Arbre de Vie, kabbale, Notre-Père et guematria

Publié le par Garrigues

L’Arbre de Vie est un élément important de la Kabbale juive et ne peut être ignoré, superbement ou craintivement, par ceux qui s’intéressent aux racines juives du christianisme, car – est-il utile de le rappeler ? – Jésus, les évangélistes et plus généralement tous les auteurs du Nouveau Testament étaient juifs.

Qu’est-ce que la kabbale ?

Kabbale vient du mot hébreu qabbalah, qui signifie réception, accueil. C’est « un ensemble de commentaires mystiques et ésotériques juifs des textes bibliques et de leur tradition orale » (définition du Grand Larousse Universel). En principe on devrait écrire qabbale, mais nous nous rallierons à l’usage du k initial, tout en n’oubliant pas les deux b

Le courant kabbaliste a pris naissance au Moyen Âge dans le Midi de la France et en Espagne, à partir de l’ancienne tradition talmudique. Son document de base, qui date du XIIIe siècle, est le Zohar, ou Livre de la Splendeur. C’est au XVe siècle que la Kabbale s’est répandue dans les milieux populaires ; elle a exercé une grande influence sur la vie religieuse juive jusqu’au XVIIIe siècle. Elle a tendance à renaître de nos jours mais elle pousse quelquefois loin, et même à l’extrême, toute la charge symbolique contenue dans la Bible. Je dois donc préciser que toutes les théories plus ou moins ésotériques et divinatoires qui se sont développées à partir de la Kabbale restent totalement étrangères à la démarche que je propose dans cette rubrique, ce que savent bien ceux d’entre vous qui me font la joie de lire mes articles régulièrement.

La kabbale est une tradition de lecture de la Bible qui s’intéresse au sens le plus profond des textes en espérant parvenir, au moins quelques fois, au sod, le « secret » de l’Écriture (cf. sur ce point l’article Lire la Bible, c’est le Paradis) avec l’aide du Seigneur. Elle se met donc à l’écoute de la parole de Dieu qui est source de la Vie et Lumière Infinie, comme nous le savons déjà et allons le voir encore dans ce qui suit.

Pour la kabbale (mais pas que pour elle !) Dieu ne peut être envisagé que dans sa Création car, Être infini, inaccessible et innommable, il se manifeste aux êtres humains et à l’ensemble de la Création par ses émanations, qui expriment les attributs de sa divinité.
Elle fait également une très grande place à l’homme, être unique dans la Création divine.


Qu’est-ce que l’Arbre de Vie ?

L’Arbre de Vie dans le récit de la Création

Dans le récit de la création du monde du livre de la Genèse (chapitres 1 à 3), l’Arbre de Vie est lié très intimement à l’Arbre de la Connaissance du Bien-et-Mal, à tel point qu’il est difficile de les distinguer : Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toute espèce d'arbres séduisants à voir et bons à manger, et l'arbre de vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien-et-mal (Genèse 2, 9).

On pourrait démontrer que l’apparition de l’Arbre de vie dans ce texte paraît être postérieure aux premières versions du récit de la Création, qui aurait toute sa cohérence sans lui, mais cela serait trop long pour cet article. Toutefois, cette remarque amène naturellement à se demander si l’introduction de l’Arbre de Vie à cet endroit du texte de la Genèse pourrait être liée aux prémices de l’interprétation kabbalistique. Mes connaissances ne me permettent pas de me prononcer sur ce point, mais j’ai tendance à penser que oui.

Toujours est-il que connaissance et vie sont inséparables dans ce récit, que je vous invite à (re)lire en entier.

Elles le sont aussi dans le livre des Proverbes, seul livre – en dehors de la Genèse – où il est question de l’Arbre de Vie : le fruit du juste est un arbre de vie, […] la sagesse est un arbre de vie pour qui la saisit (Proverbes 11, 30 et 3, 18).

