Dimanche 12 Février
Lévitique 13,1…46
Psaume 101
1e lettre aux Corinthiens 10,31-11,1
Marc 1,40-45
Que n’a-t-on pas fait
de « la lèpre »
dans l’histoire,
depuis son amalgame
au mal nommé
par la Bible
tsara’ath
(malédiction de Dieu)
à son équivalence
allégorique médiévale
avec l’hérétique,
certains vices,
et le lépreux moral.
Une chose est
certaine et équivoque
dans les cultures :
cette maladie
a été considérée
comme un châtiment
d’une faute
aussi bien
par le christianisme
que par
la médecine brahmanique,
la médecine islamique
du Moyen Âge,
mais aussi
chinoise et hindoue.
D’où la nécessité
d’en être « purifiée ».
Autre constante
de cette maladie :
elle excluait
le lépreux de
la communauté humaine.
On comprend mal
l’interdiction faite
par Jésus au lépreux
‘‘de ne rien dire à personne’’,
sauf à la lumière
du conflit d’autorité
entre Jésus
et les prêtres.
Cela n’y changea rien
car cette homme,
longtemps écarté
de la communauté humaine,
s’empressa
une fois guéri,
de la retrouver,
d’y retrouver une place
et une dignité.
Comme pour tous
les autres malades
de l’Évangile,
la rencontre avec Jésus
rend cet homme
au monde
et à lui-même.
Pour prier
avec ce texte,
on peut
se représenter
les sentiments
que ce lépreux,
une fois guéri,
a pu éprouver…
On peut aussi
retenir la précision
de Marc :
devant la demande
de guérison,
Jésus est
« ému de compassion ».
Le mot grec
pour dire
la compassion (splagcnon)
renvoie,
au sens figuré,
au cœur, à l’âme,
mais au sens propre
il veut dire
‘’les entrailles’’
ou le ‘
’sein de la mère
ou du père’’…
Angelo Gianfrancesco
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