« Vous me cherchez
non parce que vous avez vu des signes,
mais parce que vous avez mangé du pain
et que vous avez été rassasiés. »
(Jean 6,26)
L’évangéliste nous dit qu’après la multiplication des pains, les nombreux « bénéficiaires du miracle » se lancèrent à la recherche de Jésus. Leurs motifs devaient être de différentes natures. Certains, sans doute, satisfaits du pique-nique offert, désiraient encore pouvoir profiter de cette aubaine totalement gratuite.
Le Christ n’est pas dupe, il engage un dialogue avec la foule. Dans son propos on sent même
un brin de sévérité et un appel à dépasser les raisons trop « intéressées » qui pourraient se glisser dans la motivation de sa recherche.
Au delà de cette discussion au bord du lac de Tibériade, la question de Jésus à la foule est aussi adressée à nous les baptisés du vingt-et-unième siècle.
Il est bon de nous interroger. Notre quête de Jésus est-ce d’abord la recherche :
Toutes ces raisons sont certes plus ou moins bonnes, mais, moralisatrices. Elles ne demeurent pas assez dégagées d’un plus ou moins sévère
repli égocentrique.
L’évangile de Jean nous laisse entendre que la seule et vraie motivation de recherche de Jésus devrait nous situer vis-à-vis de celui que nous reconnaissons comme
L’accueillir parce qu’il est LUI et qu’il nous aime au point de rester vivant en nous et entre nous… devrait nous suffire…
Tel est notre « chemin » spirituel, tout au long de notre parcours terrestre. Pour parvenir à ce dépouillement, à ce dénuement, à
cette aventure amoureuse nous avons besoin
Nous découvrirons probablement que bien souvent ce que nous estimons notre foi se résume à des impulsions insuffisantes. Même si elles nous servent provisoirement de béquilles, elles réclament purification. Il nous faudra aussi dans notre longue pérégrination, d’heureux compagnonnages, une nourriture biblique, des rites communautaires, une adoration silencieuse pour découvrir que lui seul Jésus, celui que nous aimons, est l’unique motif qui nous attire.
Christian Montfalcon
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