L’Arbre de Vie est un élément central de la tradition kabbalistique

On peut dire qu’il est une image de la relation entre Dieu et sa Création, à travers la représentation des émanations divines qui descendent vers le monde et qui remontent vers Dieu dans un perpétuel échange entre le Créateur et sa créature.

Ce réseau relationnel d’énergie vitale se situe dans tous les domaines, Dieu étant omniprésent et multiforme. Il est représenté sous la forme d’un diagramme – ou d’un arbre – l’Arbre de Vie, qui consiste en une construction – composée de colonnes et de niveaux – des dix « forces » ou « émanations » divines par lesquelles Dieu interagit avec l’homme. L’hébreu les appelle sephirot, ou attributs de Dieu. Le mot sephirah (au singulier) est manifestement apparenté à la racine sepher, le chiffre (ici dans son sens de réalité cachée), et les sephirot sont les éléments de la nature cachée, intime, de Dieu.

Bien sûr, ces sephirot sont la lecture que l’homme fait de sa relation avec Dieu, la façon qu’il a de Le reconnaître dans sa vie et dans la Création tout entière, de rendre compte de son existence et de son omniprésence, de sa transcendance et de son immanence. Albert Soued précise qu’on peut « les considérer comme des niveaux de prise de conscience du divin qui, en s’animant dans l’espace et le temps, dessinent une arborescence, image résumée et symbolique, une vision mystique de l’Univers » (Albert Soued, Les symboles dans la Bible, Éditions Jacques Grancher, 1993).

Structure de l’Arbre de Vie

Je vous propose, pour un meilleur confort de lecture,
d’ouvrir maintenant le diagramme qui donne
une

représentation de la structure de l’Arbre en format PDF,
et de l’imprimer pour pouvoir suivre la description qui va suivre.
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Il faut être conscient que vouloir schématiser un concept aussi fondamental que la relation entre Dieu et l’être humain est assez hasardeux. Mais on peut essayer.

Au-dessus de l’Arbre de Vie réside l’Infini, ayin soph ou la Lumière sans fin, ’ayin soph ’or, qui illumine toute la Création, de haut en bas.

L’Arbre se développe ensuite entre deux sephirot extrêmes :

- le sommet de l’arbre est kéter, la couronne, qui représente le Royaume céleste ;

- le pied de l’Arbre est malkhout, le royaume terrestre, qui a été créé à l’image du Royaume céleste ; cette copie, qui s’est altérée à cause de l’imperfection de l’homme, s’emploie de génération en génération, telle Sisyphe, à remonter le long de l’Arbre, jusqu’à Dieu.

 

Entre les deux, l’Arbre se compose de trois colonnes, qui ont chacune leur particularité :

 

- La colonne de gauche est ‘féminine’ et correspond aux aspects les plus ‘relationnels’ et ‘pragmatiques’ de l’être humain.

En haut, binah est l’intellect, souvent appelé sagesse, qui permet de comprendre le monde extérieur ; au-dessous, ghevourah est le jugement, la prise de position sur le monde extérieur, souvent appelé valeur ou courage ; en bas, hod est la réponse au monde extérieur, souvent appelée splendeur, le moteur des actions volontaires de l’être humain.

 

On pourrait dire que ces trois sephirot de la colonne de gauche ne sont autres que les trois éléments qui composent la démarche que l’Action catholique a mise au point dans la première moitié du XXe siècle : voir, juger, agir.

- La colonne de droite est ‘masculine’ et correspond aux aspects les plus ‘secrets’ et ‘utopiques’ de l’être humain.

En haut, chokhemah (prononcer rorma) est la conscience globale, souvent appelée sagesse, d’où émane l’intelligence intérieure ; au-dessous, chesed (prononcer résed) est la voix intérieure, souvent appelée générosité ou miséricorde ; en bas, netsach (prononcer netsar), souvent appelée éternité ou gloire, est le moteur de tous les processus involontaires et tous les élans de l’être humain, comme la respiration et le désir.

 

On pourrait dire que ces trois sephirot de la colonne de droite ne sont autres que les trois éléments qui composent la démarche charismatique : émotion intellectuelle, émotion spirituelle et élans du cœur.

