Les vœux de bonne année de Garrigues & Sentiers

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Que souhaiter en ce début d’année ? On peut tout souhaiter, cela ne mange pas de pain. Sauf si le souhait est une façon de dire notre accueil, notre amitié, notre amour. Je ne te souhaite pas une bonne santé, car je n’y peux rien, mais je te dis que je me réjouirai si tu es en bonne santé, ton bonheur fait mon bonheur. Alors les vœux prennent sens.

 

Pour cette année, grosse de difficultés en tous les points du globe, qui pour nous sera marquée par des élections importantes, l’espérance, fondée sur l’amour des autres, sera notre vœu.

 

Que nos engagements nous mènent à mieux reconnaître et accueillir les autres, à nous ouvrir aux peuples différents…et à ouvrir notre porte à notre voisin. Que dans les débats qui vont se dérouler à propos des élections, l’amour et l’accueil de l’autre, de tout autre – y compris celui qui « ne le mérite pas » selon nos critères – soit au cœur de nos paroles et de nos actions.

 

« L’espérance, dit Dieu, voilà ce qui m’étonne. Moi-même. Ça c’est étonnant. Que ces pauvres enfants voient comment ça se passe et qu’ils croient que ça ira mieux demain matin. Ça c’est étonnant et c’est bien la plus grande merveille de notre grâce …» écrivait Péguy.

 

Que cette grâce anime nos vies…

 

Marc Durand

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lévy 01/01/2020 20:05

"... c’est bien la plus grande merveille de notre grâce …" : on se dit d'abord que Péguy "pousse le bouchon un peu loin". Puis on y revient. Et, peu à peu, on en arriverait à se dire, contre tout ce qu'on a sous les yeux, contre tout ce qu'on sait, contre tout ce dont on se souvient "que ça ira mieux demain matin", ou simplement, parce que la pensée s’est faite plus inquisitrice d'elle-même, qu'il n'est pas complètement déraisonnable de se représenter, non qu'il en sera ainsi à notre réveil, mais qu'un jour "ça pourra le faire" ... oui, c'est probablement de quoi est formée la grâce d'espérance. Qui s'élève au-dessus de toutes les grâces concurrentes parce que lorsqu'il survient qu'elle fait défaut ou se retire, avec toutes les bonnes raisons qu'elle peut invoquer et imprimer en nous, aucune autre ne demeure longtemps opérante.
Beaucoup de gratitude donc à cet article qui, par le détour du poète, la rend plus étonnante et, par là, paradoxalement, plus résiliente.
Quand bien même, d'un coin de note mémoire, se dégage ce "Mort où est ta victoire ?" qui nous représente le même poète fauché dans les épis murs et les blés non encore moissonnés de l'été 14. A l'ouverture de ce qui a été le plus terrible engloutissement de l'espérance moderne, l'inarrêtable suicide collectif des "pauvres enfants" d'alors.