Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle

Publié le par G&S

Marc 1.15

Jésus passe et ne s’arrête pas. Par amour et librement, par choix et par désir, nous nous approchons de Lui et nous nous mettons à sa suite.

En lui, Dieu lui-même s’approche de nous, pour que sa rencontre nous permette de trouver en nous, hommes et femmes de notre temps, comme une source spirituelle débordante d’Humanité et d’Eternité.

Le livre des Actes des Apôtres souligne que Jésus, le Christ, passait en faisant le bien. A la cantonade aussi bien qu’à l’intime de chacun il invite : « Je suis tout proche, à votre portée, « convertissez vous et croyez à la Bonne Nouvelle » (Marc 1.5). La Parole s’adresse, un jour ou l’autre, à tous ceux qui désirent entendre. Nous partons et c’est Lui qui, chaque jour, marche à notre pas pour éviter de nous essouffler (perdre son Esprit)

De bon cœur quelques-uns uns acceptent de ne pas investir prioritairement dans leur travail professionnel pour le suivre de plus près. Parmi eux, Jésus en choisit une poignée pour être avec lui. Il demande à un homme de vendre ses biens et de les donner aux pauvres, c’est trop, il n’accepte pas cette forme de dépouillement.

Ceux qui désirent se marier et fonder une famille, il leur demande de renoncer à eux-mêmes pour devenir, époux, épouses, parents, témoins de l’Alliance, de la fidélité, de la trans-mission.

L’appel est général, la conversion sans fin. Chaque jour l’appel se renouvelle, à chaque instant l’excellence apparaît comme une invitation discrète et libératrice. Chacun entend et dispose son cœur pour répondre selon l’amour qu’il juge, avec d’autres, le meilleur pour lui.

Chez les Chrétiens, il n’y a pas de catégorie  hors classe, chacun répond de toutes ses forces disponibles et invente sa manière d’aimer le plus parfaitement possible. Pas de hiérarchie de perfection mais un service différencié selon sa personnalité pour le bien de tous. Tous sont invités à vivre avec plénitude selon leurs capacités et s’engagent dans un parcours incessant mais pas essoufflant.

La conversion permanente change à la fois le cœur et les attitudes, il y a comme un glissement d’amour souhaité mais incontrôlé.

Certes, il est toujours possible de se servir du frein, l’accélérateur ne crée pas la vitesse mais la profondeur spirituelle dans la situation où chacun se trouve. Le consentement silencieux suscite de jour en jour la plénitude du don. Chacun devient sacrement pour la communauté et signe pour les populations.

Les couples qui ont célébré devant la communauté, le sacrement de mariage laissent percevoir leur fidélité conjugale comme le signe de la propre fidélité du Christ pour son Église. Les célibataires, à cause de l’Evangile, investissent leurs forces et leurs disponibilités. Ils se convertissent chaque jour, leur foi est une proposition audacieuse du Royaume.

Les religieux et les laïcs ne sont pas mieux les uns que les autres, nul ne se réfugie dans un statut supérieur ou privilégié, chaque jour, ils se convertissent. La parole d’amour, pour eux comme pour tous, résonne et invite à chaque instant. 

A la campagne ou ville, certaines personnes se regroupent, d’autres restent seules selon leurs choix pour l’Evangile, mais tous se convertissent chaque jour et deviennent communion concrète. Ils deviennent souples dans la Vérité car ils ont choisi d’être disciples de la Bonne Nouvelle.

Christian Montfalcon

Publié dans Réflexions en chemin

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