Chez Untel

Publié le par Garrigues

D’après Matthieu 26,14-25.

 

Depuis bien longtemps et dans beaucoup de religions la liturgie se prépare au moins dans le cœur et en un lieu puisque quelques-uns en invitent d’autres à fêter un événement de leur foi. Un minimum d’organisation pour que les convives habitués ou les invités occasionnels

- sachent à quel endroit se tiendra la réunion,

- soient bien accueillis

- puissent s’y rendre le cœur préparé et en fête

- entrent facilement dans la démarche commune de la célébration…


Au moment de la Pâque, les disciples demandèrent à Jésus : « Alors cette année comment on s’y prend pour célébrer la Grande Fête ? »

o O o

 

Allez à la ville : ne faites rien d’extraordinaire, allez à coté, sur place, là où vivent les habitants de Jérusalem.

Chez Untel : une connaissance de Jésus, non pas un illustre mais un disponible à recevoir, un simple qui fait de la place chez lui. Jadis chez les on faisait les grands nettoyages de Pâques. On lavait vitres et rideaux : Lumière

Dites lui : prenez la parole soyez des messagers. Nous ne faisons qu’un. Ne soyez pas à votre compte.

Le Maître : référence à celui dont l’autorité est reconnue par « Untel ». Untel est un « enseigné ».

Te fait dire : parlez en mon nom. Votre autorité c’est la mienne, elle est douce et humble de cœur. Légère.

Mon temps est proche : message codé ! Peut être la Pâque juive deviendra bientôt le Grand Passage du Christ qui invite le monde entier de tous les humains à la libération et à la Terre Promise de la Résurrection.

C’est chez toi. Même demande qu’à Zachée. « Aujourd’hui en Avril 2009, c’est chez toi ! chez moi ! » Honneur et dérangement… fête de la conversion. Christ célèbre en moi, chez moi plus grand que moi.

Que je veux célébrer. « Reçois-moi, je veux célébrer chez toi ! Ouvre-moi ta maison ! Accueille-moi ! »

La Pâque : Le grand mouvement de liberté qui ose se mettre en route pour échapper à l’esclavage !

Avec mes disciples : « Je suis indissociable de mes disciples : ‘nous faisons corps ensemble ‘. Je suis pluriel, avec mes disciples nous sommes solidaires de la multitude. Avec eux, nous sommes “ uns ” comme mon Père et moi faisons un. ».

 

Ainsi s’ouvrent les trois jours liturgiques de la Pâque du Christ

C’est une fête collective

C’est une démarche communautaire

C’est une contemplation personnelle

C’est une disponibilité renouvelée par la force de la Résurrection

C’est une marche solidaire de liberté avec la multitude

 

Temps de silence, de joie paisible,
d’Espérance folle qui farandole…

 Christian Montfalcon

Publié dans Réflexions en chemin

Commenter cet article