On remarque que – curieusement – « par un renversement imprévu de nos représentations courantes, la langue dite maternelle serait la langue de la logique, de la causalité et de la philosophie, tandis que le père ouvrirait au poétique ! » (Marc-Alain Ouaknin, Les dix commandements, Seuil)

 

D’ailleurs, pour les kabbalistes, la chokhemah – l’intelligence intérieure – est aussi appelée av, père, tandis que la binah – compréhension du monde extérieur – est aussi appelée em, mère.

- La colonne du centre est ‘double’ et se situe au point d’équilibre entre tous les aspects, toutes les aspirations, toutes les tensions, toutes les contradictions de l’être humain, entre la loi et la grâce, entre la réflexion et l’action, entre Marthe et Marie (Cf. Lc 10, 38-42. Marthe et Marie sont les archétypes de l’active et de la contemplative).

Elle est aussi le plus court chemin entre la terre et le ciel, entre le royaume d’en bas et le Royaume d’en haut, entre malekhout et kéter.

 

En bas – entre nétsach et hodyesod est le régulateur de tous les instincts qui naissent inconsciemment en l’homme et de tous les actes volontaires qu’il décide d’accomplir. C’est l’élément stable de l’être humain, le fondement sur lequel repose tout l’arbre de vie. On peut l’assimiler à la personnalité acquise. Il y a aussi en lui une très forte connotation vitale et sexuelle – force vitale –, puisque yesod reçoit toute l’énergie qui descend le long de l’Arbre depuis la Couronne et les colonnes latérales, et réunit de ce fait toutes les tendances masculines et féminines de l’être.

 

Au-dessus, à la croisée de toutes les sephirot et au milieu de la colonne centrale, tiphe’éret est le siège de la nature profonde de l’être, celle qui ne change pas au fil des ans, mais aussi de la beauté. La nature profonde de l’être humain est d’être beau !

En haut, da‘at ou dé‘a – est une sephira particulière, qui n’est pas décomptée parmi les dix. Située juste au-dessous de la Couronne, entre intelligence et sagesse, miséricorde et sévérité, elle représente non pas une caractéristique de l’être, mais un instant de sa vie qui peut se présenter une seule fois, plusieurs quelquefois : l’instant où des circonstances particulières font que, comme dans le jaillissement d’un arc électrique ou d’un éclair soudain, l’être humain peut entrer en communication avec le divin, on pourrait dire toucher Dieu, ou voir Dieu face à face.

 

Da‘at est assimilée à la connaissance par la Kabbale : Da’at s’identifie à tout aspect de la conscience divine. De là à la rapprocher de cet arbre dont l’homme et la femme ont mangé, celui de la « connaissance de tout », il n’y a qu’un pas, que l’on franchira peut-être…

 

L’Arbre de Vie et la Bible

Trois citations de la Bible suffisent pour se rendre compte que l’Arbre de Vie n’est pas né de l’imagination fertile d’un rabbin en mal d’instruments pédagogiques high-tech, mais de la Parole de dieu elle-même :

 

1Chroniques 16,34 : Rendez grâces au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour (chésed ) !

 

1Chroniques 29,10-13 : Il bénit alors le Seigneur sous les yeux de toute l'assemblée. David dit : « Béni sois-tu, Seigneur, Dieu d'Israël notre père (’avinou) depuis toujours et à jamais ! À toi, Seigneur, la grandeur, la force (ghevourah), la splendeur (tiphéret), la durée (natsar) et la gloire (hod), car tout ce qui est au ciel et sur la terre est à toi. À toi, Seigneur, la royauté (mamelakha, de racine malkhout, roi) : tu es souverainement élevé au-dessus de tout. La richesse et la gloire te précèdent, tu es maître de tout, dans ta main sont la force et la puissance (ghevourah) ; à ta main d'élever et d'affermir qui que ce soit. À cette heure, ô notre Dieu, nous te célébrons, nous louons ton éclatant renom (tiphéret).

