A l'écoute de la Parole de Dieu Dimanche 15 Septembre

Publié le

24e dimanche du temps ordinaire

(Exode 32, 7-11, 13-14 ; Ps 50 ; 1ère lettre de Paul à Timothée 1, 12-17; Lc. 15, 1-32)

 

 

Dans le texte de l'Exode, le Seigneur signifie à Moïse que le peuple est en perdition. Il s'est fabriqué d'autres dieux qu'il s'est mis à adorer et il s'est condamné à une mort prochaine.

Nous pouvons constater les faux dieux de notre temps les plus spectaculaires et les plus nocifs : la drogue, l'alcool auxquels on peut ajouter le sexe et l'argent qui condamnent à la séparation d'avec Dieu si ces idoles prennent toute la place dans une vie.

 

Le psaume est la demande de pardon, l'aspiration au retour à la pureté du cœur conduisant à la recréation d'une alliance nouvelle avec Dieu.

 

Saint Paul donne un aperçu de ce qu'il était avant sa conversion, un pécheur avéré et ce qu'il est devenu avec l'irruption du Christ dans sa vie témoignant de la présence de Jésus venu dans le monde sauver les pécheurs : Saint-Paul un homme pardonné et recréé.

 

Dans l’Évangile de Luc, les trois paraboles font apparaître trois éléments différents : une brebis, une pièce, un fils perdus. Ces trois exemples vont démontrer la recherche anxieuse de Dieu suivie de la joie immense des retrouvailles sans commune mesure avec les bons moments passés sur cette terre. Cette joie mobilisant tout un groupe de témoins et d'amis, devient une véritable résurrection par le pardon donné.

 

Ces trois éléments choisis préfigurant trois êtres humains, n'ont pas le même statut. Une brebis sur cent n'a que peu de valeur.

En revanche la drachme, une pièce sur dix, représente une petite fortune.

Donc la recherche de Dieu comme sa miséricorde ne sont pas évaluées proportionnellement à notre situation sociale. Cette recherche de Dieu sera la même, intensive pour tous et le pardon donné à la mesure de la conversion.

Après les choix d'un animal et d'un objet comme paraboles, celle du fils appelé « prodigue » est la plus significative de l'égarement de l'homme et de la joie du Père de l'avoir retrouvé.

 

Ne sommes-nous pas quelquefois écervelés comme cette brebis négligeant la vie spirituelle qui permet de ne pas se perdre ?

Ou comme la drachme toujours dans la maison, croyants convaincus mais ne tenant pas assez compte de notre prochain plus faible que nous ?

Ne nous arrive-t-il pas d'être à certains moments « fils prodigue » peu respectueux de la Parole de Dieu ?

 

Le texte de l'Exode nous dit que c'est tout le peuple qui s'est fourvoyé. Nous sommes donc tous, l'humanité entière, dans un certain degré de perdition car les 99 brebis laissées dans le désert, les drachmes restantes, le frère aîné jaloux ne sont ils pas aussi menacés de cette même perdition ?

Et nous ne sommes nous pas tous de près ou de loin à l'intérieur ou complices du péché du monde ?

 

Il nous faudra une expérience comme pour Saint-Paul ou pour le fils prodigue, mais une simple phrase ou même un simple petit fait au cours d'une rencontre et le déclic se fera vers la conversion car Dieu aura trouvé la brèche pour entrer dans nos vies pour une joie immense et définitive.

 

Christiane Guès

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