Pourquoi stresser ? L'Esprit-Saint est promis !

Publié le par Garrigues et Sentiers

« En ce jour là, vous n’aurez plus à m’interroger » (Jean 16,23)

Jésus avait parlé de sa disparition et de la venue de l’Esprit Saint…
Les apôtres affolés s’interrogent ; les questions fusent, le trouble grandit, la panique est proche, l’inquiétude pour demain paralyse aujourd’hui.
Où ? Quand ? Comment ? Et après que devenons nous ?
Jésus ne cache pas à ses disciples qu’ils auront de la peine, mais que, celle-ci traversée, ils connaîtront paix et joie. Par la présence du « consolateur », ils trouveront en eux-mêmes, et selon les circonstances, les réponses dont ils auront besoin sur le moment pour ouvrir l’avenir.
Jésus laisse entendre aux apôtres qu’il va disparaître à leurs yeux, mais que s’ils arrivent à bien analyser les problèmes posés par la conjoncture et à les transformer en questions claires qu’ils adresseront au Père en son nom, alors leurs yeux s’ouvriront, leur conscience collective analysera avec finesse les situations, les décisions se prendront, leur courage commun favorisera l’action… Leur joie communautaire sera grande, durable et signifiante…
Pour l’instant inutile de se paniquer : faire confiance au Paraclet suffit. Le moment venu l’assistance de Dieu ne fera pas défaut ; toutes les ressources intérieures se mobiliseront. Alors les bonnes décisions engendreront les meilleures actions, elles instaureront la paix et la joie qui ouvrent un chemin carrossable. Au contraire, si le stress perturbe aujourd’hui, demain sera obscur.
Il est clair que Jésus fait plus confiance à ses disciples que ses disciples ne lui font confiance !
En voulant tout maîtriser avant que les événements ne se produisent, les apôtres, se refermant sur eux-mêmes, s’aveuglent et se figent dans la peur. En ne respectant pas les lois du temps qui permettent au bon moment de répondre du mieux possible aux interrogations que la vie réserve, ils négligent leurs propres possibilités, ravagent l’espérance et molestent le futur.
© Christian Montfalcon 2006

Publié dans Signes des temps

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