 

Isaïe 11,1-2 : Un rejeton sortira de la souche de Jessé, un surgeon poussera de ses racines. Sur lui reposera l'Esprit du Seigneur, esprit de sagesse (chokhemah) et d'intelligence (binah), esprit de conseil (’étsah, qui rappelle le natsar de l’éternité) et de force (ghevourah), esprit de connaissance (da’at) et de crainte du Seigneur.

L’Arbre de Vie et le  Notre Père

Avez-vous remarqué le début de l’intervention de David : béni sois-tu, Seigneur, Dieu d'Israël notre père (’avinou) ?
Avez-vous remarqué que cela est suivi de : à toi, Seigneur, la royauté (mamelakha), dans ta main (…) la puissance (ghevourah) et (…) à toi la gloire (hod) ?

 

Eh oui ! La formule terminale du Notre Père, heureusement rétablie depuis le Concile Vatican II : à Toi le règne, la puissance et la gloire, est directement issue d’une acclamation du roi David au Dieu d’Israël, le Seigneur de nos frères juifs et notre Seigneur, et reprend trois concepts sephirotiques de l'Arbre de Vie.

Le cardinal Ottaviani, répondant en 1970 aux objections de certains catholiques romains sur ce rétablissement, avec toute la rigueur intellectuelle et Romaine qui le caractérisait, disait ceci : On a dit que la doxologie ajoutée en conclusion [au Notre Père] était "protestante" : Car c'est à toi qu'appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles. En réalité, cette magnifique doxologie ne figure pas dans l'Évangile, mais appartient à la tradition liturgique la plus antique : on la rencontre pour la première fois dans la Didachè 8, 2 (Ier et IIe siècles) puis dans les Constitutions des Apôtres (Livre III, chap. 18, n° 2 et Livre VII, chap. 24, n° 1) et chez de nombreux Pères grecs et orientaux. De l'usage liturgique, elle est passée dans certains manuscrits de l'Évangile, et c'est pour cela que les Protestants l'ont adoptée (voir J. Carmignac, Recherches sur le Notre Père, chap. XIV. Ed. Letouzey 1969). Le nouvel Ordo ne fait que reprendre une tradition liturgique catholique. Il faut s'en réjouir, comme il faut se réjouir que les Protestants s'en réjouissent.
En bon Cardinal de l'époque, et pour se défendre d'être influencé par les Protestants, il ne faisait , bien sûr, aucune allusion à la Bible hébraïque mais appel à une antique tradition qu'il voulait typiquement chrétienne... qui était certainement encore influencée, au 1er siècle, par la Tradition juive !

Il est vrai que nous trouvons dans le texte d’Isaïe cité ci-dessus la formule célèbre Un rejeton sortira de la souche de Jessé dans laquelle le christianisme voit l’annonce de la venue de Jésus, le Messie attendu, contrairement au judaïsme. Il n’empêche que cet envoyé de Dieu est inscrit totalement dans le judaïsme avec ses cinq dons de l'Esprit du Seigneur, éléments de l’arbre de Vie, le sixième, la crainte, n’étant pas, bien sûr, une sephirah car elle n’est en aucun cas une caractéristique de notre Dieu !

Et il est bien regrettable que notre Église, quand elle a fait siens ces six dons de l’Esprit d’Isaïe, en ait ajouté un septième, la piété, qu’on ne trouve pas dans la Bible (parce que 7 fait « plus » divin ou pour se démarquer d’un texte typiquement juif ?)…

L’Arbre de Vie et la guematria

Il y a dans cet arbre de magnifiques fruits de guematria chrétienne et je voudrais en terminant vous en offrir quelques-uns :

- Le bas de l’arbre

Fondement (yesod) = 35

Royaume (malekhout) = 64

Le Royaume a pour valeur 64, celle du mot Israël. Normal !

Le fondement, la base, du Royaume a pour valeur 99 : la Résurrection (de Jésus) est le pilier de notre relation à Dieu, de notre vie spirituelle, de notre Vie !

