord...Façon "plaisante" que j'ai d'exprimer que la vaisseau Eglise Catholique Romaine a, à son bord, des équipes qui
essayent de souquer ferme contre les aléas  de la navigation mais qui leur est difficile de gouverner le navire pour qu'il aille  dans la "bonne direction" ...Selon que l'équipage est
"d'un côté" ou "de l'autre" .Mais QUI dort dans la barque?pendant que la tempête se lève????Fanfan