En effet, pour les kabbalistes chrétiens, 9 (dernier des nombres à un chiffre, nombres « matériels ») est situé à l’endroit où la numération va basculer dans une « expansion supérieure », une nouvelle vie : 9 (et 99, 199, etc.) symbolise donc la résurrection, passage vers la vie nouvelle symbolisée par 10 (et 100, 200, 300, etc.) : Abraham avait 99 ans quand il fut circoncis (lors de son Alliance avec Dieu) et 100 ans quand il devint père (d’Isaac).

- Le milieu de l’arbre

Force (ghevourah) = 36             Grâce (chesed) = 27

Beauté (tiphéret) = 82

Splendeur (hod) = 15                Gloire (netsar) = 40

Le cœur de l’arbre a pour valeur 200 : après la Résurrection qui nous met debout,  la Vie Nouvelle en Jésus (2e personne de la Trinité) continue à nous élever vers Dieu…

- La sephirah « surnuméraire » 

Connaissance (da’at) = 42

La Connaissance, cette sephirah à laquelle aspirait tant le premier couple au jardin d’Éden, n’est pas décomptée dans les 10 sephirot de l’arbre de Vie. Mais pourtant elle est là, au cœur de nos vies, à condition d’être conforme à la volonté de Dieu.

Car Dieu est dans la Connaissance, puisque sa valeur est 42, celle de ’asher, ce pronom relatif Qui, que l’on trouve au cœur de la définition que Dieu lui-même donne de lui-même à Moïse au Buisson ardent : ’éheyiéh asher ’éheyiéh, je suis qui je suis (pour plus de détail, cf. l’article Je ne suis pas ce que je suis) ; donc, Dieu lui-même EST la Connaissance… et même plus, puisque le mot asher signifie aussi bonheur !

Cette sephirah, pas si surnuméraire que cela, nous apprend que la connaissance avec Dieu est le bonheur, et que Dieu lui-même est à la fois Connaissance et Bonheur !

- Le haut de l’arbre

Couronne (kéter) = 53

Intelligence (binah) = 21                        Sagesse (chokhmah) = 37

Sagesse et Intelligence ont pour valeur 58, nombre de Jésus ; avec la Couronne qui les surmonte, de valeur 53, nombre de la Torah, de l’enseignement de Dieu, on obtient la valeur de 111 pour les trois sephirot du haut de l’arbre de Vie : ces trois sephirot sont une image parfaite de la Trinité divine !

 

Le mot binah s’écrivant le plus souvent avec un yod après le beit initial, sa valeur est alors 31 et le nombre de la Trinité divine devient 121, nombre toujours trinitaire où Jésus, sa 2e personne, a une place de choix, en plein cœur !

 

Résumons-nous ! Quelle est notre destinée, notre vocation ?

 

Renaître (99) – et donc se lever – puis s’élever pour entrer dans une Vie nouvelle avec Jésus (200) et apprendre à connaître qui est le Seigneur, source du Bonheur (42) pour être accueilli un jour par la Trinité Sainte, au sommet des 10 sephirot, dans la Couronne, canopée de l’Arbre de Vie, et voir enfin la Lumière sans fin, ’ayin soph ’or, pour une éternité de Joie et de Paix.

 

Si on juge l’arbre à ses fruits, je vous adjure de vous nourrir au plus vite à l’ARBRE DE LA VIE !

René Guyon

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Petit calcul subsidiaire

Comptez bien : de la base de l’arbre, malkhout, le Royaume, au sommet khéter, la Couronne (en négligeant da’at, la Connaissance, non décomptée) nous avons… 7 niveaux, qui nous permettent d’atteindre cette khéter qui a la valeur de la Torah, la Parole de Dieu.

Quand j’écrivais un article intitulé Lire la Bible, c’est le Paradis, je ne faisais que vous dire (sans le dire) que le sommet de l’Arbre de Vie, d’où – en étudiant notre Bible, même au creux de notre chambre – nous pouvons déjà contempler, fugacement mais contempler quand même, la Lumière sans fin, c’est… le Septième Ciel, le Paradis

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